Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /2007 03:20
Dans ce livre d'entretiens, elle répond aux questions politiques et personnelles de Marie-Françoise Colombani, éditorialiste au magazine Elle.

http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-887632@51-822961,0.html

 

Quand Bernadette Chirac dit de vous : "Elle a un look, un style, elle peut gagner", c'est flatteur ou réducteur ?

Tous les compliments sont bons à prendre, d'où qu'ils viennent ! Même s'ils sont, peut-être, une flèche décochée contre d'autres. En plus, ce compliment-là m'a été fait par une femme intelligente dont je ne partage pas les idées mais dont j'estime la ténacité et la capacité de résister à ce qu'on appelle les entourages . Elle en a bavé, mais elle a su garder et même reconquérir sa dignité.

Chapeau.

En 2005, vous n'avez pas hésité à vous afficher avec Simone Veil pour défendre le "oui" à la Constitution européenne. Aujourd'hui, à l'UMP, on parle des sarkozystes de gauche. Le clivage idéologique droite-gauche est-il dépassé ?

Je ne me suis pas affichée avec Simone Veil : nous avons accepté la proposition de dialoguer sur l'Europe dans les pages du journal Elle. C'est une femme que je respecte, qui a fait preuve de courage. Sur bien des sujets, nous n'avons pas les mêmes convictions, mais je n'ai pas besoin de partager toutes ses opinions politiques pour la considérer comme une femme de qualité. Son engagement européen est profond. Le mien aussi et mes priorités pour l'Europe ne sont pas toutes les mêmes que les siennes. Je veux une Europe qui protège contre les délocalisations. Mais je n'oublie pas qu'elle a défendu, contre une partie de la droite qui l'a alors traitée de manière infâme, la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse, qui est, pour toutes les femmes, un grand progrès.

Cela n'a rien à voir avec l'illusion d'un dépassement du clivage entre la droite et la gauche. Ce clivage n'a pas perdu de son actualité. Vous observerez d'ailleurs que c'est toujours à droite qu'on prétend l'effacer... La droite et la gauche, dans notre histoire, ça vient de loin : de la Révolution française, de la naissance de la République. Cela structure de longue date deux visions du monde, deux projets de société et c'est très bien car cela permet aux Français de choisir en connaissance de cause ce qu'ils veulent pour leur pays. Prétendre brouiller les frontières, c'est se moquer d'eux. Ou avoir des appétits de carrière personnelle qu'on espère mieux satisfaire en changeant de camp mais sans avoir à assumer un ralliement politique... Ou surfer sur le doute envers les politiques.

J'aime que les choses soient nettes mais je n'apprécie pas le sectarisme ou le dogmatisme et je comprends que les électeurs ne veuillent pas être instrumentalisés.

Je n'écarte jamais la possibilité de certains combats communs pour quelques causes d'intérêt national qui n'opposent pas forcément la droite et la gauche. L'art de la bonne distance, en politique, c'est important : ni trop près, car la confusion des genres n'est pas bonne pour la démocratie, ni trop loin au point de ne pouvoir se comprendre et se parler.

Pour moi, l'égalité ne se borne pas aux droits théoriques des citoyens devant la loi : le combat contre tout ce qui fabrique de l'inégalité des chances et contre sa reproduction héréditaire est au cœur de mon engagement. Jaurès, en son temps, a très bien dit cela : "Il faut subordonner les lois brutales de la concurrence aux lois supérieures de la vie." Il faut donner à chacun les moyens de prendre effectivement sa vie en main, faute de quoi nul ne peut réellement répondre de ses actes. La liberté et la responsabilité individuelles supposent le renforcement des solidarités et des garanties collectives. Pas leur affaiblissement. Je ne pense pas, moi, qu'il y ait des sujets de gauche et des sujets de droite mais il y a bien des façons de gauche et des façons de droite d'y répondre. Il suffit de voir les débats à l'Assemblée nationale.

Si vous êtes élue, ce sera une première à plusieurs titres : première femme présidente, premier couple non marié à l'Elysée et surtout premier duo politique. On imagine que la dernière situation n'est pas la plus facile.

Je reconnais que la situation n'est pas ordinaire et je comprends qu'elle puisse soulever quelques curiosités. Mais, en dehors du fait que c'est de l'ordre de ma vie privée, je peux quand même vous dire une chose : je trouve mes enfants absolument formidables. Ils me soutiennent, chacun à sa façon. François aussi. Je pense tout le temps à eux car il faut vraiment qu'ils soient équilibrés pour rester sereins dans cette épreuve. Ils s'entraident en notre absence. Cela les mûrit, les responsabilise. Je pense qu'ils sont solides parce que leurs parents, malgré les rumeurs, sont forts et aimants. Pour répondre à votre question, oui, nous sommes toujours ensemble et oui, nous vivons toujours ensemble. Si cela n'était pas le cas, je peux vous dire qu'avec le nombre de paparazzi qui nous suivent, cela se saurait !

Bien qu'ayant demandé François Hollande en mariage dans l'émission Saga, et malgré la proposition d'Oscar Temaru de célébrer vos noces en Polynésie, vous n'êtes jamais passés devant le maire, pourquoi ?

C'est vrai que j'aurais adoré répondre, avec François et les enfants, à l'invitation d'Oscar Temaru en Polynésie, pour reconstituer nos forces et emmagasiner des souvenirs de rêve avant le choc de la campagne. Cela aurait été follement romantique, un mariage en pirogues et à l'autre bout du monde! L'entourage de François l'en a dissuadé, par crainte du spectacle et sans doute du ridicule. Moi, je crois que la crainte du ridicule, il faut s'asseoir dessus quand on a envie de saisir un bonheur inattendu qui passe. Mais bon, je n'ai pas insisté. Nous n'avons pas besoin de cela pour nous aimer.

Vous préconisez des internats de quartier pour les élèves difficiles. Comment organiser ce système ?

Les internats de proximité que je préconise ne sont pas uniquement destinés à des élèves difficiles mais aussi à des élèves qui rencontrent des difficultés familiales et qui ne trouvent pas chez eux les conditions matérielles ou psychologiques propices à leur réussite scolaire. A ceux aussi qui veulent mettre un peu de distance, au profit de leurs études, avec la pression ou les tentations du quartier. Ces internats permettraient également de soulager les parents pendant la semaine sans les disqualifier. Pour les élèves les plus perturbés et perturbateurs, je propose des internats et des classes-relais, plus éloignés et avec un encadrement adapté, où les enfants peuvent être repris en main pendant une période de transition avant de retourner dans le système scolaire ordinaire. La pension, ce fut longtemps le privilège de ceux qui en avaient les moyens. J'ai été pensionnaire et j'ai toujours estimé que ce cadre m'avait aidée à réussir mes études. Je suis pour que, de nos jours, toutes les familles aient accès à des internats bons à vivre pour les élèves et bénéfiques pour leur parcours scolaire. En arrivant dans la région que je préside, j'ai trouvé certains internats dans un état calamiteux. Je les ai rénovés et équipés d'ordinateurs ; j'ai affecté des animateurs culturels dans les lycées et cela a entraîné un tel boom des demandes qu'aujourd'hui on manque de places !

Quels souvenirs gardez-vous de Mai-68 ?

J'étais alors au collège dans les Vosges, à Charmes, et il ne m'en parvenait que des échos très assourdis. C'est surtout après que j'ai mesuré l'ampleur de ce que la révolte étudiante puis les grèves avaient provoqué dans tout le pays. Je ne suis pas une soixante-huitarde mais je ne partage pas le procès fait à Mai-68. François Mitterrand a eu ces mots très justes : "Si la jeunesse n'a pas toujours raison, la société qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort." Il faut se souvenir de l'ordre moral et patronal qui régnait alors, du carcan dans lequel la société se sentait à l'étroit. La France des "trente glorieuses" avait ses avantages mais elle n'était pas radieuse pour tous et surtout pas pour toutes ! Que le mouvement de Mai ait charrié pas mal d'illusions lyriques, de confusions et de naïveté, c'est sûr. Mais il a aussi fait passer sur le pays un formidable souffle de liberté et d'égalité. Il a dépoussiéré la gauche. Il a accéléré la déstalinisation des esprits. Il a permis l'affirmation d'un antitotalitarisme de gauche qui était, avant cela, bien minoritaire et bien peu audible. Nous lui devons, sur le plan syndical, des conquêtes qui nous semblent aujourd'hui aller de soi. Il fut enfin, ce mois de mai, cet émoi de mai, un moment d'imagination politique dont je ne connais pas tellement d'autres exemples dans l'histoire récente de France. Les conservateurs, eux, en ont gardé un souvenir épouvanté. Pour des raisons exactement opposées.

Les politiques ne reçoivent de compliments qu'au moment de leur oraison funèbre. Rédigez votre épitaphe aujourd'hui.

C'est un exercice terriblement immodeste et pas facile ! Pourquoi pas : "Elle comprenait les Français et a servi la France avec courage ?"

Quand Benoît XVI condamne ouvertement la violence de l'islam lors d'un discours, est-ce pour vous une maladresse ou au contraire une prise de position salutaire ?

Ce n'était pas une maladresse : Benoît XVI est un universitaire érudit qui sait le poids des mots. Ce n'était pas non plus une prise de position salutaire, car l'élément central de son discours à Ratisbonne n'est pas la condamnation de l'instrumentation violente de l'islam, que la majorité des musulmans condamne également, c'est une affirmation beaucoup plus contestable : la religion chrétienne, qu'il définit comme née de la rencontre de la foi biblique et de la pensée grecque, serait, selon lui, la seule à avoir un rapport privilégié avec la Raison et constituerait, aujourd'hui comme hier, le fondement identitaire de l'Europe. C'est oublier que la philosophie grecque nous est revenue grâce aux traducteurs arabo-musulmans et qu'au Moyen-Age les principaux penseurs qui débattaient entre eux des rapports de la foi et de la raison étaient chrétiens, juifs et musulmans.

Plus tard, l'Inquisition ou les bûchers sur lesquels on brûla des milliers de femmes accusées de sorcellerie n'ont pas spécialement témoigné des noces harmonieuses du christianisme et de la Raison. Même chose pour les guerres de Religion qui ensanglantèrent l'Europe. Et nous savons, en France, ce qu'il en coûta, en 1905, de séparer l'Eglise catholique et l'Etat. S'en souvenir n'est pas faire insulte à l'Eglise d'aujourd'hui mais mesurer le chemin parcouru. (…) Quant à l'Europe, une chose est de prendre la mesure de l'influence qu'a eue le christianisme sur son histoire au long cours, une autre est d'affirmer que son fondement est chrétien. L'Europe n'est ni une religion ni une géographie : c'est un projet politique, porté par ceux qui croient au ciel et ceux qui n'y croient pas. Nos concitoyens musulmans sont des Européens à part entière car l'Europe, contrairement à ce qui s'en dit dans certains cercles de droite, n'est pas un club chrétien : rappelez-vous les malheureux citoyens de Bosnie-Herzégovine, si souvent musulmans et si puissamment européens ! Je n'ai pas à me prononcer sur la théologie, cela regarde les croyants. Mais parce que le pape est une autorité morale dont la voix porte dans le monde, j'espère qu'il n'apportera jamais sa caution à la théorie désastreuse et simpliste du choc des civilisations.

Si vous ne deviez garder qu'un seul livre ?

Ce serait un recueil de poésies. Lequel ? Difficile à dire, mais s'il fallait vraiment n'en garder qu'un je choisirais Les Contemplations, de Victor Hugo. Des vers à la fois apaisants, profonds et puissants.

Pour ou contre l'entrée de la Turquie dans l'Europe ?

J'y suis favorable sur le principe mais pas maintenant, car l'Europe est en panne et, avant de l'élargir, il faut la relancer. On m'a reproché d'avoir dit que ma position serait celle du peuple français. Eh bien, oui ! Car l'adhésion de la Turquie sera, le moment venu, soumise en France à un référendum dont le résultat dictera la position que le chef de l'Etat aura mission de défendre.

A terme, la Turquie a vocation à rejoindre l'Europe à condition qu'elle satisfasse aux critères d'adhésion, qui ne sont pas seulement économiques et comptables mais également démocratiques. On ne doit pas opposer à la Turquie un argument géographique : l'Europe n'est pas un territoire – Paul Valéry la définissait comme un petit cap asiatique – mais un projet politique. L'argument religieux ne tient pas non plus : un pays dont la majorité de la population est musulmane a parfaitement sa place dans une Europe qui n'est pas un club de nations chrétiennes et compte depuis des siècles, dans les pays de l'Est et des Balkans qui l'ont rejointe, des millions de musulmans pleinement européens. Du point de vue géostratégique, l'Europe a beaucoup à gagner à l'intégration de la Turquie. Quelle belle démonstration dans un monde hanté par le choc des civilisations ! Les démocrates turcs en sont ardemment partisans, car la perspective européenne aide à y consolider un Etat de droit. Elle les aide aussi dans leur combat contre ce négationnisme d'Etat qu'est le refus de reconnaître le génocide arménien. Beaucoup de solides raisons militent donc pour accueillir dans l'Union un pays qui est membre depuis longtemps du Conseil de l'Europe.

Les motifs pour lesquels je n'y suis, dans l'immédiat, pas favorable ne tiennent pas à la Turquie mais à l'Europe : elle a besoin d'une pause et d'un temps de stabilisation de ses frontières, car, aujourd'hui, la plupart de ses habitants ne savent plus où elle commence et où elle s'arrête, à quoi elle sert et où elle va. L'Europe a besoin, je le répète, de faire la preuve de son utilité concrète dans la vie quotidienne de ceux qu'elle réunit déjà. Ses élargissements successifs sans consultation populaire ont été vécus comme un déni démocratique et, souvent, une dilatation angoissante : de plus en plus de pays membres mais un projet politique et social de plus en plus flou. Or qui sont aujourd'hui les plus chauds partisans de son élargissement maximum ? Ceux qui réduisent l'Europe à un grand marché le moins régulé possible (…).

http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-887632@51-822961@45-1,0.html

 

 

Ségolène Royal se dévoile dans un livre d'entretiens

 

Elle consent dans le livre "Maintenant" à lever un peu le voile sur des aspects méconnus de sa personnalité, de sa famille et sa vie de couple

 

Elle possède un "I-Pod", confesse des penchants romantiques et "trop d'amour-propre": si elle entend protéger sa vie privée, Ségolène Royal consent dans le livre "Maintenant" à lever un peu le voile sur des aspects méconnus de sa personnalité, de sa famille et sa vie de couple avec François Hollande, non sans humour, mais coupant ainsi court aux "rumeurs".

En déclarant sa candidature fin septembre, elle avait dit vouloir "protéger" sa famille des "épreuves". Dans ce livre d'entretiens de 335 pages avec l'éditorialiste de "Elle" Marie-Françoise Colombani à paraître mardi, et dont l'Associated Press a obtenu copie, la candidate du PS se livre par petites touches. Pour la première fois, elle explique que "franchement non" elle ne pense pas à l'Elysée depuis longtemps, même si elle avait envisagé de se présenter en 1995. "Ensuite, je n'y ai plus pensé pendant douze ans", assure-t-elle. "En 2006, j'ai rencontré un écho dans l'opinion et chez les militants. Et je me suis engagée".

Piquante, elle s'amuse de ses surnoms. Parfois taxée de "Mère la pudeur", elle rétorque qu'elle n'est "pas rabat-joie, ni coincée". "J'aime bien Zapatera, symbole de la victoire". Comparée à Bécassine, elle réplique par l'humour et égratigne au passage Nicolas Sarkozy: "Les Bécassines, ce sont les jeunes filles bretonnes qui arrivaient à Paris pour les emplois difficiles. Elle est pleine de bon sens, Bécassine! Mieux vaut, pour rester dans la bande dessinée, être Bécassine plutôt qu'Iznogoud"...

Mère de quatre enfants et non mariée, la première femme à avoir une chance d'entrer à l'Elysée "comprend" les "curiosités", mais s'agace des "rumeurs" sur le couple qu'elle forme avec le Premier secrétaire du PS: "Oui, nous sommes toujours ensemble et oui, nous vivons toujours ensemble". "Au moins, quand on est une femme, on ne peut pas vous inventer un enfant caché!", soupire-t-elle. Elle s'indigne du surnom "peu finaud" de "Monsieur pièces jaunes" attribué à son compagnon, qui l'a "blessée plus que lui". "Il aurait fait un excellent candidat si les circonstances avaient été réunies", le défend-elle, avouant avoir éprouvé de la culpabilité vis-à-vis de lui à avoir été ministre de François Mitterrand. Mais pas à avoir été investie candidate par le PS.

L'occasion de revenir sur l'hypothèse d'un mariage en Polynésie, évoquée un temps dans la presse suite à l'invitation d'Oscar Temaru. "Cela aurait été follement romantique, un mariage en pirogues et à l'autre bout du monde! L'entourage de François l'en a dissuadé, par crainte du spectacle et sans doute du ridicule", confie-t-elle. "Nous n'avons pas besoin de cela pour nous aimer".

Côté loisirs, on découvre que l'ancienne ministre possède un baladeur numérique I-Pod. "J'aime tout. De la musique classique à la chanson populaire", sauf "le hard-rock", écrit-elle, citant Debussy, Diam's ou Benabar. "Quand je veux m'isoler, je mets mes écouteurs et je m'enveloppe de musique". Son film culte est "La Leçon de piano", son livre fétiche "Les Contemplations" de Victor Hugo. Et si elle quittait la France, elle s'installerait en Italie pour "le soleil et la Méditerranée".

A la rubrique "défaut", Ségolène Royal confesse "trop d'amour-propre", ce qui peut l'"amener parfois à être un peu cassante" si elle est "agressée". Sa principale qualité: "l'honnêteté".

"Pas pratiquante", elle "prend le temps de méditer". Et a même pensé à son épitaphe: "Elle comprenait les Français et a servi la France avec courage".

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20070324.FAP1823/segolene_royal_se_devoile_dans_un_livre_dentretiens.html

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Sondage

Au pemier tour, Sarkozy perd deux points, Royal en gagne un, selon Ifop-JDD

http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-887664@51-841384,0.html

 

Nicolas Sarkozy l'emporterait sur Ségolène Royal par 51,5 % des voix contre 48,5 %, si le second tour de la présidentielle avait lieu dimanche, selon un sondage Ifop à paraître dans le JDD. Le premier tour a été testé sur les onze candidats ayant affirmé avoir rassemblé les parrainages nécessaires pour concourir, ainsi que sur José Bové, qui demeurait alors incertain.
Le candidat de l'UMP recueillerait 26 % des suffrages (-2), la candidate socialiste 24 % (+1), François Bayrou (UDF) 22,5 % (-0,5) et Jean-Marie Le Pen (FN) 14 % (+1). Tous les autres candidats sont crédités de scores faibles : 3 % pour Arlette Laguiller de LO (+1), 3 % pour Olivier Besancenot de la LCR (-0,5), 2 % (=) pour Marie-George Buffet (PCF), 2 % pour José Bové (+0,5), 1,5 % pour Dominique Voynet des Verts (+0,5), 0,5 % pour Frédéric Nihoux de CPNT (-0,5) 1,5 % pour Philippe de Villiers du MPF (+0,5). Gérard Schivardi, soutenu par le Parti des Travailleurs, n'atteint pas 0,5 %.

A un second tour organisé dimanche prochain, Nicolas Sarkozy l'emporterait sur Ségolène Royal par 51,5 % (-0,5) contre 48,5 % (+0,5).

5 % des personnes interrogées ne se sont pas prononcées.

http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-887664@51-841384,0.htm

Par Marie-Françoise Colombani - Publié dans : Le Monde
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