Jeudi 27 avril 2006

Un groupe de femmes du PS dénonce la "pipolisation" dont bénéficie la candidate à l'investiture

http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articles?ad=politique/20060426.OBS5547.html&host=http://permanent.nouvelobs.com

U n groupe de femmes du Parti socialiste, regroupées au sein d'une association baptisée "les 143 rebelles", a fait part mardi 25 avril de leur "ras-le-bol" vis-à-vis de la "pipolisation" dont bénéficie Ségolène Royal. Le PS doit être "le lieu où s'incarnera la réalisation des principes républicains de liberté et d'égalité", estime la déclaration fondatrice de l'association, signée par Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, Michèle Sabban, vice-présidente de la région Ile-de-France, et Annick Lepetit, secrétaire nationale et député de Paris.
Le "respect des règles"
Les "143 rebelles" entendent "faire bouger en profondeur le parti" et "rénover les pratiques", notamment concernant la parité. Mais pour l'instant, ce qui semble le plus les préoccuper, c'est de s'assurer du "respect des règles" concernant la désignation du candidat socialiste à l'élection présidentielle.
En effet, l'association s'inquiète de la focalisation des médias sur Ségolène Royal et craint que les sondages ne remplacent le vote des militant. Les "rebelles" s'insurgent notamment sur la prise de position du porte-parole du parti, Julien Dray, en faveur de la compagne de François Hollande.
Elles rappellent que Vincent Peillon avait démissionné de son poste de porte-parole en janvier 2003, avant le congrès de Dijon, quand il a voulu "participer pleinement au débat" avec le courant qu'il venait de co-créer.

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par Parti socialiste publié dans : Le Nouvel Observateur
Jeudi 27 avril 2006

                                 Ségolène active ses réseaux

http://segolene2007.over-blog.com/archive-04-26-2006.html

Retour de volée ! Ségolène Royal a fait donner hier quelques barons socialistes, en réponse aux attaques, la veille, des "143 rebelles", un groupe de femmes du PS hostile à sa candidature. Six présidents de conseils régionaux ont annoncé qu'ils se joignaient à l'initiative lancée mi-avril par leur collègue des Pays-de-La-Loire Jacques Auxiette (Libération du 19 avril) en faveur de la candidate PS préférée Français dans les sondages. Il s'agit de Jean-Paul Denanot (Limousin), Jean-Yves Le Drian (Bretagne), Jean-Pierre Masseret (Lorraine), François Patriat (Bourgogne), Jean-Jack Queyranne (Rhône-Alpes) et Michel Sapin (Centre). Leur soutien politique prendra la forme d'une participation à un forum consacré à la décentralisation sur le site desirsdavenir. org.
"Elle incarne le besoin de renouvellement (...) et est en phase avec les attentes de nos électeurs", assure Jean-Jack Queyranne, dans un entretien au Parisien. Le numéro deux du PS, François Rebsamen, a lui aussi pris la défense de Royal, affirmant mardi soir à Dijon que "l'heure n'est pas à la critiquer". "J'apprécie Ségolène Royal, la femme politique, les idées qu'elle défend, je l'estime." Le concert louangeur n'aurait pas été complet sans un communiqué de trois députés PS ­ Gaëtan Gorce (Nièvre), Jean-Louis Bianco (Alpes-de-Haute-Provence) et Christophe Caresche (Paris) ­ mettant en garde contre la formation "d'un front anti-Ségolène Royal" : "Le soutien dont elle bénéficie dans l'opinion exprime un très profond besoin de renouvellement auquel notre parti devrait se fixer comme priorité de répondre."
"Nous ne sommes pas dans une logique de ralliement où chacun compte ses forces, mais de mise en mouvement", dit Julien Dray, porte-parole du PS et supporter de Ségolène Royal. Il n'empêche. Dans l'entourage de la présidente de Poitou-Charentes, on reconnaît toutefois qu'il s'agit de montrer que «Ségolène, ce n'est pas seulement la une de Paris Match». Et vlan sur les «143 rebelles» qui dénoncent la «peoplisation» de la politique qu'incarnerait Royal.

http://segolene2007.over-blog.com/archive-04-26-2006.html

Dimanche 29 janvier 2006

Lionel Jospin fait un pas important vers la candidature à l'élection présidentielle

 

 

http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060628.FAP5921.html?2003

 

 

 

L'ancien Premier ministre a déclaré mercredi soir sur TF1 que la question était "ouverte" et qu'il y répondrait à l'automne au moment de la désignation du candidat socialiste.
"Pour moi aujourd'hui, à quelques mois de ce moment où les décisions devront être prises, cette question est une question ouverte", a dit M. Jospin, retiré de la vie politique depuis son élimination par Jean-Marie Le Pen au premier tour de la présidentielle le 21 avril 2002.

 

Lionel Jospin, qui aura 69 ans le 12 juillet, a posé plusieurs conditions à sa candidature. Il a expliqué qu'il se présenterait au vote des militants socialistes "s'il apparaissait le mieux placé pour rassembler les socialistes, la gauche, le pays", "assumer la charge de l'Etat", "exercer la fonction présidentielle dans la situation difficile de la France d'aujourd'hui" et "pour proposer aux Français des orientations pour sortir de la crise dans laquelle nous sommes".

 

Il a également dit que la position du Premier secrétaire François Hollande et des autres responsables socialistes serait "un élément tout à fait important" dans sa décision. Le vote des quelque 200.000 adhérents du PS aura lieu le 16 novembre, les postulants devant déposer leur candidature entre le 28 septembre et le 3 octobre.
Conscient de l'incompréhension que pourrait susciter cette nouvelle candidature alors qu'il avait annoncé son retrait de la vie politique au soir de sa défaite, Lionel Jospin a dit avoir pris cette décision parce qu'il avait "pensé qu'il (lui) revenait d'assumer la responsabilité de la défaite et qu'il fallait le faire par un acte symbolique fort". Il a cependant rappelé qu'il n'avait jamais parlé d'un retrait définitif.
Quelle que soit sa décision, Lionel Jospin a reconnu que le PS comptait "des talents multiples, divers" dont celui de Ségolène Royal, favorite des sondages, la seule des présidentiables qu'il a nommée

 

"Les socialistes de toute façon se donneront un bon candidat pour 2007", a-t-il admis. Comme la veille dans la tribune publiée dans "Le Monde", l'ancien Premier ministre s'est livré à un réquisitoire contre la politique conduite depuis 2002 par la droite. "Notre pays n'est pas en déclin, il est en crise, en crise profonde", a-t-il dit.
"La majorité a échoué dans sa politique" et "le couple de l'exécutif bat des records d'impopularité", a encore constaté M. Jospin.

 

Soucieux de parler des grands enjeux de l'élection présidentielle, alors que le PS doit ratifier samedi son projet pour 2007, il a insisté sur l'insécurité, "question centrale qu'il faut traiter vigoureusement".

 

S'en prenant au bilan de Nicolas Sarkozy, il a estimé que Ségolène Royal avait eu raison d'insister elle aussi sur cette question. "Si elle peut contribuer à convaincre après moi une partie de la gauche que ces questions de sécurité sont essentielles, ce n'est pas moi que cela va chagriner, bien au contraire", a déclaré Lionel Jospin.
En n'excluant pas d'être candidat, Lionel Jospin franchit une étape importante vers son retour en politique. Depuis 2002, il a multiplié les interventions sur tous les sujets, mais avait toujours refusé jusqu'à maintenant d'envisager une candidature. Le 22 novembre dernier, il avait affirmé qu'il n'était "pas candidat". Mais il parlait au présent et non au futur.

 

La percée de Ségolène Royal, dont il n'a jamais été proche, a apparemment convaincu l'ancien Premier ministre de commencer à préciser ses intentions. Interrogée sur France-3 avant l'intervention de M. Jospin, la présidente de la région Poitou-Charentes a feint de ne pas s'inquiéter du retour de son rival putatif. "Le moment venu en 2007, on aura besoin de tout le monde pour faire en sorte qu'une page soit tournée", a-t-elle dit.

 

"Un ancien Premier ministre a une forme de sagesse et sa parole doit être prise comme telle", a estimé Mme Royal. Pour le reste, "c'est celui ou celle qui sera le mieux placé le moment venu qui remportera les suffrages des militants du Parti socialiste"

 

"C'est un homme dont l'autorité morale compte et comptera", a sobrement déclaré Jack Lang, autre présidentiable, sur Public-Sénat. Il s'exprimait avant l'intervention de M. Jospin sur TF1.

 

Ses adversaires de droite semblent ne pas douter qu'il sera candidat. "Cela fait des mois qu'il tourne autour du pot. S'il a envie d'y aller, qu'il le dise", a déclaré Nicolas Sarkozy sur France-3 quelques minutes avant l'intervention de M. Jospin.
De son côté, le Premier ministre Dominique de Villepin a dit respecter le choix de Lionel Jospin, celui "d'un homme libre".

 

 

http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060628.FAP5921.html?2003

par Emmanuel Georges Picot publié dans : Le Monde

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