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Elle séduit moins mais continue de surprendre et d'intéresser
la climatologie politique s'affine
La méthode proclamée, revendiquée, théorisée, c'est bien entendu la démocratie participative dont
incarner le désir politique
Il est vrai que derrière la démocratie participative affleure la démocratie d'opinion, le vrai pari, intrépide mais aléatoire de Ségolène Royal. Jouer des sentiments, des passions, des peurs et des postures, écouter de toutes ses oreilles pour mieux s'inscrire dans le sillage de l'opinion, s'identifier aux aspirations ou aux rêves des électeurs, incarner le désir politique, c'est l'espérance, presque la garantie de
le débat s'organisera aussitôt autour d'elle
Tout ceci débouche enfin sur la dramatisation du calendrier. L'agenda devient un quitte ou double. La démocratie participative ne peut être que la première phase d'une campagne présidentielle et la démocratie d'opinion rend vulnérables ceux et celles qui y ont recours. Il en naît une dramaturgie du 11 février. C'est ce jour-là que sonneront les trompettes et que battront les tambours :
Malgré des sondages qui la donnent en baisse face à Nicolas Sarkozy, la candidate socialiste "continue à travailler sereinement".
De retour de Martinique et de Guadeloupe,
"Je ne regarde pas les sondages parce qu'ils bougent beaucoup. Il faut tenir la distance, les étapes et le rythme d'une campagne", a déclaré la présidente de la région, interrogée à Poitiers par la presse sur les récents sondages qui la donnent en baisse. "Je continue à travailler sereinement".
La candidate socialiste à la présidentielle a ajouté: "Je ne veux pas connaître à nouveau 2002, c'est-à-dire le désamour à l'égard des politiques, le doute sur la crédibilité de leur action, l'abstention, et donc je veux construire des fondations solides au projet présidentiel".
No comment
Au sujet de son programme,
"Je travaille, et le moment venu, il y aura le fruit du travail, qui ne sera pas seulement le mien, mais le fruit du travail des Français qui viennent dans les réunions participatives".
La candidate du PS n'a pas tenu à commenter le niveau des débats actuels. "Je fais campagne, je ne la commente pas", a-t-elle simplement déclaré avant de conclure :
"Je sais que ce n'est pas facile de voir que la politique change, mais c'est indispensable, car il y a une crise démocratique, une colère qui monte contre des problèmes qui ne sont pas réglés".
les fondations de
Partie "toute regonflée" dimanche de son séjour aux Antilles,
nouvel élan
Oubliés la polémique sur la souveraineté du Québec, les sous-marins nucléaires, le canular de Gérald Dahan sur la Corse ou la polémique sur l'enquête des "RG"? Son entourage, fébrile, veut croire à "un nouveau départ", "un nouvel élan". Si elle reconnaît que la bataille pour l'Elysée est "pleine de dureté",
Son séjour sans fausse note en Martinique et en Guadeloupe lui a, dit-elle, permis de se revigorer et de repartir "toute regonflée". Jusqu'alors plutôt distante, elle est apparue aux Antilles presque chiraquienne, tactile, se prêtant de bon coeur au jeu du
Forte de ces "énergies positives" et de ces moments "magiques", la candidate du PS va mettre le cap sur les prochaines semaines, cruciales pour la suite de sa campagne.
ma maison sera solide
Lundi, à peine débarquée de l'avion, elle devait regagner son fief du Poitou-Charentes pour une séance du conseil régional. Elle devrait s'offrir un peu de répit avec un agenda allégé mardi et mercredi. Jeudi, elle assistera à ce qui doit être son dernier débat participatif, à Grenoble, sur le thème de la jeunesse.
Face aux doutes qui se sont exprimés au PS sur l'absence de projet présidentiel à moins de cent jours du premier tour,
11 février : les grandes lignes du programme
La candidate dressera un premier bilan de ces débats participatifs samedi. Mais c'est le 11 février, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), qu'elle dévoilera les grandes lignes de son programme pour l'Elysée, avec certaines propositions "assez précises". Mais "tout ne sera pas annoncé". "Je ne suis pas non plus dans le perfectionnisme absolu", justifie-t-elle, "ça va se préciser, s'affiner, s'évaluer". "Les choses sont en train de se construire. Je n'ai aucune inquiétude pour le 11".
Au PS, on espère que ce rendez-vous programmatique sera porteur de la même dynamique que le congrès d'investiture de l'UMP du 14 janvier pour Nicolas Sarkozy. En attendant la bataille "projet contre projet",
18 mars : le projet pour la France
Après du retard à l'allumage, reconnu par les proches de Mme Royal, une cellule de riposte à la droite a été constituée au PS. Mais ce n'est qu'après le 18 mars que la candidate compte mettre pleinement à contribution les élus et militants socialistes, impatients d'en découdre et qui se sentent un
Inspirée par sa tournée caribéenne,
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Dans les rues aux balcons ouvragés de la ville, la candidate socialiste à la présidentielle n'a pas pu terminer sa visite à pieds devant l'affluence.
Quelques heures après l'exclusion de Georges Frêche du Parti socialiste pour ses propos sur l'équipe
"Je prends acte, c'est tout", a-t-elle déclaré aux journalistes qui la pressaient de questions devant l'Hôtel de ville après sa rencontre avec le maire, Henri Bangou.
"Elle a fait connaître sa position", a laconiquement ajouté son co-directeur de campagne, François Rebsamen.
La polémique suscitée par les déclarations de Georges Frêche avait fait planer une ombre sur le bon déroulement de la tournée antillaise de Ségolène Royal.
Le collectif DOM avait appelé à la mobilisation contre cet "affront à l'Outre-Mer" et demandait à la candidate de prendre plus nettement ses distances avec le président de Languedoc-Roussillon.
Dans un premier temps, la présidente de Poitou-Charentes avait estimé qu'on "pouvait en rester" à la décision de Georges Frêche de se mettre "en congé" du PS. Elle s'est ensuite prononcé pour son exclusion dimanche dernier.
Devant des centaines de personnes réunies sur la place de l'Hôtel-de-Ville, comme elle l'avait fait en Martinique la veille,
"Je veux affirmer ici (...) que les Outre-Mers ne sont pas des périphéries, mais au contraire au centre d'une question majeure pour la France: s'accepter riche et fière de sa diversité", a déclaré celle qui s'est présentée vendredi comme la future présidente d'une "France métissée".
"La Guadeloupe et la Martinique ont été actrices de l'histoire
"Je sais (...) l'abandon budgétaire dont vous souffrez, le chômage, l'Etat qui n'acquitte pas ses dettes. C'est pour cela que l'alternance est nécessaire pour mettre fin à une droite faite de brutalité, de désintérêt à l'égard des territoires qui en ont le plus besoin", a-t-elle lancé.
Comme à Fort-de-France, son programme mentionnait une visite à pied des rues commerçantes et du marché aux épices, un parcours finalement écourté, sous l'oeil d'un important cordon de sécurité.
L'impétrante a tenté de se déplacer au coeur d'un essaim de journalistes, de militants et de curieux, séparés d'elle tant bien que mal par une corde blanche tendue par le service d'ordre.
A l'entrée du marché couvert, une vieille dame en tenue traditionnelle - robe blanche brodée et coiffe multicolore - lui a offert une bouteille de rhum pour lui "porter chance".
Quelques mètres plus loin, bloquée par la foule, elle a pu entendre jouer un orchestre de "gwo ka", la musique traditionnelle de Guadeloupe. Son leader a ensuite poursuivi la délégation une boîte à chaussures à la main pour récupérer quelques pièces de monnaie: la quête a été finalement organisée par la candidate elle-même parmi ses proches.
Avant son départ pour la Guadeloupe, la candidate du PS a rencontré le président de
Quelques jours après les déclarations de
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Tournée générale des élus, marché de Fort-de-France au pas de charge, rencontre avec des agriculteurs au Vauclin, sept discours successifs, dont un forum participatif au Lamentin et un meeting à
A part cela, rien n'a été négligé pour conquérir les voix qui avaient fait défaut à Lionel Jospin : en 2002, moins de 40 % des électeurs antillais avaient pris part au vote. "Mes frères et mes soeurs martiniquais... Moin content wé zot (je suis contente de vous voir)", a lancé la candidate socialiste, le soir, au meeting. "Ma France à moi, a-t-elle poursuivi, en reprenant le mot de Nicolas Sarkozy, c'est un pays où l'on recherche l'efficacité maximum et où les crédits de l'outre-
S'agissant de la continuité territoriale entre la métropole et les collectivités d'outre-mer, - "un problème lourd" -, Mme Royal a mis en cause le "coût prohibitif des transports" et promis, pour la plus grande joie du public, d'"imposer aux compagnies aériennes des obligations renforcées de service public" et de "négocier des prix plafonds". La candidate socialiste a ensuite défendu
En retour, Mme Royal, baptisée "potomitan" - "femme-pilier" en créole -, a bénéficié d'un franc soutien de la part des élus de gauche du département.
Figure de la Martinique, le poète Aimé Césaire, avec lequel elle s'est présentée devant la presse, a accepté de devenir le président d'honneur de son comité de soutien. "Ici, c'est une voix qui pèse", a assuré le maire Serge Letchimy, président du parti progressiste martiniquais.
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http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/elysee_2007/20070130.OBS9512/segolene_royal_revientsereine_des_antilles.html
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20070129.FAP0089/segolene_royal_espere_trouver_un_nouveau_souffle.html