

"Ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble ..."
Le suffrage universel a parlé. Je souhaite au prochain président de la République d’accomplir sa mission au service de tous les Français.
Je remercie du fond du coeur les près de 17 millions d’électeurs, de citoyens, de citoyennes, qui m’ont accordé leur confiance. Je mesure leur déception et leur peine. Mais je leur dis que quelque chose s’est levé qui ne s’arrêtera pas. J’ai donné toutes mes forces et je continue avec vous et près de vous.
Je remercie tous les militants qui ont porté ce grand moment démocratique. Bien sûr les militants socialistes mais aussi tous les autres militants de la gauche et de l’écologie, ceux de Désirs d’avenir, et au-delà toutes celles et ceux qui se sont unis dans le mouvement.
Gardons intactes l’énergie et la joie de l’immense rassemblement populaire vibrant de ferveur qui m’ont accompagnée tout au long de cette campagne, ici et dans les outre-mers.
J’ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la gauche. La forte participation traduit un renouveau de notre démocratie, et notamment pour les jeunes, partout dans le pays et en particulier dans les quartiers, qui se sont massivement inscrits pour voter. Bravo à tous ces jeunes pour cet engagement civique qui rappelle à la République le devoir de respect et d’égalité qu’elle a envers eux.
Ce que nous avons commencé ensemble nous allons le continuer ensemble. Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche et la recherche de nouvelles convergences au-delà de ses frontières actuelles. C’est la condition de nos victoires futures.
Je serai au rendez vous de ce travail indispensable et j’assumerai la responsabilité qui m’incombe désormais. Mon engagement et ma vigilance seront sans faille au service de l’idéal qui nous a rassemblé et nous rassemble et qui va, j’en suis sûre, nous rassembler demain pour d’autres victoires.
Gardez confiance. Gardez intact votre enthousiasme, restez mobilisés. D'autres rendez-vous démocratiques nous attendent. Et je continue le combat commencé avec vous. Ce que nous avons entrepris pour la France portera ses fruits, j'en suis sûre. Ensemble nous ferons vivre l'espérance. C'est ma conviction de femme de gauche et de progrès. Vive la République, Vive la France.
Soutiens polynésiens
à
Ségolène Royal
pour la refondation
du parti socialiste
http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-816288,0.html?xtor=RSS-3208
Dimanche 24 septembre, le socialiste Henri Emmanuelli a explicitement demandé "au premier secrétaire" "d'être candidat à la candidature", prenant pour la première fois position dans le débat.
Pour M. Emmanuelli, la candidature de François Hollande "ne serait pas comme je l'entends dire, y compris par lui-même, une candidature de plus, ce serait au contraire beaucoup de candidatures en moins". Le ténor du PS, député des Landes, qui s'exprimait en conclusion de l'université de rentrée du NPS, à Saint-Nazaire, a précisé qu'il lançait plus son appel au "premier secrétaire, garant de notre identité", qu'à François Hollande en tant que personne.
"L'appareil" est partial selon M. Fabius
Cette course entre les ténors du PS, Laurent Fabius l'a lui jugée faussée... par François Hollande : alors que "l'appareil devrait être impartial" d'ici l'investiture du candidat, il est à fond, premier secrétaire en tête, pour une des candidatures", s'est-il plaint dans un entretien au Journal du Dimanche. Il a laissé ainsi entendre que François Hollande favorisait sa compagne, Ségolène Royal.
"Les conditions d'une désignation loyale ne sont pas remplies", a poursuivi Laurent Fabius, réclamant des débats dans chaque région. Le candidat à l'investiture a ajouté avoir "des doutes sur les conditions de vote [pour désigner le candidat] dans plusieurs fédérations départementales verrouillées" . A propos de sa rencontre avec Lionel Jospin, avec lequel il pourrait avoir un accord de désistement, Laurent Fabius a précisé que celui-ci ne lui avait "rien" demandé.
Le seul point d'accord du week-end entre les ténors socialistes aura été la critique de Nicolas Sarkozy. Plutôt que de lever le voile sur ses intentions pour 2007, François Hollande a préféré attaquer samedi celui qui "utilise la colère des Français" en critiquant les magistrats. Sa charge a été relayée par Elisabeth Guigou, Laurent Fabius, puis Jack Lang et enfin Dominique Strauss-Kahn.
http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-816288,0.html?xtor=RSS-3208
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