Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /2006 07:29
Henri Emmanuelli a explicitement demandé
"au premier secrétaire"
"d'être candidat à la candidature"
 

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Dimanche 24 septembre, le socialiste Henri Emmanuelli a explicitement demandé "au premier secrétaire" "d'être candidat à la candidature", prenant pour la première fois position dans le débat. La veille, Benoît Hamon, lui aussi dirigeant du courant Nouveau Parti socialiste (23,5 % du PS), avait lancé le même message à François Hollande.
Pour M. Emmanuelli, la candidature de François Hollande "ne serait pas comme je l'entends dire, y compris par lui-même, une candidature de plus, ce serait au contraire beaucoup de candidatures en moins". Le ténor du PS, député des Landes, qui s'exprimait en conclusion de l'université de rentrée du NPS, à Saint-Nazaire, a précisé qu'il lançait plus son appel au "premier secrétaire, garant de notre identité", qu'à François Hollande en tant que personne.

A l'inverse, le troisième chef du NPS, Vincent Peillon s'était plutôt rallié ces dernières semaines à Ségolène Royal. Pour MM. Emmanuelli et Hamon, le fait d'en appeler à un nouveau candidat est probablement une façon de ne pas prendre partie pour ceux qui tentent de concurrencer Mme Royal. Les candidatures devront être déposées entre le 30 septembre et le 3 octobre, afin que les militants socialistes se prononcent le 16 novembre, avec un deuxième tour éventuel le 23. D'ici là, la bataille continue de faire rage. 
Déjà candidat à l'investiture, Dominique Strauss-Kahn s'est employé depuis quelques jours à dissuader Lionel Jospin. Dimanche, à Rennes, il lui a rappelé qu'il ne serait "pas utile que nous ayons une candidature de plus, à un moment où certains déplorent qu'il y en ait trop".

"L'appareil" est partial selon M. Fabius

Cette course entre les ténors du PS, Laurent Fabius l'a lui jugée faussée... par François Hollande : alors que "l'appareil devrait être impartial"  d'ici l'investiture du candidat, il est à fond, premier secrétaire en tête, pour une des candidatures", s'est-il plaint dans un entretien au Journal du Dimanche. Il a laissé ainsi entendre que François Hollande favorisait sa compagne, Ségolène Royal.

"Les conditions d'une désignation loyale ne sont pas remplies", a poursuivi Laurent Fabius, réclamant des débats dans chaque région. Le candidat à l'investiture a ajouté avoir "des doutes sur les conditions de vote [pour désigner le candidat] dans plusieurs fédérations départementales verrouillées" . A propos de sa rencontre avec Lionel Jospin, avec lequel il pourrait avoir un accord de désistement, Laurent Fabius a précisé que celui-ci ne lui avait "rien" demandé.

Le seul point d'accord du week-end entre les ténors socialistes aura été la critique de Nicolas Sarkozy. Plutôt que de lever le voile sur ses intentions pour 2007, François Hollande a préféré attaquer samedi celui qui "utilise la colère des Français" en critiquant les magistrats. Sa charge a été relayée par Elisabeth Guigou, Laurent Fabius, puis Jack Lang et enfin Dominique Strauss-Kahn.

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Par AFP - Publié dans : Le Monde
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