certains dénoncent des "pratiques berlusconiennes"
http://abonnes.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-31007831@7-37,0.html
Les relations du président Nicolas Sarkozy avec les médias inquiètent syndicats, partis politiques de gauche et ONG, dont certains dénoncent des "pratiques berlusconiennes" qui menacent la liberté de la presse.
Laurent Solly, ancien directeur adjoint de la campagne du chef de l'Etat, a rejoint mercredi le groupe Bouygues et sera nommé "en temps voulu" à la direction générale de TF1, la première chaîne de télévision française avec une part d'audience de 31,6% en 2006.
Cette nomination intervient après l'arrivée à l'Elysée et à Matignon de deux journalistes, l'une venant du Point et l'autre du Figaro.
De son côté,
"L'affaire Solly est particulière, caricaturale et exacerbée", a-t-il dit à Reuters, dénonçant "toutes ces amitiés qui se font désormais d'une manière totalement décomplexée et au grand jour". "Tout est permis, il n'y a plus à se cacher".
Le Syndicat national des journalistes a jugé la nomination à TF1 de Laurent Solly "extrêmement choquante car elle va mettre un peu plus à mal le lien de confiance entre les citoyens et cette chaîne de télévision".
"On peut craindre que cette nomination ne soit pas la dernière du genre", ajoute-t-il dans un communiqué.
RSF APPELE LES JOURNALISTES A
Robert Ménard, président de Reporters sans Frontières (RSF) a appelé les journalistes à "la vigilance" et à "résister aux pressions".
Nicolas Sarkozy "n'est pas le premier politique à être interventionniste. Ils le sont en général beaucoup. Mais lui, il l'est de façon plus ouverte, plus évidente", a-t-il dit à Reuters.
"Les pressions (..) il y en a toujours eu, mais Nicolas Sarkozy en exerce manifestement plus que d'autres. A nous de résister!", a dit le président de RSF.
Il a insisté sur ses "liens tellement proches avec un certain nombre de médias", citant Arnaud Lagardère, président du groupe du même nom.
Premier éditeur de magazines au monde avec notamment Paris Match et Elle, le groupe contrôle également la radio Europe 1.
Ami proche du chef de l'Etat, Arnaud Lagardère l'avait présenté, lors d'un séminaire des cadres du groupe Hachette à Deauville en avril 2005, comme "un frère".
Le constructeur Martin Bouygues, P-DG du groupe Bouygues, qui possède 42,9% de TF1 a été l'un des témoins de mariage de Nicolas et Cécilia Sarkozy. Il est le parrain de leur fils Louis.
L'autre témoin de mariage est Bernard Arnault, président du numéro un mondial du luxe LVMH et propriétaire du quotidien économique
Mercredi, le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a dénoncé une "relation consanguine" avec certains groupes de presse, stigmatisant lui-aussi le groupe Lagardère.
La veille, son parti avait déploré une "collusion complètement indécente" et "un mélange des genres".
Pour la Ligue communiste révolutionnaire c'est "un danger" pour la démocratie. Dans un communiqué, la LCR condamne des "pratiques berlusconiennes qui mettent en danger la liberté de la presse et l'indépendance des médias".
Les ministres de gauche de Sarkozy ? Des traîtres, dit-on au PS. Des éclaireurs, affirment leurs proches
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2220/dossier/a345208-f%E9lons_ou_pionniers_.html
Leur ralliement témoigne du malaise de la gauche. Et de l'habileté du président. Carole Barjon raconte comment Nicolas Sarkozy a su cultiver, de longue date, des amitiés à gauche et comment il veut dynamiter le PS
"Il faut qu'on soit plusieurs"
C'est la première chose qui vient à l'esprit de Bernard Kouchner lorsque Nicolas Sarkozy, de retour de Malte, le sollicite pour le Quaid'Orsay. Et c'est ce qu'il répète quelques heures plus tard, au téléphone, à son ami Jean-Pierre Jouyet, ancien directeur adjoint du cabinet de Lionel Jospin, aujourd'hui secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, pour le convaincre, s'il en était besoin, d'entrer au gouvernement. C'est pourquoi aussi il a plaidé auprès du nouveau président de la République pour que le président d'Emmaüs, Martin Hirsch, son ami qui fut son directeur de cabinet au ministère de la Santé, obtienne un secrétariat d'Etat. A d'autres proches, pendant cette folle semaine de tractations, le fondateur de Médecins sans Frontières le redit autrement : « Je ne veux pas être tout seul. »
Kouchner le sait : solitaire, le rallié est un félon. Aux yeux de la gauche, Eric Besson, ancien secrétaire national du PS passé à l'ennemi en pleine campagne présidentielle, fait figure de traître absolu. Groupés, les ralliés ne sont plus jugés sur leur seule démarche, ils posent aussi la question de la capacité de leur ancienne famille, le Parti socialiste, à conserver ses troupes. Traîtres ou éclaireurs ? Félons pour leur ancienne famille, les nouveaux ministres de gauche de Sarkozy se vivent, eux, comme des pionniers. Le ralliement de Kouchner, Jouyet, Hirsch, Besson, les tentations d'Hubert Védrine, de Claude Allègre, de Jacques Attali et peut-être demain de Jack Lang, cela commence à faire beaucoup... Pourquoi tous ces hommes de gauche ont-ils dit oui, chacun à sa manière - portefeuille ministériel ou mission future - à Sarkozy ? Pourquoi d'autres sont-ils tentés ? Peut-on réduire ces disponibilités à un vulgaire opportunisme ? Ou à une vocation d'agents doubles, de taupes dormantes ? Peuton déclarer, comme l'a fait François Hollande à propos de son ( ex ?) ami Jean-Pierre Jouyet : « Je le connais depuis trente ans, il a toujours eu des convictions de droite » ? Une affirmation « fausse » qui a choqué leur ami commun l'avocat Jean-Pierre Mignard, fondateur avec les deux précédents du très deloriste club Témoin. Selon lui, Jouyet est « une personnalité de gauche incontestable que le PS n'a pas su gérer et qui aurait dû figurer sur sa liste européenne » . « Tant que le parti fera prévaloir une logique d'appareil , tout ceci se reproduira » , s'énerve Mignard.
Tous des atypiques ?
Tous des atypiques, entend-on dans la vieille maison. Atypique, Védrine, certes plus mitterrandiste que socialiste orthodoxe, mais ministre de Jospin pendant cinq ans ? Atypique, Kouchner, certes plus militant de la cause humanitaire que distributeur de tracts du PS, mais témoin essentiel de la cause anti-totalitaire ? Atypique, Jouyet, certes plus représentatif de la haute fonction publique que de la base, mais qui fut un pilier du cabinet Jospin ? Atypique, Besson, venu de l'entreprise privée, mais députémaire socialiste ayant réussi son implantation locale ? Atypique, Martin Hirsch, auteur d'un rapport remarqué sur les travailleurs pauvres et promoteur du revenu de solidarité active que Ségolène Royal avait adopté dans son programme ? Atypique, enfin, Claude Allègre, grande gueule mais fidèle de Jospin ? Sans doute un peu, chacun à sa manière. On peut les voir comme des aventuriers ou des ambitieux.
Mais tous ont apporté leur pierre à la gauche et ont contribué à élargir son assise.
L'ouverture au monde ou à l'entreprise pour les uns, le réalisme économique ou l'ancrage associatif et la noblesse de l'action caritative pour les autres.
Si vous voulez faire bouger les choses…
Voilà ce que Sarkozy, pourtant le champion de la droite décomplexée, espère avoir volé à la gauche en moins d'une semaine. 8 mai. Après un jour de repos à Malte, le nouveau président décroche son téléphone. Premier sur sa liste : Hubert Védrine, aujourd'hui avocat international et président de l'Institut François-Mitterrand. Sarkozy, alors ministre du Budget, l'a connu en 1993, sous la deuxième cohabitation, celle de Mitterrand-Balladur. Védrine était secrétaire général de l'Elysée. A l'époque, Sarkozy, qui caresse déjà de grandes ambitions, s'intéresse de près au fonctionnement du palais présidentiel, pose beaucoup de questions, apprend, emmagasine tout. Sarkozy aime les pros, et Védrine en est un. Parfois vu à gauche comme un cynique, c'est un adepte de la realpolitik. Il parle clair et va droit au but. Tout pour plaire à Sarkozy, qui n'aime pas non plus les discours contournés. Ils n'entretiennent pas de relations suivies mais ont quelquefois déjeuné ensemble. Védrine n'est "demandeur de rien", mais il accepte le principe d'une discussion. Pour lui, l'élection présidentielle crée une situation nouvelle. Il n'est pas dupe de l'aspect tactique de la tentative d'ouverture, mais il croit à la mise en commun des compétences, gage de la crédibilité d'une politique. De retour à Paris, le chef de l'Etat le reçoit, vendredi 11 mai, dans ses bureaux de la rue Saint-Dominique. Il veut lui confier le ministère de la Justice. Refus. L'ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin ne veut pas endosser à ce point la future politique gouvernementale. Pour lui, la politique étrangère est l'un des rares domaines où "une approche non partisane est possible" . Sarkozy est d'accord : "Je ne suis pas l'atlantiste que l'on croit", lui dit-il. L'entretien achoppe cependant sur les attributions du Quai-d'Orsay que Sarkozy envisage de réduire au profit d'autres ministères ( délivrance des visas et coopération notamment ) mais aussi des Affaires européennes, qu'il veut alors rattacher à Matignon, et du pouvoir qu'il entend conférer à Jean-David Levitte, responsable d'un conseil de Sécurité à l'Elysée. Mais Sarkozy a d'autres fers au feu. Fort de ses 53 % au second tour, le nouveau président de la République veut une ouverture large. Entre-temps, il a donc déjà pris d'autres contacts, notamment avec Bernard Kouchner, qu'il sait disponible. Il les connaît, lui et sa femme, Christine Ockrent, depuis longtemps. Certes, l'ancien ministre socialiste de la Santé dénonçait encore, un mois auparavant, "la pêche dans les eaux de l'extrême-droite" du candidat de l'UMP, mais l'important n'est pas là. Ne s'est-il pas dit, en décembre 2006, "prêt à travailler dans un gouvernement d'union nationale, une véritable équipe de France", si Sarkozy était élu ? N'at-il pas lancé, au soir du second tour, un appel à une alliance avec le centre ? Avec Kouchner, qu'il reçoit plusieurs fois entre le 9 et le 17 mai, jour de la nomination du Premier ministre, les choses vont plus vite. L'ancien French doctor, qui bénéficie d'une certaine manière de l'échec de la négociation avec Védrine, obtient facilement de conserver les Affaires européennes, condition sine qua non à son entrée au gouvernement. Il recommande aussi ses amis Jean-Pierre Jouyet et Martin Hirsch. Conseil inutile. Sarkozy y a déjà pensé.
Dès le mercredi 9 mai, Emmanuelle Mignon, aujourd'hui directeur de cabinet du président, puis Claude Guéant ont pris contact avec Martin Hirsch pour lui offrir un poste de conseiller à l'Elysée. Le soir même, Sarkozy, rentré de Malte dans l'après-midi, le reçoit rue Saint-Dominique et lui propose un secrétariat d'Etat. "Vous connaissez comme moi la complexité des structures de l'Etat , lui dit-il, et vous vous plaignez de ses lourdeurs. Si vous voulez faire bouger les choses, il vous faut des leviers. Vous ne pouvez pas vous contenter d'être un demi-levier ." Et Sarkozy ajoute : "Je peux me permettre d'avancer sur le terrain social car mon score de 53 % veut dire que j'ai été élu aussi avec des voix de gauche."
Hirsch réserve sa réponse. Le président d'Emmaüs avait déjà accepté de rencontrer, le 1 er février dernier, Place-Beauvau, celui qui était alors ministre de l'Intérieur et qui lui avait envoyé une très longue lettre avant de le croiser aux obsèques de l'abbé Pierre. Il juge que le candidat Sarkozy a évolué pendant sa campagne sur les minima sociaux. Ce 9 mai, il est tenté, mais il hésite. La fonction ministérielle le gêne. Il ne veut pas endosser toute la politique gouvernementale et aimerait conserver sa liberté de parole. Il veut aussi contribuer à la mise en oeuvre de son idée de revenu de solidarité active. Il ne veut ni se défiler ni surtout se retrouver en position de conflit avec le nouveau pouvoir, position qui serait préjudiciable à sa cause. Après quatre jours de réflexion et d'échanges de messages avec Bernard Kouchner, il envoie, le dimanche 13 mai, un texto à Mignon et Guéant pour suggérer la création d'un haut-commissariat aux Solidarités actives contre la Pauvreté. L'accord est entériné dès le lendemain au cours d'un dernier rendez-vous avec le président de la République.
Avec Jouyet, les choses vont encore plus vite. Sarkozy l'a connu comme directeur du Trésor en 2004 lorsqu'il était ministre des Finances. Appréciant sa compétence, il avait alors refusé sa démission – "On va voir, rien ne presse" - avant de le nommer plus tard ambassadeur chargé des questions économiques internationales. A l'époque, les deux hommes s'apprécient, échangent beaucoup lors des conseils des ministres européens, où Sarkozy s'ennuie ferme. Le ministre le présente alors fréquemment comme son "socialiste préféré", voire, un peu plus tard, comme un "sarkozyste de gauche". Ce samedi 12 mai, lorsque Sarkozy, alors installé au pavillon de la Lanterne à Versailles, l'appelle pour lui proposer le secrétariat d'Etat aux Affaires européennes, le social-libéral Jouyet ne tergiverse pas : c'est oui. "La relance de l'Europe m'intéresse et elle transcende les clivages." Reste le cas d'Eric Besson, qui a officiellement rallié le candidat UMP avant son élection. A-t-il failli passer à la trappe après le coup de fil de Ségolène Royal à Sarkozy le 6 mai au soir ? Après avoir félicité le nouveau président pour son élection, l'ex-candidate du PS lui a demandé "une seule chose" : ne pas prendre Besson au gouvernement. Mais le veto Royal n'est pas la seule chose qui inquiète Besson. Après toutes ces grosses prises emblématiques comme Kouchner ou Hirsch, vaut-il encore quelque chose pour la galaxie Sarkozy ? Le président, qu'il revoit le 15 mai, puis François Fillon le rassurent : "Tu n'imagines pas les pressions de la gauche pour qu'on te laisse sur le carreau", lui dit le futur Premier ministre, avant de lui proposer le secrétariat d'Etat à la Prospective, placé sous sa responsabilité.
Zarkozy s'intéresse à la gauche depuis longtemps …
Si Sarkozy a pu réussir son opération de débauchage, c'est qu'il s'intéresse à la gauche, à son fonctionnement, à sa stratégie, à ses élus depuis longtemps, beaucoup plus longtemps qu'on ne croie.
Depuis près de vingt ans, il cultive les amitiés à gauche, Jacques Attali, habitant de Neuilly, ou l'historien Jean-Michel Gaillard, aujourd'hui décédé. Il a connu cet ancien conseiller de Mitterrand à l'Elysée, par l'intermédiaire du producteur Jacques Kirsner, ancien trotskiste. C'est ce dernier qui produira le film qu'ils réaliseront ensemble - Gaillard en sera le scénariste - sur la vie de Georges Mandel dont Sarkozy avait écrit la biographie. Lorsque Gaillard mourra d'un cancer, Sarkozy lui rendra un bel hommage dans "le Journal du Dimanche". Il a aussi su séduire l'historien Max Gallo. Dans la sphère politique, Sarkozy a toujours entretenu à l'Assemblée nationale de bonnes relations avec Julien Dray, qui jugeait qu'"il aurait pu être gaucho car il conceptualise tout de suite", ou avec Malek Boutih, qui avait expliqué, avant de se faire taper sur les doigts par le PS, que Sarkozy "redonnait l'envie de la politique". Autre vieilles connaissances : Bernard Tapie et Jack Lang, que Brice Hortefeux, fidèle du nouveau chef de l'Etat, rencontre régulièrement.
"Quand on est fort, il faut ouvrir"
Aujourd'hui en charge du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, Hortefeux a joué un rôle non négligeable dans la préparation des ralliements et d'éventuels renversements d'alliances. C'est lui qui avait lancé voici plus d'un an la Diagonale, club de sarkozystes de gauche, organisateur de tables rondes auxquelles ont participé Jean-Marie Bockel, député-maire socialiste de Mulhouse, le producteur Marin Karmitz ou Richard Descoings, ancien conseiller de Jack Lang et directeur de Sciences-Po. C'est Hortefeux qui prépare, avec la complicité de son voisin régional l'ancien ministre Michel Charasse, la venue en Auvergne du candidat Sarkozy entre les deux tours. Charasse, poids lourd de la mitterrandie - encore un - réservera à Sarkozy, le 27 avril, un accueil républicain remarqué dans sa mairie de Puy-Guillaume, destiné, dit Hortefeux, à "stopper la diabolisation" . Le nouveau président de la République en est depuis toujours "génétiquement convaincu", selon son ami Brice Hortefeux : "Quand on est fort, il faut ouvrir". Notamment pour couper court aux inévitables critiques sur l'omnipotence d'un Etat-UMP. Ouvrir à gauche donc, mais aussi aux chiraco-juppéistes et aux centristes, comme l'ont fait avant lui Giscard ou Mitterrand et, rupture oblige, comme ne l'avait pas fait Chirac avec les balladuriens. Mais, à en croire ses proches, les motivations de Sarkozy ne seraient pas purement politiques. On aurait tort, selon eux, de sous-estimer l'effet qu'a produit le "tout-sauf-Sarko" sur l'intéressé. "Pourquoi tant de haine ?" , at-il répété en fin de campagne.
Le nouveau monarque veut aussi être aimé ....
Parallèlement à la constitution du gouvernement et à ses ralliements spectaculaires, Sarkozy, entre deux joggings, s'attaque donc aussi aux partis de gauche. Son objectif est clair : déstabiliser un peu plus la gauche avant les législatives, bien sûr, dynamiter le Parti socialiste, notamment en cherchant, grâce aux manoeuvres de Bernard Tapie, à le couper du PRG, son allié traditionnel. Mais surtout écraser Bayrou, ce Bayrou qui a tenté de le tuer et qui l'a assimilé au CAC 40. En attirant à lui des hommes et femmes de gauche, en chassant sur les terres radicales, il veut l'asphyxier. Sarkozy veut "lui faire la peau", dixit un proche. Le "grand parti du centre" annoncé à sons de trompe par François Bayrou ? Sarkozy l'imagine volontiers, comme l'ont pronostiqué certains instituts de sondage, réduit à quatre ou cinq députés... Jeudi 17 mai, dans la matinée, Jack Lang, lui aussi, a rencontré le nouveau président de la République. L'ex-porte parole de Ségolène Royal s'est rendu à l'Elysée en tant que "porte-parole" du Pas-de-Calais... "Une visite technique qui n'avait aucune connotation politique", a déclaré l'ancien ministre de la Culture de François Mitterrand. Peut-être. Mais après les législatives... Un mitterrandiste de plus au tableau de chasse de Nicolas Sarkozy ? Pourquoi pas ? C'est le syndrome de l'enfant boulimique : Nicolas les veut tous.



