

"Ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble ..."
Le suffrage universel a parlé. Je souhaite au prochain président de la République d’accomplir sa mission au service de tous les Français.
Je remercie du fond du coeur les près de 17 millions d’électeurs, de citoyens, de citoyennes, qui m’ont accordé leur confiance. Je mesure leur déception et leur peine. Mais je leur dis que quelque chose s’est levé qui ne s’arrêtera pas. J’ai donné toutes mes forces et je continue avec vous et près de vous.
Je remercie tous les militants qui ont porté ce grand moment démocratique. Bien sûr les militants socialistes mais aussi tous les autres militants de la gauche et de l’écologie, ceux de Désirs d’avenir, et au-delà toutes celles et ceux qui se sont unis dans le mouvement.
Gardons intactes l’énergie et la joie de l’immense rassemblement populaire vibrant de ferveur qui m’ont accompagnée tout au long de cette campagne, ici et dans les outre-mers.
J’ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la gauche. La forte participation traduit un renouveau de notre démocratie, et notamment pour les jeunes, partout dans le pays et en particulier dans les quartiers, qui se sont massivement inscrits pour voter. Bravo à tous ces jeunes pour cet engagement civique qui rappelle à la République le devoir de respect et d’égalité qu’elle a envers eux.
Ce que nous avons commencé ensemble nous allons le continuer ensemble. Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche et la recherche de nouvelles convergences au-delà de ses frontières actuelles. C’est la condition de nos victoires futures.
Je serai au rendez vous de ce travail indispensable et j’assumerai la responsabilité qui m’incombe désormais. Mon engagement et ma vigilance seront sans faille au service de l’idéal qui nous a rassemblé et nous rassemble et qui va, j’en suis sûre, nous rassembler demain pour d’autres victoires.
Gardez confiance. Gardez intact votre enthousiasme, restez mobilisés. D'autres rendez-vous démocratiques nous attendent. Et je continue le combat commencé avec vous. Ce que nous avons entrepris pour la France portera ses fruits, j'en suis sûre. Ensemble nous ferons vivre l'espérance. C'est ma conviction de femme de gauche et de progrès. Vive la République, Vive la France.
Soutiens polynésiens
à
Ségolène Royal
pour la refondation
du parti socialiste
Nicolas Sarkozy est sorti de sa réserve pour évoquer la TVA sociale
http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200724/tva-sociale-star-du-scrutin-_29264.html
Le communiqué de l'Elysée a été transmis aux rédactions jeudi peu avant 20 heures. Face à l'ampleur que prend le sujet, Nicolas Sarkozy en personne, alors qu'il avait promis de rester muet jusqu'à dimanche, jour du second tour des élections législatives, s'est emparé de la question qui fâche: celle de la possible mise en oeuvre d'une TVA sociale par le gouvernement. Le texte se veut rassurant: "Le Président de la République précise qu'il n'acceptera aucune augmentation de la TVA dans sa forme actuelle qui aurait pour effet de réduire le pouvoir d'achat des Français. (...) Aucune décision ne sera prise dans l'attente d'études et de la consultation des partenaires sociaux. Les conclusions seront tirées à la fin de l'été."
Fort du soutien présidentiel, le Premier ministre, dans une interview parue vendredi dans Le Figaro, a lui aussi assorti d'infimes précautions la mise en place de la mesure: Celle-ci ne sera effective "que si nous avons la certitude qu'elle n'entraînera pas une hausse des prix". "Le but, c'est d'améliorer le pouvoir d'achat des Français, pas de le réduire ni d'augmenter les prélèvements obligatoires", a martelé le locataire de Matignon. S'immisçant sur un terrain politique quelque peu glissant depuis dimanche pour le gouvernement, le député de la Sarthe, tout en rappelant que Dominique Strauss-Kahn avait proposé au PS l'idée d'une TVA sociale, estime que les socialistes "sont prêts à bruler une idée qu'ils jugeaient bonne pour sauver un ou deux sièges de députés ! Ma conviction est que, dimanche, cette stratégie sera durement sanctionnée."
Hollande tire à vue
A gauche, évidemment, on espère le contraire. En guise de bonne nouvelle, et elles ne sont pas légion en ce moment du côté de la rue de Solférino, une étude paru ce vendredi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France affirme que 60% des personnes sondées s'opposent à l'idée d'une TVA sociale. Du coup, chancelant à la tête du Parti socialiste, François Holllande, en ballotage favorable dimanche dans sa circonscription de Tulle, a, lui, repris du poil de la bête jeudi à la tribune devant ses supporters : "Pendant des semaines, on nous avait dit: travailler plus pour gagner plus, et aujourd'hui, cela va être: travailler plus pour payer plus", a raillé le premier secrétaire du PS.
Et d'ajouter: "Faire campagne sur le thème 'grâce à nous, la TVA va passer de 19,6, à 24,6,' même quand on croit être dans la vague, on sent que le vent ne souffle plus dans la bonne direction. Alors, ils ont eu l'idée de confier à une commission le soin de réfléchir sur l'expérimentation de la TVA sociale. Ils l'ont confiée à Borloo, un homme de grande expérience, de grande compétence, et à un dénommé Besson, un homme de grande intégrité morale, sans doute", a-t-il ajouté en référence à l'ancien "Monsieur Economie" de Ségolène Royal, passé avec fracas dans le camp du candidat UMP durant la campagne présidentielle.
Royal dans la rue
Ciblant ses attaques, François Hollande a également épinglé le chef de l'Etat. A trois jours du second tour des élections législatives, Nicolas Sarkozy nous dit: "mais non, ce ne sera pas dans la forme actuelle de la TVA que l'augmentation aura lieu. Bien sûr, ce sera la TVA sociale. Parce que la TVA sociale, c'est la même chose que la TVA, mais tout le monde la paie. C'est pour cela qu'elle est sociale. Alors, ce ne sera pas dans la même forme, mais vous paierez 24,6% de taux de TVA", s'est-il indigné.
Un peu plus au sud, à Toulouse, Ségolène Royal, partie à la rencontre des salariés de SFR inquiets d'un plan prévoyant le transfert de l'activité à des sous-traitants, a également agité le spectre de cette fameuse TVA sociale. "Dès que les élections seront passées, on sait ce que le gouvernement prépare: une augmentation de 5% des impôts sur la consommation". Reste désormais à savoir si la stratégie offensive du PS se traduira dans les urnes par l'endiguement d'une déferlante programmée de l'UMP au Palais Bourbon. Rien n'est moins sûr.
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