http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-918413,0.html
Voilà une promesse de Nicolas Sarkozy qui n'a pas que des partisans à l'UMP. Le candidat à l'élection présidentielle s'était fait fort de reprendre à son compte, lors du débat qui l'avait opposé à Ségolène Royal avant le second tour, le 2 mai, la proposition de confier la présidence de la commission des finances de l'Assemblée nationale à un membre de l'opposition. Une idée qu'il avait déjà évoquée dans son entretien au Monde du 26 avril.
Or, à l'heure actuelle, aucun des deux principaux prétendants à la présidence de l'Assemblée, Patrick Ollier et Bernard Accoyer, n'est vraiment chaud pour en faire un argument de campagne. Il est vrai que, au moment où les sondages annoncent un "tsunami bleu" aux législatives et promettent au parti présidentiel une majorité écrasante au Palais-Bourbon, il n'est guère porteur d'annoncer à ses pairs qu'un des postes les plus convoités devrait revenir à un adversaire réduit en charpie.
Comment rénover sans fâcher ? C'est en quelque sorte l'exercice de style auquel se sont attelés M. Ollier et M. Accoyer. Le premier, président en titre depuis le 7mars, a présenté à la presse, lundi 4 juin, ses "vingt et une propositions pour une Assemblée nationale plus efficace et une législation plus lisible". Vingt et une propositions mais, de confier la présidence de la commission des finances à l'opposition, aucune trace.
Or, bien évidemment, c'est à cette aune que sera jugée la détermination à vouloir faire en sorte que l'opposition dispose de réels moyens d'exercer ses droits.
M. Ollier réfute cette idée. "Il ne faut pas donner les pouvoirs à l'opposition mais des moyens de contrôle, estime l'actuel occupant de l'Hôtel de Lassay. Elle doit être mieux associée mais ce n'est pas une raison pour lui donner des moyens de pouvoir, comme, par exemple, la possibilité de juger de la recevabilité des amendements à la loi de finances." Quand lui est rappelé l'engagement de M. Sarkozy, M. Ollier élude : "Je ne vois pas d'où lui vient cette idée", feint-il de s'étonner, suggérant ainsi qu'elle n'aurait été émise que dans le feu de la campagne électorale pour couper l'herbe sous le pied de sa rivale.
Parmi les propositions qu'il défend, le député (UMP) des Hauts-de-Seine annonce la "création de nouvelles commissions permanentes et de sous-commissions". Ainsi envisage-t-il notamment de scinder le travail de la commission des finances entre, d'une part, le rôle législatif qui est le sien dans le cadre de la procédure parlementaire et, d'autre part, une fonction de contrôle qui pourrait être dévolue à l'opposition.
Il ne peut ignorer, cependant, que le nombre de commissions permanentes – six – dans chaque assemblée est fixé par l'article 43 de la Constitution. Dès lors, comme le suggère pour sa part M. Accoyer afin d'éviter d'avoir à légiférer sur le sujet, pourquoi ne pas envisager une "délégation parlementaire au contrôle des comptes publics"? La délégation, simple organe d'information et de conseil comme il en existe déjà, à l'Assemblée nationale, pour l'Union européenne, les droits des femmes et l'aménagement du territoire, est du seul ressort de chaque assemblée concernée. "Il faut confier de nouvelles responsabilités à l'opposition, précise le député (UMP) de la Haute-Savoie, sur la fonction de contrôle." En quoi consisteraient, par conséquent, les "droits nouveaux" de l'opposition dans les projets exposés ? Pour M. Ollier, un "rapporteur adjoint de l'opposition" serait nommé sur chaque rapport relevant de l'évaluation et du contrôle de l'exécution des lois ainsi que sur le suivi de la législation européenne. M.Ollier souhaiterait également créer un "droit d'interpellation" du gouvernement sur l'application des lois en y consacrant une des deux séances hebdomadaires de questions au gouvernement. Prudent, M. Accoyer se borne à évoquer la mise en place d'"une commission des sages, associant des représentants de chaque groupe, chargée de réfléchir aux évolutions nécessaires".
Alors que M. Sarkozy déploie des trésors d'imagination pour attirer des noms de l'opposition en leur proposant des missions honorifiques, cette frilosité à doter celle-ci des moyens réels d'exercer ses droits parlementaires là où elle est en mesure de le faire, à l'Assemblée nationale, n'est pas le moindre des paradoxes.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-918413,0.html
grandes chances de se tailler la part du lion
http://www.rfi.fr/actufr/articles/090/article_52378.asp
Dans ce contexte, les partis de l’opposition ont bien du mal à se mobiliser pour un scrutin annoncé comme perdu d’avance. L’objectif, notamment au Parti socialiste, est de limiter la casse dans l’espoir de rebondir à la première occasion. Aux municipales de 2008, par exemple.
Les dés sont-ils jetés ? A en croire les sondages, l’UMP est bien partie pour remporter les élections législatives. Selon une enquête de l’Institut Ifop pour le Journal du dimanche, le parti de Nicolas Sarkozy est crédité de 41 % des intentions de vote pour le premier tour du scrutin. L’UMP devance le Parti socialiste qui n’arrive qu’à 27%. Encore plus loin derrière, on trouve le nouveau parti centriste de François Bayrou, le MoDem, à 9%, puis le Front national à 6%, le Parti communiste à 4,5%, l’extrême gauche à 4%, les Verts à 3%.
Compte tenu du mode de scrutin (majoritaire uninominal) défavorable aux petits partis, l’UMP devrait obtenir, selon les projections, de 420 à 460 sièges à l’issue du second tour (17 juin), contre 359 aujourd’hui. La formation du président élu aurait donc la majorité absolue des 577 députés. Le Parti socialiste n’est crédité, quant à lui, que de 80 à 120 sièges, alors que 159 députés étaient rassemblés, depuis 2002, dans son groupe. Les autres formations n’ont, elles, quasiment aucune chance de progresser.
PC et MoDem : les grands perdants
Il est ainsi plus que probable que le Parti communiste et le MoDem aient moins des 20 députés nécessaires pour conserver leur groupe parlementaire. Le PC ne devrait pas être en capacité d’obtenir plus de 15 sièges, alors qu’il en avait 21. Quant au MoDem, même s’il garde le label UDF, son avenir parlementaire est sombre. La plupart des députés sortants de l’UDF l’ont quitté pour créer le Nouveau centre, une formation affiliée à la majorité présidentielle. Et malgré les 535 candidats qu’il a réussi à présenter dans les circonscriptions, le MoDem ne devrait pas réussir à obtenir plus de 4 élus. Un score bien loin de celui réalisé par l’UDF, alors alliée de l’UMP, en 2002 (29 députés).
Dans ce contexte, tous les partis en compétition face à l’UMP font valoir le même argument : une Assemblée nationale où la formation de Nicolas Sarkozy dominerait trop fortement nuirait au bon fonctionnement de la démocratie. Au PS, on en appelle donc à tous les électeurs qui ont voté pour Ségolène Royal à la présidentielle afin de résister à la "vague bleue" annoncée et de préserver le plus de sièges possible. Depuis le grand meeting organisé au Zénith le 29 mai, les ténors affichent leur volonté de rassemblement et font en sorte de mettre leurs dissensions de côté. Malgré ces efforts, il est évident que tous sont convaincus qu’il y aura une troisième mi-temps après la présidentielle et les législatives, pour déterminer l’avenir du Parti socialiste. Refondation de la gauche, bataille pour le leadership, il faudra régler ces problèmes et sortir de l’impasse actuelle pour rebondir avant les prochaines échéances électorales. Notamment les municipales de 2008.
Au MoDem aussi, François Bayrou n’a pas d’autre choix que de parier sur l’avenir. Malgré ses 18% à la présidentielle, le leader centriste est aujourd’hui un homme isolé dont le parti sera certainement dans l’incapacité de peser sur la vie parlementaire. Il devra donc essayer de faire vivre sa toute nouvelle formation en lui trouvant un espace politique entre droite et gauche. La stratégie du MoDem pour le deuxième tour des législatives donnera certainement une indication de la méthode qu’il compte employer pour y parvenir. François Bayrou a annoncé qu’il ferait des alliances au cas par cas, en donnant des consignes de vote en fonction de la situation dans chaque circonscription. Avec un objectif : faire en sorte qu’il y ait des élus qui représentent la "diversité des citoyens français".
FN : attention danger
Le Parti communiste joue lui aussi très gros aux législatives. En chute constante depuis plusieurs années, il risque de perdre avec son groupe parlementaire l’un des derniers atours de sa splendeur passée. L’incapacité de Marie-George Buffet de réunir autour de sa candidature l’ensemble des représentants de la gauche antilibérale et son mauvais score à la présidentielle (1,94%) avaient déjà confirmé le déclin du PC. Après les législatives, la situation risque d’être encore plus délicate pour cette formation. D’autant qu’Olivier Besancenot, le leader de la Ligue communiste révolutionnaire, est en embuscade pour essayer de se positionner sur le même créneau politique. Il s’est déjà porté volontaire pour travailler à faire émerger un nouveau parti "dans l’espace laissé vacant à la gauche de l’ex-gauche plurielle".
La dernière victime d’une éventuelle vague bleue, c’est le Front national. Ce parti est lui aussi sorti affaibli de la présidentielle où il n’a obtenu qu’un peu plus de 10% des voix. Alors qu’en 2002, Jean-Marie Le Pen avait été l’invité surprise du second tour face à Jacques Chirac. Son espoir d’avoir des élus est quasi-nul. Il n’en avait déjà aucun dans la précédente Assemblée nationale. Mais il semble même qu’il aura, cette fois-ci, toutes les difficultés à maintenir des candidats au second tour et à provoquer des triangulaires. A l’exception peut-être de quelques circonscriptions, comme celle où Marine Le Pen se présente dans le Pas-de-Calais. Au-delà de l’impact politique, un très mauvais score aurait aussi des implications financières pour le Front national. Son budget est, en effet, assuré pour moitié par la subvention publique attribuée à la suite des législatives.
Poussée par le sens du devoir, dit-elle, Ségolène Royal a repris les chemins de la campagne. "J'accepte ce que je dois faire, c'est un plaisir et une responsabilité que j'assume." Hier, l'ancienne candidate à la présidentielle était à Marseille pour soutenir le "ségoléniste" des premiers jours, Patrick Mennucci, candidat dans la 3e circonscription.
Aujourd'hui, elle s'affiche avec un autre fidèle : Julien Dray. La semaine prochaine, elle sera à Belfort au côté de l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, qui l'a beaucoup conseillée tout au long de sa campagne présidentielle. "Je viens donner de mon énergie, de la notoriété que j'ai acquise, rendre ce qui m'a été donné", a-t-elle expliqué devant les militants marseillais.
L'aura de Ségolène Royal a à peine pris une ride depuis la présidentielle. Pour l'accueillir, place des Fainéants (c'est ainsi que tout le monde appelle l'endroit), les médias sont nombreux et provoquent une bousculade comme au temps de sa campagne. Les militants sont enthousiastes. Certains scandent son nom, d'autres lui disent merci. "Depuis qu'elle est en campagne, le PS est audible", observe le patron de la fédération des Bouches-du-Rhône, Eugène Caselli.
Les candidats locaux sont ravis d'être photographiés en sa présence. Certains sont venus de loin pour décrocher le cliché : candidat en Seine-Maritime, l'ancien conseiller de Lionel Jospin, Aquilino Morelle, proche un temps de Laurent Fabius, a fait spécialement le déplacement pour une photo avec elle. "J'ai un dissident dans ma circonscription qui dit être le meilleur ami de Ségolène", justifie-t-il. Avec elle, il est persuadé de faire réagir ses électeurs.
tout porte à croire que Ségolène Royal
veut devenir le chef de file de l'opposition
"Il y a un risque de baisse de mobilisation, c'est pour cela que je m'engage, martèle l'ancienne candidate. La présidente de Poitou-Charentes endosse aussi les habits de première opposante à Nicolas Sarkozy. Le sujet du jour : la politique d'immigration exposée par Brice Hortefeux, hier, dans Le Figaro. Assimilant le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale au président de la République, elle attaque : "Il était responsable de ce dossier dans le précédent gouvernement. Qu'a-t-il fait ? Ces annonces précipitées sont le constat de son échec." Elle accuse le gouvernement de courir après les voix d'extrême droite. "La politique, ce n'est pas la fuite en avant pour capter je ne sais quel électorat", estime-t-elle.
Avec sa popularité et sa campagne offensive, tout porte à croire que Ségolène Royal veut devenir le chef de file de l'opposition. "C'est peut-être comme cela que je suis vue ; j'assume cette responsabilité avec joie", répond-elle, jouant la modeste. "Il y a une continuité entre ce qui s'est passé à la présidentielle et ce qui doit se passer aux législatives."
La question subsidiaire, évidemment, porte sur le poste de premier secrétaire qu'elle pourrait viser. "On verra", élude-t-elle. Ce n'est pas le moment de trancher. "Je suis disponible, mais je ne demande rien." Surtout, elle ne souhaite pas déclencher de crise au sein du parti, persuadée qu'elle s'imposera naturellement : "Je refuse d'être dans des logiques de conflits." Selon un sondage CSA paru hier dans Le Parisien, Ségolène Royal est la mieux placée pour "conduire le PS et sa rénovation" pour 47 % des Français et 72 % de ses électeurs. Pour elle, le PS devra "s'ouvrir sur la société".
Pour ses partisans, elle devra "prendre ses responsabilités" d'une manière ou d'une autre. Certains la voient dans une fonction de présidente laissant à d'autres le soin de gérer les affaires internes du PS. La vie du parti ne l'a jamais intéressée. Un proche n'est pas du même avis : "On ne gouverne pas le PS par procuration."
http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200722/royal--leader-sur-le-terrain_24676.html
Tout au long de la journée, elle a multiplié les attaques contre le gouvernement et s'est projetée dans le futur du PS, où, c'est évident, il faudra compter avec elle. Royal s'affirme clairement en leader du PS lors de cette campagne.
Ségolène Royal adopterait-elle le rythme trépidant de Nicolas Sarkozy, qui lui réussi si bien ? Au pas de charge et sur tous les fronts ? En tous cas, elle occupe le terrain : Lyon dans la matinée, Privas dans l'après-midi et Digne-les-Bains, dans les Alpes-de-Haute-Provence en conclusion de sa journée marathon, pour prêter main forte au député local, Jean-Louis Bianco, son ancien directeur de campagne. En moins de deux heures jeudi matin, la candidate malheureuse à l'élection présidentielle à arpenté trois circonscriptions du Rhône pour apporter son soutien aux candidats PS : la 4e pour son ancienne porte-parole de campagne Najat Belkacem, qui affronte le poids lourd de l'UMP Dominique Perben, la 2e pour Pierre-Alain Muet et la 7e pour le président de la région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne. "Mobilisez-vous!", a-t-elle martelé aux badauds sur les marchés de Lyon, la Duchère et Vaulx-en-Velin.
Entre deux haltes chez les commerçants, elle s'est dite favorable à "une opposition constructive". "Il faut un groupe parlementaire d'opposition le plus fort possible" et que "l'opposition soit vigilante, créative, offensive, imaginative", a-t-elle continué. "Un groupe parlementaire fort, c'est une gauche forte qui se renouvelle, qui est créative, qui réfléchit aux dogmes dont elle a parfois été prisonnière et qui continue le mouvement de rénovation engagé lors de la campagne présidentielle", a-t-elle précisé. Quelques poignées de mains plus tard, direction l'Ardèche et la ville de Privas, pour soutenir le député PS sortant, Pascal Terasse. Avec toujours le même leitmotiv à la bouche: la mobilisation des électeurs.
contrer la vague bleue
Plus remontée que jamais, elle a lâché d'emblée devant 500 personnes: "Esprit de Privas, es-tu là ? Tout est parti de Privas, donc tout redémarre de Privas", dans une allusion à sa première réunion publique dans le chef-lieu ardéchois en mars 2006, d'où elle avait lancé sa course - gagnante- à l'investiture socialiste. A "la vague bleue" prédite par "les relais médiatico-financiers et sondagiers qui matraquent tous les jours", elle a exhorté les électeurs à substituer "une vague blanche", sa couleur fétiche, celle de la veste qu'elle portait. Elle a ensuite attaqué la politique proposée par le gouvernement. Certes, "tout est doucereux" côté gouvernement tant qu'il n'a pas gagné les élections, a-t-elle admis, pour avertir dans la foulée: "ce qui se prépare, c'est un creusement des inégalités": baisse des impôts des plus fortunés, franchise médicale et hausse de la TVA "pour tous".*
imaginer la gauche de demain
Mais surtout, Ségolène Royal semble s'être décidée à endosser franchement le tailleur de leader du PS, en détaillant sa vision de l'opposition. Si elle ne se représente pas dans les Deux-Sèvres, la président de la région Poitou-Charentes voit au-delà. Il s'agit maintenant "d'imaginer la gauche de demain, celle qui préparera des victoires", de "structurer des contre-pouvoirs avec les élus" grâce à l'internet. Et l'ex-candidate à la présidentielle de se présenter en femme du renouveau politique lorsqu'elle balaye d'une revers de la main l'idée d'"opposition frontale" chère à Laurent Fabius. "Les Français ne veulent plus de ça", confie-t-elle.
Si l'oppostion doit garder son rôle "d'alerte et de surveillance", elle se doit également de rechercher des "convergences" dans l'intérêt du pays. En petit comité cette fois, sur le ton de la confidence et non à la tribune, Ségolène Royal a confié sa vision des choses: il faut "un parti de masse" voire un "dépassement du PS". Dans la droite ligne des déclarations d'un de ses proches lieutenant, Vincent Peillon, dans leJDD.fr.
des stratégies à inventer
Son premier souci est d'éviter le départ des nouveaux adhérents, qui ont assuré sa victoire pour l'investiture présidentielle, en s'appuyant sur eux. Il s'agit également d'impliquer les habitants des quartiers qui ont voté massivement pour elle et les jeunes puisque "les anciens se méfient". La candidate a continué de se projeter dans ses "désirs d'avenir": "Il faut que la citoyenneté née pendant la campagne puisse conforter le Parti socialiste", fait-elle valoir. "Une époque nouvelle s'ouvre, des stratégies nouvelles sont à inventer".
ne pas retomber dans les réunions de section
Même si elle compte "prendre du temps", il faudra avant l'été "donner des perspectives" aux électeurs de gauche sur la ligne idéologique et s'assurer qu'on ne "retombe pas dans les réunions de section" à l'ancienne. Des propos en forme de piques à l'égard de ses camarades éléphants et de son compagnon, le Premier secrétaire du PS, François Hollande. A la question: êtes-vous le leader de l'opposition? Royal répond par une pirouette: "En tous cas, c'est comme ça que les militants me voient". Pour lâcher, cruellement, à ses intelocuteurs: "Je suis la seule à pouvoir déplacer les foules". Pourquoi minauder quand ses déclarations publiques ou en petit comité sont autant d'actes de candidature à la tête de l'opposition?
A Digne, Royal est même allée plus loin, dans sa vision dela refondation "d'une alternative crédible": "Il nous appartient à nous socialistes, hommes et femmes de toutes les sensibilités de la gauche mais aussi (...) à tous les républicains du centre - je le dis très clairement", a-t-elle insisté. "Eux-aussi ont envie d'un Etat impartial". Des propos qui ne manqueront pas de faire hurler à la gauche du PS, mais qu'elle seule peut désormais se permettre.
http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200722/royal--leader-sur-le-terrain_24676.html




http://www.lefigaro.fr/elections-legislatives-2007/20070602.FIG000001688_royal_assume_le_role_de_chef_de_l_opposition.html
Cet espace est le votre 