Vendredi 30 juin 2006

L'élue socialiste n'a pas que le retour de Lionel Jospin en tête : elle a laissé entendre hier qu'elle pourrait épouser cet été son compagnon François Hollande

http://www.lefigaro.fr/france/20060630.FIG000000149_segolene_royal_evoque_son_mariage_avec_francois_hollande.html

 
Pas gênée par Jospin. Ségolène Royal semblait sereine hier. Même heureuse. Au moment où l'ancien premier ministre prépare une candidature face à elle au sein du PS, la plus populaire des prétendants socialistes a la tête ailleurs : dans le train qui l'emmène en Bretagne, elle évoque un possible mariage civil cet été avec son compagnon, François Hollande, premier secrétaire du PS. La cérémonie serait «strictement familiale», a-t-elle confié aux journalistes présents. François Hollande et elle vivent ensemble depuis plus de vingt-cinq ans. Ségolène Royal présentait le mariage comme une «institution bourgeoise», il y a à peine une semaine, dans le magazine gay Têtu.

Mais l'idée est dans l'air : le 21 juin, le président de Polynésie Oscar Temaru lui avait proposé, devant la presse, de les marier tous les deux à Tahiti
Le ton employé alors pouvait laisser penser à une plaisanterie amicale. Finalement, il semblerait que ce soit du sérieux.
Pour Ségolène Royal, c'est un principe politique : ne jamais être sur le terrain attendu. Hier, elle était décidée à banaliser l'intervention de Lionel Jospin. Alors que toute la presse est venue pour l'entendre sur l'ancien premier ministre, elle n'a pas modifié son programme : inauguration d'un nouvel espace culturel rennais, Les Champs libres, rencontre avec les élus, réunion publique le soir devant plus de deux mille personnes, avec séance de questions-réponses avec la salle. En Bretagne, Royal veut parler d'«environnement».

Le duel avec Jospin s'installe
Impossible néanmoins d'échapper à l'actualité. Fidèle à sa ligne, elle a refusé de polémiquer sur la candidature de Lionel Jospin. «Je m'applique la ligne et le comportement que je m'applique depuis toujours : je ne parle pas des autres candidats, je ne critique pas, je ne commente pas, je respecte leur identité, leurs intentions», a-t-elle déclaré. Pour elle, «cela ne change rien» : si elle est la mieux placée elle sera candidate, sinon elle soutiendra l'heureux élu.
"Les choses sont moins compliquées que vous ne le croyez"
Si la déclaration de Jospin n'est évidemment pas anodine, Royal n'y voit pas de nouveauté. Les ambitions présidentielles retrouvées de l'ancien premier ministre n'étaient un secret pour personne au PS. En outre, pour elle, l'entrée en scène de Jospin permet d'installer le duel entre eux deux, reléguant les autres candidats en marge de la compétition. En intervenant sur la sécurité, Jospin a aussi «légitimé», pense-t-elle, l'un de ses thèmes de prédilection. «La prochaine présidentielle se refera là-dessus», a-t-elle ajouté.
Confiante, Royal attend désormais les premiers sondages pour mesurer un éventuel effet Jospin : «On verra au mois de septembre ce que les citoyens en pensent, ce que les militants en pensent.» Mais Ségolène Royal n'a pas l'air inquiète. Au pire, elle serait candidate face à Jospin, portée, pense-t-elle, par l'aspiration du moment : le renouveau.

http://www.lefigaro.fr/france/20060630.FIG000000149_segolene_royal_evoque_son_mariage_avec_francois_hollande.html

par Nicole Barotte publié dans : Le Figaro
Jeudi 29 juin 2006

Lionel Jospin fait un pas important vers la candidature à l'élection présidentielle

http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060628.FAP5921.html?2003

L'ancien Premier ministre a déclaré mercredi soir sur TF1 que la question était "ouverte" et qu'il y répondrait à l'automne au moment de la désignation du candidat socialiste.
"Pour moi aujourd'hui, à quelques mois de ce moment où les décisions devront être prises, cette question est une question ouverte", a dit M. Jospin, retiré de la vie politique depuis son élimination par Jean-Marie Le Pen au premier tour de la présidentielle le 21 avril 2002.
Lionel Jospin, qui aura 69 ans le 12 juillet, a posé plusieurs conditions à sa candidature. Il a expliqué qu'il se présenterait au vote des militants socialistes "s'il apparaissait le mieux placé pour rassembler les socialistes, la gauche, le pays", "assumer la charge de l'Etat", "exercer la fonction présidentielle dans la situation difficile de la France d'aujourd'hui" et "pour proposer aux Français des orientations pour sortir de la crise dans laquelle nous sommes".
Il a également dit que la position du Premier secrétaire François Hollande et des autres responsables socialistes serait "un élément tout à fait important" dans sa décision. Le vote des quelque 200.000 adhérents du PS aura lieu le 16 novembre, les postulants devant déposer leur candidature entre le 28 septembre et le 3 octobre.
Conscient de l'incompréhension que pourrait susciter cette nouvelle candidature alors qu'il avait annoncé son retrait de la vie politique au soir de sa défaite, Lionel Jospin a dit avoir pris cette décision parce qu'il avait "pensé qu'il (lui) revenait d'assumer la responsabilité de la défaite et qu'il fallait le faire par un acte symbolique fort". Il a cependant rappelé qu'il n'avait jamais parlé d'un retrait définitif.

Quelle que soit sa décision, Lionel Jospin a reconnu que le PS comptait "des talents multiples, divers" dont celui de Ségolène Royal, favorite des sondages, la seule des présidentiables qu'il a nommée
"Les socialistes de toute façon se donneront un bon candidat pour 2007", a-t-il admis. Comme la veille dans la tribune publiée dans "Le Monde", l'ancien Premier ministre s'est livré à un réquisitoire contre la politique conduite depuis 2002 par la droite. "Notre pays n'est pas en déclin, il est en crise, en crise profonde", a-t-il dit.
"La majorité a échoué dans sa politique" et "le couple de l'exécutif bat des records d'impopularité", a encore constaté M. Jospin.
Soucieux de parler des grands enjeux de l'élection présidentielle, alors que le PS doit ratifier samedi son projet pour 2007, il a insisté sur l'insécurité, "question centrale qu'il faut traiter vigoureusement".
S'en prenant au bilan de Nicolas Sarkozy, il a estimé que Ségolène Royal avait eu raison d'insister elle aussi sur cette question. "Si elle peut contribuer à convaincre après moi une partie de la gauche que ces questions de sécurité sont essentielles, ce n'est pas moi que cela va chagriner, bien au contraire", a déclaré Lionel Jospin.
En n'excluant pas d'être candidat, Lionel Jospin franchit une étape importante vers son retour en politique. Depuis 2002, il a multiplié les interventions sur tous les sujets, mais avait toujours refusé jusqu'à maintenant d'envisager une candidature. Le 22 novembre dernier, il avait affirmé qu'il n'était "pas candidat". Mais il parlait au présent et non au futur.
La percée de Ségolène Royal, dont il n'a jamais été proche, a apparemment convaincu l'ancien Premier ministre de commencer à préciser ses intentions. Interrogée sur France-3 avant l'intervention de M. Jospin, la présidente de la région Poitou-Charentes a feint de ne pas s'inquiéter du retour de son rival putatif. "Le moment venu en 2007, on aura besoin de tout le monde pour faire en sorte qu'une page soit tournée", a-t-elle dit.

"Un ancien Premier ministre a une forme de sagesse et sa parole doit être prise comme telle", a estimé Mme Royal. Pour le reste, "c'est celui ou celle qui sera le mieux placé le moment venu qui remportera les suffrages des militants du Parti socialiste"
"C'est un homme dont l'autorité morale compte et comptera", a sobrement déclaré Jack Lang, autre présidentiable, sur Public-Sénat. Il s'exprimait avant l'intervention de M. Jospin sur TF1.
Ses adversaires de droite semblent ne pas douter qu'il sera candidat. "Cela fait des mois qu'il tourne autour du pot. S'il a envie d'y aller, qu'il le dise", a déclaré Nicolas Sarkozy sur France-3 quelques minutes avant l'intervention de M. Jospin. De son côté, le Premier ministre Dominique de Villepin a dit respecter le choix de Lionel Jospin, celui "d'un homme libre".

http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060628.FAP5921.html?2003

par Emmanuel Georges-Picot publié dans : Le Monde
Mercredi 28 juin 2006
Pour parfaire le tout, Mme Royal a aussi commencé une tournée de "Ségo cafés", lancée dans les bars de la capitale par ses comités de soutien Désirs d'avenir

Les uns après les autres, les présidentiables potentiels du PS ont entrepris de démarcher la fédération parisienne, devenue, en l'espace de quelques mois, la première dans la hiérarchie socialiste.
La conquête commence
Après Laurent Fabius, Jack Lang, Ségolène Royal et Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn y tiendra un meeting le mercredi 28 juin au gymnase Japy. Avec l'arrivée de nouveaux adhérents à 20 euros, la capitale compte 18 500 militants socialistes, 10 000 de plus qu'en 2005. Un record. Et une étape désormais indispensable.

Chacun détient déjà une part de la fédération dominée par le maire de Paris, Bertrand Delanoë. La plus importante se situe au nord, où la "bande du 18e (arrondissement)", qui réunit, outre M. Delanoë, Lionel Jospin et Daniel Vaillant, règne sans partage. Au sud, les fabiusiens bénéficient de l'appui des maires des 13e et 14e arrondissements, mais aussi du 20e. M. Strauss-Kahn dispose de solides soutiens dans la fédération de Paris, dirigée pendant 13 ans par son ami, Jean-Marie Le Guen. Ségolène Royal, elle, attaque par l'est. Le 19 juin, la présidente de la région Poitou-Charentes a tenu sa première réunion publique dans le 19e arrondissement. "Tu es ici chez toi, à Paris. Tu es notre meilleure candidate", lui a lancé le maire, Roger Madec, un ex-partisan de "DSK". "Madec a pris son risque, c'est bien, il faut des éclaireurs", a répondu Mme Royal.

"Ville Ouverte"

Pour sa première apparition, la candidate avait soigné la mise en scène. Pas de pupitre, pas de notes. Elle était debout, au centre des militants assis en cercle, un micro à la main, tournant lentement sur elle-même pour répondre aux questions. Une première préparée quelques jours plus tôt, le 12 juin, dans la salle des fêtes de la mairie du 19e.

Ce jour-là, en présence de 300 personnes, Sophie Bouchet-Petersen, conseillère politique de Mme Royal, avait mis les choses au point : "Il n'y a pas de projet ségolien par rapport au projet du PS, ça c'est niet." Pour parfaire le tout, Mme Royal a aussi commencé une tournée de "Ségo cafés", lancée dans les bars de la capitale par ses comités de soutien Désirs d'avenir.

Depuis l'arrivée des nouveaux adhérents, tout est brouillé dans les 26 sections de la capitale, auxquelles il faut ajouter 18 sections "hors sol" (entreprises, ministères, universités, internautes).

Le doute s'est glissé jusque dans la section Chapelle-Goutte-d'Or de M. Jospin. Michel, la cinquantaine, "ne sait plus". "J'ai voté Jospin en 1995, en 2002, et je revoterais pour lui sans hésiter, dit-il. Mais je m'interroge.

Les Français veulent du neuf, et moi, je veux gagner en 2007

Royal me paraît bien partie." Jacqueline, aide-soignante, nouvelle adhérente, a déjà choisi "Ségolène", par rejet de "la vieille garde du PS, les Lang, Fabius, et même Hollande, qui n'ont pas cessé de se déchirer".

Secrétaire de la section de Lionel Jospin depuis le congrès du Mans de novembre 2005, Eric Lejoindre, 26 ans, proche de M. Vaillant, n'a pas encore rencontré tous les nouveaux. "Je crois que Bertrand (Delanoë) a une très grosse influence sur Paris, et puis Lionel aussi. Il n'est pas impossible que Ségolène Royal grignote. Mais je n'ai pas le sentiment que le choix des militants soit déjà fait."

A l'autre bout de Paris, Thomas, 24 ans, étudiant "attiré" par le courant minoritaire Nouveau Parti socialiste (NPS), pronostique un "duel Royal-Strauss-Kahn", mais confirme : lui-même se décidera "au dernier moment". Enfin, Jack Lang a invité tous ses amis à adhérer, comme l'actrice Danièle Delorme, qui a rejoint la section du 6e.

Longtemps dominée, de 1969 à 1983 par le Ceres, le courant de Jean-Pierre Chevènement dans le PS, avant d'être conquise ensuite par les mitterrandistes, la fédération de Paris a vécu la plus grande partie de son existence comme une terre d'opposition à la droite. La conquête de la Mairie par M. Delanoë a, depuis, bouleversé la donne. "C'est une ville ouverte", assure Patrick Bloche, député de Paris et premier secrétaire de la fédération.

http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-788701@51-749161,0.html

par Isabelle Mandraud publié dans : Le Monde
Mardi 27 juin 2006

C'est quand le bonheur ?

http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-788196@51-749161,0.html

 
Des roses brandies pour saluer la fin de son discours, un mot aimable d'une bien-nommée Espoir, nouvelle adhérente au PS, pour commencer, et une chanson de Cali, C'est quand le bonheur, pour se donner du coeur au ventre.
Devant près de 2 000 personnes réunies, samedi 24 juin, dans sa ville du Grand-Quevilly (Seine-Maritime), Laurent Fabius a lancé sa contre-offensive - avant Lionel Jospin, qui devrait bientôt s'exprimer.
Bon dernier dans les sondages, malmené dans la compétition pour la désignation du candidat socialiste en 2007, M. Fabius "tient bon". "J'ai toujours donné le meilleur de moi-même dans les tempêtes plutôt que par temps calme et mer plate, a-t-il lancé. Je tiens bon parce qu'à la fin des fins vous verrez que c'est la détermination qui fera la différence."

Samedi, il a dessiné le cadre de son combat : s'opposer à Nicolas Sarkozy, qualifié de "M. Supercherie", mais aussi à Ségolène Royal, parce que "les Français ne sont pas des parts de marché" et que "le suffrage universel n'est pas l'Audimat". Deux adversaires différents mais qu'il réunit dans une formule assassine en dénonçant la "société du Kärcher et du martinet" vis-à-vis des jeunes.

M. Fabius n'a jamais prononcé le nom de sa concurrente socialiste qui exaspère tant ses partisans. Mais il s'est montré suffisamment explicite. "Je refuse, a-t-il dit, une campagne de confusion où notre porte-parole, l'oeil rivé aux sondages, s'efforcerait de coller à l'ensemble des aspirations dans le cadre d'un discours en zigzag qui ajouterait, selon les moments et les endroits, des mots de droite à des adjectifs de gauche et inversement." Et encore : "Non, notre campagne ne copiera pas, concernant la sécurité, les méthodes de droite qui ont échoué (...) Ne remplaçons pas le politique par le médiatique. Ne mélangeons pas notre gauche et notre droite. En ce qui me concerne, je le dis clairement : mon projet sera le projet des socialistes."

"MARQUEUR DE GAUCHE"
C'est sur le fond, persuadé que Mme Royal n'incarne pas les "valeurs" du PS, que M. Fabius entend mener bataille. Lui se fait le représentant d'une ligne clairement "de gauche" et le meilleur défenseur du projet du PS, - adopté le 22 juin par seulement 47 % des militants. Il en revendique une large part, du titre Réussir ensemble le changement, dont il a fait le fond de scène, jusqu'aux mesures les plus symboliques, comme le smic à 1 500 euros, le "bouclier" logement, la charte de la laïcité... S'agissant du smic, justement, M. Fabius propose de l'augmenter de 6 %, dès l'été 2007, "sans alourdir le coût du travail dans les petites et moyennes entreprises pour lesquelles des exonérations de charge devront être prévues". Sur l'immigration, il défend la régularisation des sans-papiers. "La France est riche de sa diversité. N'abandonnons pas ce marqueur de gauche."

Mais la bataille est celle aussi de l'image. Et sur ce terrain-là, délicat pour lui, M. Fabius, a choisi d'attaquer aussi : "Je n'ignore pas qu'on formule à mon égard certaines objections, notamment une présence politique déjà un peu longue. C'est d'autant plus amusant quand celles et ceux qui nourrissent des griefs occupaient parfois un bureau proche du mien au début des années 1980", - allusion au rôle de conseillère de François Mitterrand que tenait Mme Royal...

Pour convaincre les militants qui désigneront le candidat du PS en novembre, il a demandé à ses collaborateurs de rester disponibles tout l'été et de travailler, travailler, travailler. C'est quand le bonheur pour M. Fabius ?

http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-788196@51-749161,0.html

par Isabelle Mandraud publié dans : Le Monde
Lundi 26 juin 2006

Interrogée sur la popularité de Ségolène Royal, l'ancienne ministre de l'Emploi a estimé que c'est "très bien qu'elle dépasse les autres"...

 

http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060625.FAP5169.html?1816

 

La maire socialiste de Lille Martine Aubry a confirmé dimanche qu'elle "n'excluait pas" d'être candidate à la présidentielle 2007.

"Je ne suis pas née pour être candidate à la présidence de la République, contrairement à d'autres, mais je ne l'exclus pas", a déclaré Martine Aubry lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. "Nous verrons au mois d'octobre, nous avons un calendrier".
Interrogée sur la popularité de Ségolène Royal, l'ancienne ministre de l'Emploi a estimé que c'est "très bien qu'elle dépasse les autres", mais "nous verrons au moment où la candidature devra être décidée". Et de lancer qu"'il y a beaucoup de gens populaires au PS".

"Aujourd'hui, travaillons collectif"

"Pour montrer aux Français qu'il y a un autre modèle possible", car "le problème n'est pas de savoir qui d'entre nous est le mieux placé mais qui peut aujourd'hui dire aux Français: 'retrouvez vous vous-mêmes", a-t-elle ajouté.
Sans citer la présidente de la région Poitou-Charentes, Martine Aubry a souligné qu"'il faut dire ce que l'on croit". "Faire de la politique, c'est au nom de valeurs collectives".
"L'honneur de la politique, ce n'est pas de plaire, ce n'est pas de chercher des troupes qu'on va mettre derrière soi, c'est de porter un projet qui a des valeurs collectives et qui est cohérent", a-t-elle noté.

"De Gaulle et Mitterrand c'était cela, ce n'était pas la démagogie, ce n'était pas plaire,

ce n'était pas passer la main dans le sens du poil, c'était dire voilà la société", a martelé la maire de Lille.

Malgré des sondages défavorables, Mme Aubry a assuré qu'elle se "représenterait" à Lille parce qu'elle "croit que c'est ce qu'attendent les Lillois".

 

http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060625.FAP5169.html?1816

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