

"Ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble ..."
Le suffrage universel a parlé. Je souhaite au prochain président de la République d’accomplir sa mission au service de tous les Français.
Je remercie du fond du coeur les près de 17 millions d’électeurs, de citoyens, de citoyennes, qui m’ont accordé leur confiance. Je mesure leur déception et leur peine. Mais je leur dis que quelque chose s’est levé qui ne s’arrêtera pas. J’ai donné toutes mes forces et je continue avec vous et près de vous.
Je remercie tous les militants qui ont porté ce grand moment démocratique. Bien sûr les militants socialistes mais aussi tous les autres militants de la gauche et de l’écologie, ceux de Désirs d’avenir, et au-delà toutes celles et ceux qui se sont unis dans le mouvement.
Gardons intactes l’énergie et la joie de l’immense rassemblement populaire vibrant de ferveur qui m’ont accompagnée tout au long de cette campagne, ici et dans les outre-mers.
J’ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la gauche. La forte participation traduit un renouveau de notre démocratie, et notamment pour les jeunes, partout dans le pays et en particulier dans les quartiers, qui se sont massivement inscrits pour voter. Bravo à tous ces jeunes pour cet engagement civique qui rappelle à la République le devoir de respect et d’égalité qu’elle a envers eux.
Ce que nous avons commencé ensemble nous allons le continuer ensemble. Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche et la recherche de nouvelles convergences au-delà de ses frontières actuelles. C’est la condition de nos victoires futures.
Je serai au rendez vous de ce travail indispensable et j’assumerai la responsabilité qui m’incombe désormais. Mon engagement et ma vigilance seront sans faille au service de l’idéal qui nous a rassemblé et nous rassemble et qui va, j’en suis sûre, nous rassembler demain pour d’autres victoires.
Gardez confiance. Gardez intact votre enthousiasme, restez mobilisés. D'autres rendez-vous démocratiques nous attendent. Et je continue le combat commencé avec vous. Ce que nous avons entrepris pour la France portera ses fruits, j'en suis sûre. Ensemble nous ferons vivre l'espérance. C'est ma conviction de femme de gauche et de progrès. Vive la République, Vive la France.
Soutiens polynésiens
à
Ségolène Royal
pour la refondation
du parti socialiste
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060820.FAP6766.html?1746
A Frangy-en-Bresse, lors de la Fête de la Rose, la candidate à l'investiture socialiste a évoqué dimanche une "nouvelle République".
"La bataille sera rude mais exaltante"…
a-t-elle prédit à huit mois de l'élection à l'Elysée. "Je lance ici à Frangy un appel au rassemblement de toutes celles et tous ceux qui veulent que ça change".
Fustigeant la "brutalité de la droite" et sa "confiscation du pouvoir", la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes qui a assuré qu"'une autre France est possible".
Dans une litanie d'accusations contre la droite,
A moins d'une semaine de l'université d'été du PS à La Rochelle,
Après s'être excusée pour la "bousculade" provoquée par son arrivée, la favorite des sondages s'est inscrite dans une "lignée mitterrandienne", qu'elle entend "revisité(r)" et "actualisé(r)".
"Nous avons le devoir d'assurer l'unité des socialistes et le rassemblement de la gauche"…
a-t-elle expliqué, évoquant l'ancien président François Mitterrand. Sans l'unité, "rien n'est possible", a-t-elle noté, en insistant aussi sur "le courage requis pour une cause qui nous dépasse" et sur "la nécessité de mener des révolutions au sens de changement profond pour que la justice l'emporte sur les égoïsmes et sur les routines".
"C'est ainsi que je conçois l'exercice de la responsabilité politique et le rôle d'un chef de l'Etat", a-t-elle lancé avant de donner une leçon
"Si je suis en situation", a-t-elle promis, "la France aura une parole qui porte dans le monde, parce que notre pays assumera de manière exemplaire ses devoirs".
"Le premier facteur de déstabilisation du monde, c'est la misère"…
a analysé Ségolène Royal. "La recrudescence des inégalités nourrit le ressentiment, les haines nationalistes, les fièvres identitaires".
Elle a critiqué la politique étrangère américaine, notamment le "simplisme" de la théorie de l'Axe du mal. Elle a jugé que "les guerres préventives aggravent les problèmes": "il n'y a plus que George Bush pour penser que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak". A ses yeux, "la France n'a pas le droit de jouer un rôle effacé" mais, pour être entendue, elle "doit commencer à respecter ses obligations".
"L'utopie réalisable de notre siècle, c'est que les pays pauvres et notamment l'Afrique, sortent de la misère grâce au co-développement", a ajouté la députée socialiste, en profitant pour fustiger "l'immigration choisie" voulue par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. "On irait piller la matière grise de ces pays après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières", a-t-elle commenté. "C'est insupportable".
Pour une nouvelle République ?
Puis, jugeant que "la République fonctionne mal", elle a proposé "une véritable révolution démocratique" pour construire
"Est-ce que cette réforme va conduire à une VIe République?" s'est-elle interrogée.
"Faisons d'abord les choses et nommons-les ensuite".
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060820.FAP6766.html?1746
Les principaux points du discours-programme
PRESIDENTIELLE
La bataille sera rude. Je lance ici à Frangy un appel au rassemblement de toutes celles et de tous ceux qui veulent que ça change et que la France se redresse. Avec vous, j'ai confiance. (...) Nous avons envie de voir en 2007 la France se relever et concrétiser ce désir d'avenir et de changement que je vois monter dans le pays.
LES SOCIALISTES
Pour mener la bataille de l'avenir, nous avons le devoir d'assurer l'unité des socialistes dans le respect de cette diversité et le rassemblement de
L'HERITAGE DE MITTERRAND
Je revendique cette ligne mitterrandienne et j'en suis fière. (...)
Comme souvent, les paroles de François Mitterrand allaient droit à l'essentiel. Nous pouvons retenir :
- le devoir d'unité : sans elle, rien n'est possible;
- le courage requis pour une cause qui nous dépasse;
- la nécessité de mener des révolutions au sens de changements profonds; pour que la justice l'emporte sur les égoïsmes et les routines.
Voyez ce qu'organise le ministre de l'Intérieur, l'immigration choisie, mais qu'est ce que cela veut dire ? On irait piller la matière grise de ces pays après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières en tant que pays colonisé ? Mais c'est insupportable. (...)
Nous avons dans notre propre intérêt à favoriser le co-développement.
RELATIONS SOCIALES
Les Français ne sont pas fâchés avec la valeur travail mais profondément insatisfaits des conditions dans lesquelles ils travaillent. (...) La France doit sortir de l'archaïsme de ses relations sociales. J'ai vu, en Suède, un autre état d'esprit et des pratiques bien différentes, grâce à un syndicalisme de masse.
EUROPE
Notre horizon, c'est l'Europe sociale, l'Europe politique, et l'Europe de l'environnement. Il n'est évidemment pas question, pour les socialistes, de proposer à nouveau la ratification d'un traité constitutionnel que le peuple français a rejeté.
Notre projet prévoit de proposer l'élaboration d'un texte court, visant à mieux organiser, démocratiser et responsabiliser les instances européennes. (...) Une fois négocié, il devrait être soumis à un référendum populaire. (...) Je vois deux chantiers majeurs pour cette Europe par la preuve: l'environnement et la recherche.
Les guerres préventives aggravent plus les problèmes qu'elles prétendent traiter. Il n'y a plus que Bush pour penser que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak. Et le conflit au Liban vient de confirmer l'expérience de l'impuissance de la force. (...) Dans ce monde là, ni la peur ni le simplisme telle la théorie de l'Axe du mal ne sont bons conseillers.
Dans ce monde-là, la France n'a pas le droit de jouer un rôle effacé, d'abord parce qu'elle est membre du
Le classement international place la France au 18ème rang sur 21 pays en matière d'aide au développement. Cela nous fait honte.
Non seulement l'aide que nous apportons aux pays pauvres est parmi les plus faibles, mais elle va à des pays peu démocratiques. (...) La France est qualifiée de particulièrement performante pour la vente d'armes aux dictatures.
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060820.OBS8817.html
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