

"Ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble ..."
Le suffrage universel a parlé. Je souhaite au prochain président de la République d’accomplir sa mission au service de tous les Français.
Je remercie du fond du coeur les près de 17 millions d’électeurs, de citoyens, de citoyennes, qui m’ont accordé leur confiance. Je mesure leur déception et leur peine. Mais je leur dis que quelque chose s’est levé qui ne s’arrêtera pas. J’ai donné toutes mes forces et je continue avec vous et près de vous.
Je remercie tous les militants qui ont porté ce grand moment démocratique. Bien sûr les militants socialistes mais aussi tous les autres militants de la gauche et de l’écologie, ceux de Désirs d’avenir, et au-delà toutes celles et ceux qui se sont unis dans le mouvement.
Gardons intactes l’énergie et la joie de l’immense rassemblement populaire vibrant de ferveur qui m’ont accompagnée tout au long de cette campagne, ici et dans les outre-mers.
J’ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la gauche. La forte participation traduit un renouveau de notre démocratie, et notamment pour les jeunes, partout dans le pays et en particulier dans les quartiers, qui se sont massivement inscrits pour voter. Bravo à tous ces jeunes pour cet engagement civique qui rappelle à la République le devoir de respect et d’égalité qu’elle a envers eux.
Ce que nous avons commencé ensemble nous allons le continuer ensemble. Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche et la recherche de nouvelles convergences au-delà de ses frontières actuelles. C’est la condition de nos victoires futures.
Je serai au rendez vous de ce travail indispensable et j’assumerai la responsabilité qui m’incombe désormais. Mon engagement et ma vigilance seront sans faille au service de l’idéal qui nous a rassemblé et nous rassemble et qui va, j’en suis sûre, nous rassembler demain pour d’autres victoires.
Gardez confiance. Gardez intact votre enthousiasme, restez mobilisés. D'autres rendez-vous démocratiques nous attendent. Et je continue le combat commencé avec vous. Ce que nous avons entrepris pour la France portera ses fruits, j'en suis sûre. Ensemble nous ferons vivre l'espérance. C'est ma conviction de femme de gauche et de progrès. Vive la République, Vive la France.
Soutiens polynésiens
à
Ségolène Royal
pour la refondation
du parti socialiste
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060828.OBS9589.html
Quel bilan pouvons nous tirer de l'université d'été du PS ? DSK en sort-il renforcé comme l'estime son lieutenant Jean-Christophe Cambadélis ?
- Lors de cette université d'été, nous avons surtout vu quelles étaient les thématiques et les angles d'attaques qui vont être développés par les divers candidats dans les semaines à venir, qui s'annoncent décisives.
Lionel Jospin a joué son va-tout à La Rochelle, avec à la fois un petit moment d'émotion et une très longue prestation qui montre qu'il ne regrette rien et qu'il ne va pas changer. Son objectif est de revenir par l'appareil et grâce à l'appareil, en mettant une grosse pression sur le premier secrétaire. Ensuite, Jospin verra si son action fait bouger les lignes au PS ou pas.
Quant à Dominique Strauss-Kahn, à force d'entendre qu'il a le profil d'un Premier ministre et non d'un président, il a finit par se servir de cette contradiction en expliquant qu'avec le quinquennat, le président doit être une sorte de super Premier ministre qui décide et coordonne l'action des ministres, plus qu'un monarque sans véritable pouvoir. Faute de pouvoir changer son image, DSK change l'habit en le taillant à sa mesure.
Au final, dans la compétition qui s'annonce au PS, comme François Hollande et Lionel Jospin semblent hors-jeu, il n'y aura vraisemblablement que trois candidats :
L'appel à l'unité de François Hollande a t-il des chances d'être entendu ? Lui-même n'est t-il pas dans une position délicate et ambiguë puisqu'il est à
- François Hollande est de caractère dans l'ambiguïté permanente. Il n'y a donc pas de changement notable à ce niveau-là. Le rassemblement dont il parle est impossible par nature puisque la course à la candidature socialiste est une compétition. Lorsque le premier secrétaire parle de rassemblement, on est dans
Seulement, dans cette course à l'investiture socialiste pour la présidentielle, il faut un débat maîtrisé et un peu de retenue entre les postulants. François Hollande veille à ce que le processus de démocratie interne au PS n'affaiblisse pas le candidat du parti par rapport à la droite.
A un mois du dépôt des candidatures et à deux mois du vote des militants, pensez-vous que
-
Toute la question est de savoir quelle est la solidité de la popularité de
Pour le moment, toutes les enquêtes montrent que c'est du très solide.
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060828.OBS9589.html
Vos commentaires