Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /2007 07:11
A l'occasion de la sortie de l'édition 2007 de l'Etat de l'opinion, publié par l'institut TNS Sofres, sondeurs, politologues se sont retrouvés pour décrypter quelques enjeux majeurs de l'élection présidentielle à venir.

 

http://www.20minutes.fr/article/145698/20070314-France-Le-vote-Bayrou-un-vote-de-protestation-utile.php

 

 

Une élection nouvelle ?
"Surtout ne la comparez pas aux précédentes", annonce d'emblée Brice Teinturier, directeur général adjoint de TNS Sofres, pour bien marquer la singularité du futur scrutin. Qu'on se le dise, 2007 ne ressemblera à rien de connu. "Pour la première fois depuis 1981, elle n'a pas lieu en sortie de cohabitation. Il n'y a pas d'affrontement autour d'un bilan, qui emprisonne les candidats." Cette élection est celle des premières, tant Nicolas Sarkozy que Ségolène Royal se présentent pour la première fois. "Il faut regarder cette présidentielle avec des lunettes différentes", conclu Brice Teinturier. Le tout est de trouver la bonne paire.
Quelle est l'image de Nicolas Sarkozy ?
Le candidat UMP est un homme à part dans cette élection présidentielle : deux fois ministres de l'Intérieur, ministre de l'Economie entre temps, Nicolas Sarkozy réussit le tour de force de ne pas apparaître comme un sortant. "Sa stratégie un pied dedans, un pied dehors a parfaitement fonctionné", souligne Pascal Perrineau directeur du Cevipof (Centre d'étude de la vie politique française). "Une majorité de Français associe à Nicolas Sarkozy l'image d'une autorité régalienne, d'une volonté réformatrice et d'une conviction forte", ajoute-t-il avant de tempérer aussitôt : "Les traits positifs de cette image ont aussi leur envers : l'autorité peut rassurer mais aussi diviser, la conviction peut attirer mais aussi être considérée comme ne laissant pas suffisamment de place à l'écoute." A charge pour le ministre de l'Intérieur de convertir cette image en votes.
Qui soutient Bayrou ?
Le candidat UDF arrive maintenant à rassembler bien au-delà des "authentiques centristes", qui ne représentent que 10% de l'électorat selon Brice Teinturier, de TNS Sofres. "Et encore, au début, il ne faisait pas le plein." Son ascension s'est déroulée en deux temps. Tout d'abord au moment des "gaffes de Ségolène Royal, les CSP+ de gauche l'ont rejoint." Le deuxième moment de sa montée en puissance a lieu quand François Bayrou présente son programme. Le candidat UDF "capitalise alors sur l'ensemble des classes sociales, sauf les ouvriers." Brice Teinturier est catégorique : "même si le vote Bayrou est un vote souvent de protestation, il n'y a pas de transfert du FN vers l'UDF. Le vote Bayrou est un vote de protestation qui peut être utile." C'est-à-dire un vote "contre le système" mais qui pourrait aboutir à un résultat positif, en l'occurrence la possible victoire de François Bayrou.
La gauche est-elle vraiment en recul ?
C'est une surprise des enquêtes d'opinion : si Ségolène Royal est assez haut dans les sondages, les autres candidats de gauche grenouillent dans les bas-fonds, ce qui ne donnerait pas un réservoir de voix suffisant à la candidate socialiste au second tour. Les auteurs de l'Etat de l'opinion ont tenté de modérer cette impression. "Tout d'abord, cette tendance n'est pas nouvelle, souligne Brice Teinturier, la population française vieillit, elle aurait tendance à voter de plus en plus à droite. Enfin le vote protestataire ne s'exprime plus dans le vote extrême, que ce soit à gauche ou à droite: "aujourd'hui, très peu d'électeurs ne sont pas protestataires, explique Olivier Duhamel, professeur des universités à Sciences Po. Il y a des électeurs complètement protestataires, et des électeurs protestataires intégrés. D'ailleurs, maintenant, tous les candidats ont une dimension de protestation, même Royal et Sarkozy."

 

Réaction

J'ai la désagréable impression que le vote Bayrou offre un alibi confortable pour préserver les privilèges de ceux (dont je suis) qui se sentent à l'abri car il leur donne bonne conscience avec les : "on en à marre de la confrontation droite-gauche"; " la gauche et la droite c'est pareil"; et le bouquet : "la gauche n'a pas assez gouverné à gauche !". C'est sur cette complaisance que repose la mystification bayrourienne (comme dirait San Antonio !). Ce n'est pas les redites de la confrontation droite gauche qui influent le plus sur les choix en faveur de Bayrou, c'est bien plutôt la remise en question dans le programme de gauche de Ségolène Royal des situations privilégiées acquises par ceux qui migrent du PS vers l'UDF. Mobile inavouable et culpabilisant qu'il faut recouvrir de motivations plus acceptables voir même valorisantes. Sarkosi fait un peu peur, il montre trop visiblement prêt à tout pour se faire élire et donne mauvaise conscience. Bayrou s'y prend mieux, il fait oublier à ceux qui n'ont pas envie d'y réfléchir : d'abord qu'il a toujours voté avec la droite à quelques exceptions près qui se comptent sr le doigt d'une main, ensuite que pour faire changer les choses il faut des réformes qui s'attaquent à l'égoïsme naturel de ceux qui ont bénéficié de tous ces privilèges plus ou moins décents que la droite a distribués pour les ligoter . Bayrou prône la proportionnelle comme solution, soit une chambre ingouvernable de prétendants a...

http://www.20minutes.fr/article/145698/20070314-France-Le-vote-Bayrou-un-vote-de-protestation-utile.php

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Sondage

 

François Bayrou recule de trois point, à 21%, selon CSA

 

http://www.boursier.com/vals/all/francois-bayrou-recule-de-trois-point-a-21-selon-un-sondage-feed-21875.htm

 

François Bayrou perd trois points à 21% d'intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle, selon un sondage CSA pour Le Parisien et i-Télé rendu public mercredi.
Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal remontent tous deux d'un point, respectivement à 27% et 26% d'intentions de vote par rapport au précédent sondage CSA du 7 mars.
Dans l'étude d'opinions CSA du 28 février, la candidate socialiste et son adversaire de l'UMP faisaient jeu égal à 29%.
Entre le 7 et le 14 mars, Jean-Marie Le Pen reste stable à 14%.
Tous les autres candidats figurant dans le classement - neuf au total - restent sous la barre des 2%, notamment la candidate des Verts, Dominique Voynet, créditée d'un pour cent d'intentions de vote.
Au deuxième tour, Nicolas Sarkozy l'emporterait face à Ségolène Royal par 53% contre 47%.
Plus d'un sondé sur quatre (27%) annoncent leur intention de s'abstenir, de voter blanc ou nul.
L'institut CSA "rappelle que ces résultats d'intentions de vote doivent être interprétés comme des rapports de force à la date de l'enquête et en aucun cas comme prédictifs des résultats du jour du vote".
Le sondage a été réalisé par téléphone auprès d'un échantillon national représentatif de 905 personnes âgées de 18 ans et plus.

http://www.boursier.com/vals/all/francois-bayrou-recule-de-trois-point-a-21-selon-un-sondage-feed-21875.htm

Par Pierre Koetschet - Publié dans : 20 minutes
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