

"Ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble ..."
Le suffrage universel a parlé. Je souhaite au prochain président de la République d’accomplir sa mission au service de tous les Français.
Je remercie du fond du coeur les près de 17 millions d’électeurs, de citoyens, de citoyennes, qui m’ont accordé leur confiance. Je mesure leur déception et leur peine. Mais je leur dis que quelque chose s’est levé qui ne s’arrêtera pas. J’ai donné toutes mes forces et je continue avec vous et près de vous.
Je remercie tous les militants qui ont porté ce grand moment démocratique. Bien sûr les militants socialistes mais aussi tous les autres militants de la gauche et de l’écologie, ceux de Désirs d’avenir, et au-delà toutes celles et ceux qui se sont unis dans le mouvement.
Gardons intactes l’énergie et la joie de l’immense rassemblement populaire vibrant de ferveur qui m’ont accompagnée tout au long de cette campagne, ici et dans les outre-mers.
J’ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la gauche. La forte participation traduit un renouveau de notre démocratie, et notamment pour les jeunes, partout dans le pays et en particulier dans les quartiers, qui se sont massivement inscrits pour voter. Bravo à tous ces jeunes pour cet engagement civique qui rappelle à la République le devoir de respect et d’égalité qu’elle a envers eux.
Ce que nous avons commencé ensemble nous allons le continuer ensemble. Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche et la recherche de nouvelles convergences au-delà de ses frontières actuelles. C’est la condition de nos victoires futures.
Je serai au rendez vous de ce travail indispensable et j’assumerai la responsabilité qui m’incombe désormais. Mon engagement et ma vigilance seront sans faille au service de l’idéal qui nous a rassemblé et nous rassemble et qui va, j’en suis sûre, nous rassembler demain pour d’autres victoires.
Gardez confiance. Gardez intact votre enthousiasme, restez mobilisés. D'autres rendez-vous démocratiques nous attendent. Et je continue le combat commencé avec vous. Ce que nous avons entrepris pour la France portera ses fruits, j'en suis sûre. Ensemble nous ferons vivre l'espérance. C'est ma conviction de femme de gauche et de progrès. Vive la République, Vive la France.
Soutiens polynésiens
à
Ségolène Royal
pour la refondation
du parti socialiste
Comme toutes les semaines, ce petit groupe d'une quinzaine de députés proches de Dominique de Villepin s'est retrouvé à Matignon autour du premier ministre. Sourire aux lèvres. Ce jour-là, mardi 19 septembre, la perspective d'un vote rapide sur la privatisation de Gaz
Les ratés de la rentrée du ministre de l'intérieur font renaître l'espoir chez ses rivaux. La polémique sur la " responsabilité " des juges relancée par le président de l'UMP leur fait espérer, selon un élu, " un tournant " afin d'imposer " un autre critère de choix " pour le candidat de l'UMP à la présidentielle. " Mais on n'en est pas là, c'est encore trop tôt pour juger ", s'empresse de corriger cet interlocuteur.
Car c'est avant tout la prudence et l'attentisme qui dominent dans le camp des antisarkozystes. Depuis le temps qu'ils pronostiquent la chute du président de l'UMP, ils sont un peu échaudés.
" Il faut le laisser mariner dans ses ennuis "
explique un ministre chiraquien. Le calendrier lui-même ne milite pas en faveur d'un nouveau bras de fer. Le vote sur GDF et le débat sur le budget sont autant de rendez-vous qui exigent l'unité du parti majoritaire et diffèrent l'affrontement. " Tout cela arrive un peu tôt pour que ça marque, confie un proche de Jacques Chirac. Dans une semaine, on sera passé à autre chose. Mais je sens un mouvement interrogatif. "
Les proches du président de l'UMP font bloc. Seul le député des Deux-Sèvres Dominique Paillé doute. Il s'apprête à expliquer au probable candidat à la présidentielle que " ses méthodes stigmatisantes nuisent à son profil de rassembleur ". Roselyne Bachelot (Maine-et-Loire) espère que le discours du président de l'UMP, le 12 octobre à Périgueux, lui permettra de " donner du fond à son interpellation ".
Pour le reste, les élus fidèles au ministre de l'intérieur louent le " parler vrai " de leur mentor au nom de la " rupture ". " Soit Nicolas est tiède, et il n'est pas entendu, analyse Patrick Devedjian, son conseiller politique. Soit il est tranchant, et il retient l'attention. "
" Sur le dossier de la justice, poursuit-il, il importe de faire la démonstration que la gauche ne changera pas davantage les choses que la majorité actuelle. Et puis notre problème c'est toujours d'empêcher Le Pen d'être présent au deuxième tour. "
Dans cette perspective, M. Sarkozy a choisi de revivifier le clivage droite-gauche alors qu'il avait paru vouloir en brouiller les lignes à d'autres moments. Jusqu'à présent, les sondés semblent approuver " les sorties " du candidat, qu'il s'agisse de l'expulsion du squat de Cachan, de la suppression des régimes spéciaux de retraite ou de la responsabilité des juges. De quoi permettre au numéro 2 du gouvernement de claironner à chacune de ses interventions :
" Les Français me comprennent. "
Régulièrement consultés par le ministre de l'intérieur, les sondeurs l'ont pourtant prévenu : " Les Français commenceront à douter s'ils ont le sentiment que les résultats ne sont pas au rendez-vous ", analyse Pierre Giacometti (Ipsos). Stéphane Rozès (CSA) explique : " En 1988, la ligne dure de Charles Pasqua n'a pas fait gagner
De son côté, l'UMP a fait réaliser une étude pour apprécier " après coup " l'impact des mots "Kärcher " et " racaille " employés par le ministre de l'intérieur. Résultat, selon Manuel Aeschlimann, directeur du département opinion publique du parti : " Les gens ont oublié la polémique, et Nicolas a gagné en crédibilité sur l'échelle de l'autoritarisme." " C'est bingo ", exulte le député des Hauts-de-Seine, qui précise toutefois :
" Mais ce ne sont pas les sondages qui conduisent notre stratégie. "
Vraiment ?
65 % des Français approuvent les critiques
du ministre de l'intérieur sur les juges
UNE MAJORITÉ de Français semble approuver les propos de Nicolas Sarkozy sur les juges.
Selon un sondage CSA, publié samedi 23 septembre par Le Parisien, auprès d'un échantillon représentatif et réalisé selon la méthode des quotas, 65 % des personnes interrogées estiment que la justice n'est " pas assez sévère ".
Ils sont 54 % à penser que M. Sarkozy " a eu raison de dire que certains magistrats ont démissionné de leurs responsabilités " et que ces critiques " ne portent pas atteinte à l'indépendance de l'autorité judiciaire ".
Enfin, pour défendre ses idées, le ministre de l'intérieur " doit rester au gouvernement ", selon 51 % des sondés, contre 37 % qui jugent qu'il devrait quitter le gouvernement.
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