Jeudi 31 mai 2007 4 31 /05 /2007 19:48
S'agit-il de se rapprocher du centre ou de la droite ? Non, il s'agit de se rapprocher du réel


http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2221/articles/a345889.html

 

Au royaume du n'importe quoi, ce qui se débite à droite et à gauche à propos du Parti socialiste mériterait une mention spéciale du jury. Ce ne sont que haussements d'épaules et abaissements de bras, jérémiades hypocrites, interjections découragées, commentaires apitoyés : il a touché le fond, il est plus bas que terre, c'est une déroute historique, etc. Tout cela de la part de gugusses qui ont fait entre 1 et 4 % à l'élection présidentielle. Pour moi, avec mes idées simples, un parti dont la candidate a réuni 26 % des voix au premier tour de la présidentielle et 47 % au second n'est pas un parti à l'agonie.

l'UMP n'a plus de concurrent à droite,
le PS n'a plus de concurrent à gauche

Et tant qu'à déplaire aux imbéciles, allons jusqu'au bout : jamais une défaite politique n'avait offert autant de possibilités de rebond. Pourquoi ? D'abord, parce que la dernière élection a fait place nette autour du Parti socialiste. Le PCF a disparu, les gauchistes, réduits à la portion congrue, sont intellectuellement déconsidérés, les Verts sont atomisés, les radicaux désorientés. Il y a désormais la place pour un grand parti réformateur regroupant, ou peu s'en faut, toutes les composantes de la gauche. En ce sens, et en dépit du bon score de François Bayrou au premier tour, la présidentielle a précipité la bipolarisation de la France (1) : l'UMP n'a plus de concurrent à droite, le PS n'a plus de concurrent à gauche ; Nicolas Sarkozy est le leader naturel du grand parti majoritaire, Ségolène Royal celui du grand parti minoritaire. Et si, l'an prochain, comme il est probable, le Parti socialiste remporte les élections municipales, on verra bien qu'il est en train de gagner en France une position telle qu'il n'en a jamais occupée dans le passé.

la France de l'avenir,
c'est celle de Ségolène Royal

Autrement dit : ses électeurs ont tenu. Ses chefs sont à la ramasse, sa doctrine est en charpie, mais les troupes sont toujours là ! Ségolène Royal est sortie majoritaire chez les jeunes, dans les villes et dans les banlieues. Elle a repris pied dans le monde du travail, qui était en train de déserter la gauche. Ce qui dessine en creux l'électorat de Sarkozy : plus rural, plus âgé, plus bourgeois. Les joggings télévisés n'y changeront rien : la France de l'avenir, c'est celle de Ségolène Royal plus que celle de Nicolas Sarkozy.
Et voici l'autre circonstance favorable dont il va falloir profiter. Les temps sont mûrs pour un aggiornamento intellectuel. S'agit-il de se rapprocher du centre ou de la droite ? Non, il s'agit de se rapprocher du réel. L'avalanche de réponses au débat que nous avons lancé (2) atteste la volonté qui se fait jour
un peu partout de mettre les paroles en accord avec les actes, les solutions en accord avec les questions du moment. Où est le problème ? Il est simple à définir et difficile à résoudre.

faire vivre ensemble les quatre gauches

Il s'agit de trouver le compromis social mais aussi intellectuel capable de faire vivre ensemble un parti et, demain, dans une majorité gouvernementale, les quatre gauches qui coexistent actuellement en France : la gauche libérale, celle des bobos; la gauche jacobine, celle des fonctionnaires; la gauche sociale-démocrate, celle des salariés du privé; la gauche libertaire, celle des intellectuels et des exclus.
Ceux qui récusent une telle alliance, au nom de la cohérence ou de la pureté doctrinale, sont des gens qui ne veulent pas de la victoire - ils sont nombreux à l'extrême gauche - ou qui n'acceptent pas la démocratie, c'est-à-dire la règle majoritaire. Que cela plaise ou non, l'exigence majoritaire implique que plusieurs lignes politiques, plusieurs conceptions du monde coexistent au sein
d'une même coalition. La synthèse ne peut être trouvée que dans l'action en commun. Elle reposera nécessairement sur une orientation générale qui ne peut être que réformatrice, c'est-à-dire conforme aux voeux de la majorité de la population. Ce disant, j'ai bien conscience d'aligner des évidences ; mais je suis obligé de constater que depuis des lustres c'est pour avoir obstinément refusé ces évidences que la gauche s'est installée dans une culture de la défaite.

(1) "La France vers le bipartisme ?", par Gérard Grunberg et Florence Haegel, Les Presses de Sciences Po. Les auteurs insistent sur la "présidentialisation" du PS et de l'UMP. .
(2) "Réinventer la gauche", dans le "Nouvel Obs" du 17 mai 2006.

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2221/articles/a345889.html

 

Par Jacques Julliard - Publié dans : Le Nouvel Observateur
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Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /2007 10:54
Son ambition est  de fonder une nouvelle coalition, allant de la gauche au centre, incluant le Parti communiste, une sorte de fédération "arc-en-ciel"

 

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-916560,0.html


Ségolène Royal est en réserve. Ou, aux yeux de certains éléphants socialistes, en embuscade. Au soir de sa défaite, le 6 mai, la candidate battue avait adopté la posture de leader de l'opposition. "Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche et la recherche de nouvelles convergences au-delà de ses frontières actuelles", avait-elle lancé aux militants socialistes.
Au conseil national du 12 mai, elle avait critiqué le "manque de discipline" du PS, lui enjoignant de désigner son candidat pour 2012 – ou plutôt sa candidate...–, dès son prochain congrès, en novembre 2008 (ou avant).
Depuis, Ségolène Royal a baissé le ton. Mais, au nom de ses 17 millions d'électeurs du 6 mai, elle revendique toujours un rôle de premier plan. "Je n'exclus rien et je ne m'interdis rien", a-t-elle déclaré mardi sur France 2, s'affirmant décidée à prendre "toute sa place" dans la rénovation du PS, qu'elle invite à "revisiter la totalité de son logiciel".
Pourrait-elle, le moment venu, briguer la succession de son compagnon François Hollande à la tête du PS ? L'hypothèse n'est pas la plus probable. L'ex-candidate est trop étrangère à l'appareil du parti et à son fonctionnement – elle l'a montré pendant sa campagne présidentielle. Le PS sera plutôt tenté de privilégier une relève générationnelle, avec des quadras comme Vincent Peillon, Manuel Valls, ou de choisir un homme de transition tel François Rebsamen.
L'ambition de Ségolène Royal est d'ailleurs de fonder une nouvelle coalition, allant de la gauche au centre, en incluant si possible le Parti communiste, une sorte de fédération "arc-en-ciel" s'inspirant du modèle italien, et dont elle pourrait prendre la direction.

 

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-916560,0.html
Par Le Monde - Publié dans :
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Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /2007 05:13

trois minutes d'applaudissements et de cris :

"Merci Ségolène!"

 

http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=45307&2108

 

Ségolène Royal est repartie "au combat" contre une droite "sans complexe" et un "gouvernement insatiable", appelant les Français à envoyer "massivement" des députés socialistes à l'Assemblée nationale.

Après quelques jours de vacances en Tunisie et des apparitions en Poitou-Charentes, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle remontait sur une estrade politique pour la première fois depuis son échec au soir du 6 mai.

Sur la scène du Zénith, elle a été accueillie par trois minutes d'applaudissements et de cris "Merci Ségolène!", lors du meeting de lancement de la campagne législative du PS.

Devant 6.000 personnes, la présidente de la région Poitou-Charentes a pris la parole après Bertrand Delanoë mais avant les autres ténors du PS, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et François Hollande, qui étaient tous assis au premier rang.

Des messages de Lionel Jospin et d'Henri Emmanuelli devaient également ponctuer la soirée placée sous le signe de "La gauche qui agit, la gauche qui protège".

"Aujourd'hui, nous nous mobilisons pour des élections majeures. Voulez-vous oui ou non les pleins pouvoirs pour une gouvernement insatiable qui prétend incarner à lui seul la droite et la gauche?", a demandé Ségolène Royal au public.

"Ce que la droite attend, c'est un pouvoir hégémonique, un rouleau compresseur qui se dresse et pour lequel tout deviendra possible, même le pire", a-t-elle dit, détournant le slogan de campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Elle a lancé un appel aux 17 millions d'électeurs ayant voté pour elle le 6 mai et "au-delà".

SARKOZY, PRESIDENT DE L'UMP...

"Nous serons bien vite rejoints quand (les Français) réaliseront que le bouclier fiscal c'est pour quelques-uns mais que les franchises médicales c'est pour tout le monde (...), que la suppression des droits de succession, c'est seulement pour les 20.000 plus grosses fortunes mais que la dégradation des services publics c'est pour tout le monde."

"Ne vous y trompez pas: ce gouvernement que Nicolas Sarkozy a composé à sa main (...) n'est pas un gouvernement d'ouverture, c'est un casting attrape-tout qui fait courir des risques au pays dès lors qu'il aggravera les inégalités et attisera les ressentiment les plus dangereux", a insisté Ségolène Royal.

"Nous repartons au combat!", a-t-elle lancé, persuadée que "ce qui a été semé" pendant la campagne présidentielle "va germer et fleurir" aux législatives.

A son arrivée, l'ancienne candidate à l'Elysée avait tenu un bref point de presse à part, devant le Zénith, au moment où les "éléphants" arrivaient dans la salle de spectacle parisienne.

La présidente de la région Poitou-Charentes, qui ne se représente pas aux législatives, a estimé que la participation de Nicolas Sarkozy à un meeting de campagne, au Havre mardi soir, était en "contradiction" avec sa fonction.

"C'est vrai que c'est la première fois qu'un président de la République, aujourd'hui normalement le président de tous les Français, s'implique de façon partisane", a-t-elle déclaré devant les caméras. "Il se comporte encore comme le président de l'UMP."

Face à cette "extrême concentration des pouvoirs" dans les mains de la droite, il y a "aujourd'hui une opposition nouvelle à créer", a-t-elle fait valoir, refusant cependant de répondre à la question "prendrez-vous la tête de l'opposition?".

"Ce n'est pas le sujet aujourd'hui. Le moment venu, je vous dirai ce que je pense", a-t-elle déclaré dans une pirouette. Lundi soir, sur France 2, l'ex-impétrante présidentielle a expliqué qu'elle ne s'interdisait rien pour le futur.

http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=45307&2108

 

 

"Face à ce pouvoir vorace,

il faut une gauche coriace"

 

Après le 17 juin, "l'anesthésie s'arrête et la chirurgie lourde commence", avertit Hollande

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20070529.FAP5634/apres_le_17_juin_lanesthesie_sarrete_et_la_chirurgie_lo.html

 

 

Face au "pouvoir vorace" de Nicolas Sarkozy et à une "présidentialisation poussée jusqu'à son paroxysme", François Hollande a appelé mardi soir les Français à porter une "gauche coriace" à l'Assemblée nationale lors des législatives. Faute de quoi, a-t-il prévenu, après le 17 juin "l'anesthésie s'arrête et la chirurgie lourde commence".

"Depuis le 6 mai, nous savons ce qu'est une présidentialisation poussée jusqu'à son paroxysme", a-t-il fustigé lors du meeting du PS au Zénith de Paris. "Ça ne lui suffit pas, il en veut davantage", a-t-il moqué, accusant Nicolas Sarkozy de vouloir être "ministre de tout", "une machine infernale qui veut tout dévorer, tout absorber, tout broyer, tout digérer".

Au passage, il a moqué le Premier ministre François Fillon, "aide de camp", "ordonnance", "auxiliaire" qui "ne fera pas d'ombre à sa majesté". "Il est là pour se courber, pour se soumettre, pour se démettre le moment venu", a-t-il ironisé.

"Face à ce pouvoir vorace, il faut une gauche coriace", a exhorté François Hollande. "Nicolas Sarkozy a lancé au Havre son appel: il veut une majorité à sa main pour mener sa politique à sa guise. Eh bien nous, nous lançons notre appel ici de Paris, nous voulons une majorité de gauche pour prêter main forte aux Français et leur donner non pas la rupture par rapport au pacte social ou au pacte républicain, mais l'espérance d'être demain une France plus juste et plus forte".

Moqueur, il a raillé les footings médiatisés du président de la République. "Nous sommes dans un temps de communication. Depuis le 6 mai, il faut ne s'inquiéter de rien. Ayez confiance, j'ai changé. Hier, j'étais la droite décomplexée. Aujourd'hui, je suis un président sans complexe", a-t-il grincé. "Je cours, je cours sans cesse, je cours encore, je cours toujours. Comme s'il voulait dire aux Français: courez encore, courez, il ne vous sera fait aucun mal".

"Si on ne veut pas courir, on nous dit de dormir, dormez profondément jusqu'au 10 juin, ne vous réveillez pas". Mais "après le 17 juin, on ne répond plus de rien, l'anesthésie s'arrête et la chirurgie lourde commence", a averti François Hollande. "Et si on veut pas courir, nous, si on veut pas marcher dans cette direction, on en a bien le droit!", a-t-il plaisanté.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20070529.FAP5634/apres_le_17_juin_lanesthesie_sarrete_et_la_chirurgie_lo.html

Par L'Express, Nouvel Obs - Publié dans :
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Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /2007 18:25
Dénonçant les attaques contre François Hollande, elle "n’a pas exclu" de prendre la tête du parti en 2008.




Invitée du 20h de France 2 lundi, l’ancienne candidate a appelé les électeurs à "mettre en place une opposition nouvelle sans esprit de revanche, avec une très forte mobilisation".
Ségolène Royal s'est montrée critique lundi soir 28 mai à l'encontre du président de la République Nicolas Sarkozy et s'est exprimée sur la crise au PS.

Le "temps est à la mobilisation" pour ce scrutin, a souligné l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, qui appelle par ailleurs la gauche à "revisiter la totalité de son logiciel".
Ségolène Royal, qui s'exprimait lors du journal de 20h sur France 2, a invité Nicolas Sarkozy à tenir ses promesses électorales. "Je crois qu'il y a des décisions qui devraient être prises très rapidement", a-t-elle souligné, rappelant notamment les besoins dans les hôpitaux, dans l'éducation nationale, ou les promesses non respectées sur le logement.

"Protéger les Français"

"Je veux qu'avant le premier tour des législatives des décisions concrètes soient prises, pour que les engagements pris soient rapidement tenus et qu'on voit que ces engagements soient traduits dans l'action".
"J'ai toujours crû à la politique par la preuve donc je jugerai et nous jugerons sur les actes". Si les engagements ne sont pas respectés alors que Nicolas Sarkozy "peut le faire, voilà une raison de plus de faire en sorte que l'opposition soit forte à l'Assemblée", afin de "protéger les Français" a poursuivi la présidente de la région Poitou-Charentes.
Elle a dénoncé la "dangerosité" de "certaines réformes engagées" par le gouvernement comme le "bouclier fiscal", la "remise en cause qui se prépare sur le contrat de travail", ou les franchises médicales.

Ségolène Royal "ne s'interdit rien"

Alors que certains membres du Parti socialiste s'inquiètent du faible nombre de circonscriptions gagnables, Ségolène Royal a tenté de rassurer les électeurs les invitant à "mettre en place des contre-pouvoirs, de mettre en place une opposition nouvelle sans esprit de revanche mais aussi sans fatalisme, avec une très forte mobilisation".
Elle a réitéré son appel "aux 17 millions d'électeurs" qui "se sont portés sur (s)on nom pour que cette opposition soit la plus large possible".
Dans une volonté de rassemblement et d'unité, Ségolène Royal n'a pas souhaité s'exprimer sur le congrès de 2008, ni sur la décision de François Hollande de ne pas être candidat à sa propre succession. Elle a souhaité "un parti uni, où les gens se serrent les coudes, où on n'entend pas de petites phrases, où il n'y a pas de trahisons", dénonçant "un certain nombre d'attaques dirigées contre" le patron du PS. Elles ne "grandissent pas leurs auteurs".
"Aujourd'hui, le temps est à la mobilisation pour les législatives et ensuite il faudra refonder le logiciel de la gauche" a conclu Ségolène Royal qui "ne (s)'exclut rien et ne (s)'interdit rien". "Il y a un travail refondateur très important à faire et j'y prendrai toute ma place".

Mettre en sourdine les rivalités internes

A moins de quinze jours du premier tour des élections législatives, le Parti socialiste marque sa "véritable entrée en campagne" avec un grand meeting mardi soir au Zénith à Paris en présence de Ségolène Royal, François Hollande, Bertrand Delanoë, mais également Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.
Le secrétaire national du PS aux élections Bruno Le Roux assurait ainsi lundi que les socialistes, mettant en sourdine leurs rivalités internes, donneront une "image de rassemblement et d'unité" dans cette campagne, ponctuée de "4.000 événements dans les 577 circonscriptions".
Tous les ténors du PS présents prendront la parole lors du meeting au Zénith. Lionel Jospin, lui, invité à participer à cette grande réunion ne sera pas présent pour cause de déplacement en région à l'occasion des législatives. Une lettre de l'ancien Premier ministre sera lue.

Fabius a réitéré son "coup de gueule"

De son côté, le député de Seine-Maritime Laurent Fabius a réitéré son "coup de gueule", notant que "les Français n'ont que faire des querelles internes du PS et des positionnements".
Pour sa part, l'ancien porte-parole de la candidate, Vincent Peillon, a souligné que "tant que l'élection n'a pas eu lieu, il faut mener" la bataille. "On a besoin d'avoir non seulement une gauche forte, une gauche de résistance, on a besoin que la gauche puisse gouverner les affaires", a-t-il dit, invité du "Franc-Parler" sur i>télé/France-Inter/Le Monde.


http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/elections_2007/20070529.OBS9169/royal_veut_mobiliser_aux_legislativespuis_refonder_la_g.html

Par Nouvel Obs - Publié dans :
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Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /2007 18:08
Hervé Morin, ex-UDF devenu ministre de la Défense, explique sa stratégie pour les législatives...

http://www.20minutes.fr/article/160672/20070529-France-Nous-occuperons-l-espace-de-l-UDF-nous-esperons-30-deputes.php

 

Vous lancez un  nouveau parti. Quel espace politique va-t-il occuper ?
Nous comptons lui donner l’espace qu’occupait l’UDF, c’est-à-dire un espace du centre dans la majorité présidentielle. Nous espérons trente députés.
Quelle différence avec le Mouvement démocrate de François Bayrou ?
Au soir du premier tour des législatives, le MoDem va passer des accords avec le PS, car c’est son seul moyen pour obtenir des députés. Le MoDem deviendra progressivement une force d’opposition en concurrence avec le PS, qui n’a toujours pas fait sa mue.
Ce n’était pas plus simple de prendre une carte à l’UMP ?
S’il s’agissait de prendre sa carte à l’UMP, nous ne serions pas dans une majorité de rassemblement la plus large possible. Le président de la République a voulu rassembler autour de trois piliers, l’UMP, des personnalités issues de la gauche, et nous-mêmes. Si on absorbe à chaque fois qu’on additionne, on ne gagne pas en surface politique.
Le divorce avec François Bayrou, dont vous étiez le directeur de campagne pour l’élection présidentielle, est-il définitif ?
La vie politique n’est jamais définitivement figée, mais aujourd’hui, le divorce est certain.
Vos anciens amis vous accusent d’avoir désigné des candidats fantômes pour toucher l’argent des élections...
Il y a beaucoup d’inexactitudes dans ce qui a été dit. Tous ceux qui ont été investis ont fait preuve d’un engagement politique de citoyens responsables. Surtout, ce qui agace, c’est que le schéma que décrivait François Bayrou ne se réalise absolument pas : jamais demandé, nous ne devions pas avoir d’expression autonome à l’Assemblée nationale, nous allons avoir un groupe parlementaire qui portera notre message, et enfin nous devions n’être qu’une force croupion, or nous aurons un parti autonome, c’est-à- dire ayant accès au financement public. Derrière tout ça, il y a surtout beaucoup d’hypocrisie. Tous les partis font la même chose, de l’extrême gauche à l’extrême droite. Pour ne prendre qu’un exemple, dans ma circonscription, il y a six candidats qui vont avoir besoin d’un GPS pour situer le lieu de leur parachutage.
Conserverez-vous votre indépendance ?
Nous sommes dans une démarche de loyauté au président de la République, mais notre parole sera libre. Le président de la République nous a dit : "Je ne vous demande pas de changer d’avis, je vous demande d’être loyaux."
Quelle va être votre politique et votre marge de manœuvre au ministère de la Défense ?
S’il en était ainsi décidé par le président de la République, des travaux pourraient être lancés pour capacités de nos armées, pour aboutir à la rédaction d’un nouveau Livre blanc sur la Défense. L’autre problématique, c’est celle de notre capacité financière à mener à bien nos programmes et l’équipement de nos armées.
Face à l’emploi ou à l’écologie, la défense reste-t-elle une priorité ?
Je voudrais que le ministère de la Défense, qui est un acteur majeur de la Nation, participe aux grandes politiques du gouvernement, comme le Grenelle de l’environnement, ou l’égalité des chances, ou encore les efforts en matière de recherche. Dans beaucoup de domaines, il peut avoir un rôle majeur. Le rôle premier de nos forces armées est bien entendu d’assurer la sécurité, la souveraineté, l’indépendance et de défendre les valeurs de la France. C’est la priorité, mais à mon sens, elles doivent également participer aux grandes priorités du pays, et aux politiques souhaitées par les Français, que le gouvernement va mettre en œuvre. C’est pour moi l’un des moyens pour maintenir un lien fort entre les Français et leur armée.

http://www.20minutes.fr/article/160672/20070529-France-Nous-occuperons-l-espace-de-l-UDF-nous-esperons-30-deputes.php

Par 20 minutes - Publié dans :
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