L'Express

Samedi 27 mai 2006 6 27 /05 /2006 00:59
Elle fustige également "l'arrogance" et les "haines recuites" de la droite

 

" L'an prochain, nous construirons la France du respect ". " L'alternance, nous la voulons et nous la réussirons ! "  a-t-elle lancé devant un millier de sympathisants réunis à Lorgues, dans le Var.

La très probable candidate à la candidature du PS a également levé un coin de voile sur ce que sera le principal "socle de campagne" des socialistes en 2007.

Le projet socialiste s'articulera ainsi autour de quatre grandes priorités, à commencer par le plein emploi, "un secteur dans lequel le travail sera moins taxé que le capital" et la révolution scolaire, "pour que les enfants n'aillent plus à l'école la peur au ventre face à la violence, ou pour être mis sur une voie d'apprentissage dès 14 ans".

Ségolène Royal a également cité l'environnement, "pour créer dès maintenant la France de l'après-pétrole et des énergies renouvelables défiscalisées" et, enfin, l'Europe, "pour réconcilier une fois pour toutes ceux qui ont voté pour le oui et ceux qui se sont prononcés pour le non, et reconstruire ensemble une Europe de la paix et non pas celle du chômage et des délocalisations".

Organisée par la fédération socialiste du Var, la Fête de la Rose de Lorgues est l'occasion tous les ans à la même époque d'accueillir une personnalité politique de gauche.
Ségolène Royal en a profité pour régler quelques comptes avec la droite. "Qu'ils s'en aillent en 2007. Ils ont fait assez de dégâts, ils ont tout eu, tous les pouvoirs, ils ont tout essayé et tout raté, même les complots entre eux", a-t-elle martelé.

"Ils nous infligent leurs haines recuites, leur arrogance, ils n'exercent le pouvoir que pour eux-même, c'est de la corruption", a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal a ainsi trouvé "choquante" l'amnistie accordée par Jacques Chirac à l'ancien champion olympique Guy Drut. "C'est un manque de respect pour les Français. La justice, ce sont les mêmes règles pour tous, petits ou grands. Ça me rappelle La Fontaine, les animaux malades de la peste : "Selon que vous serez puissants ou misérables..."

Ségolène Royal a enfin fait état de 50.000 nouveaux adhérents au PS à l'échelon national (une hausse de 40 % pour le seul département du Var).

Ce rendez-vous varois était aussi pour les observateurs l'occasion de voir, à une an de la présidentielle, qui des principaux ténors parisiens de son parti s'afficherait aux côtés de la présidente de la région Poitou-Charentes.

Or, il n'y en avait aucun. Pas même Julien Dray, dont la venue avait été pourtant annoncée.

    http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=20777&1837

Par Reuters - Publié dans : L'Express
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Vendredi 2 juin 2006 5 02 /06 /2006 01:34

La cote de confiance de la favorite PS des sondages se maintient à 56% contre 46% pour Sarkozy, 17% pour Chirac et 20% pour Villepin

http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=21039&1937

Selon le baromètre TNS Sofres publié cette semaine par Le Figaro Magazine "La classe politique finit par payer dans son ensemble le détestable climat créé par l'affaire Clearstream", commente la journaliste Sylvie Pierre-Brossolette.
Le président Jacques Chirac perd deux points, avec seulement 17% des 1.000 personnes interrogées les 22 et 23 mai qui affirment lui faire confiance pour résoudre les problèmes de la France. Elles sont 81% à ne pas lui faire confiance.
Le Premier ministre, Dominique de Villepin, perd pour sa part quatre points, avec 20% des sondés qui disent lui faire confiance et 77% qui sont d'un avis contraire.
Même le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP Nicolas Sarkozy et le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo, les membres les plus populaires du gouvernement, sont en baisse.
Si 46% des personnes interrogées souhaitent voir Nicolas Sarkozy jouer un rôle important lors des mois et années à venir, c'est cinq points de moins que dans la précédente enquête.
Le ministre de l'Intérieur est suivi à distance par Jean-Louis Borloo (32% d'opinions favorables, -3 points), la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie (28%, -1 point) et le président de l'UDF François Bayrou (26%, -2 points).
Le président du Front national Jean-Marie Le Pen perd pour sa part deux points, avec 16% des sondés qui le voient jouer un rôle important dans les mois et les années qui viennent.
A gauche, la compagne de François Hollande devance de loin tous ses rivaux présumés ou potentiels pour la course à la candidature présidentielle: 56% des personnes interrogées estiment que Ségolène Royal jouera un rôle important dans les mois et années à venir (comme dans le sondage précédent).
Suivent les anciens ministres socialistes Bernard Kouchner (42%, -1 point) et Jack Lang (39%, -2), le maire PS de Paris Bertrand Delanoë (33%, -1), François Hollande (31% mais +2), les anciens ministres PS Martine Aubry (29%, -1) et Dominique Strauss-Kahn (28%, -2) et l'ancien chef du gouvernement Lionel Jospin (29%, -2).
Quant à l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius, qui fut un artisan de la victoire du "non" au référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne, il ne rallie que 19% d'opinions favorables (à égalité avec la secrétaire nationale du Parti communiste Marie-George Buffet) et perd deux points.
A l'extrême gauche, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire Olivier Besancenot et son homologue de Lutte ouvrière Arlette Laguiller tirent leur épingle du jeu: plus un point pour le premier à 24% et plus deux pour la seconde, à 23%.

Ils font jeu égal avec l'ancienne ministre (Verts) Dominique Voynet (23% mais -1 point).

http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=21039&1937

Par Reuters - Publié dans : L'Express
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Vendredi 11 août 2006 5 11 /08 /2006 00:07

Au PS, les présidentiables poursuivent leur guérilla durant l'été

 

http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=5167

 

Et dans deux semaines, à La Rochelle, place aux grandes offensives

Au mois d'août, le Parti socialiste s'est donné des allures de camp scout: vacances sac au dos. Pour Ségolène, alias Belette stratosphérique, il s'agit de coller à une actualité d'échelle mondiale. Pour Lionel Jospin, dit Cheval de retour, il faut enrayer un scepticisme qui confine à la défiance. Pour Jack Lang, Scribe insatiable, un nouvel ouvrage, sur la fiscalité, doit assurer la rentrée. Enfin, pour Dominique Strauss-Kahn, auquel un proche décerne le totem de Taupe obstinée, il est temps de montrer que le travail souterrain dans le parti n'était pas une fiction. Dans deux semaines, l'université d'été de La Rochelle transformera les scouts en soldats.

Le bus du vendredi

A La Rochelle, le samedi 26 août sera la journée de Jospin et le dimanche 27 celle de François Hollande. Pour le vendredi, les observateurs s'attendent à un affrontement à distance entre Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn. "Ce sera la guerre des autobus", s'amuse déjà un proche de Jospin qui parie que Julien Dray, au service de Ségolène, rameutera plus de militants que ne sauront le faire les partisans de l'ancien ministre de l'Economie. Ces derniers relèvent le défi. Habitués à tenir chaque année une réunion à huis clos, ils veulent cette fois-ci impressionner par le nombre, en public. Il s'agit pour eux de faire apparaître au grand jour ce réseau clandestin qu'ils sont sûrs d'avoir tissé au profit de leur champion. Militants, cadres du parti, parrains potentiels pour la primaire (il faut 30 signatures de membres du conseil national): les bus DSK seront-ils à impériale ?

Du côté des jospinistes, le défi estival est d'obtenir le report de la primaire à janvier 2007, "pour s'aligner sur Sarkozy"

"En fait, pour que le reste de la gauche fasse pression sur le PS, réclamant Jospin afin d'éviter la multiplication des candidatures", explique un soutien de Ségolène Royal, qui ajoute: "Hollande ne peut accorder cela. D'abord, il faut un vote du conseil national; ensuite, ce serait une déclaration de guerre à Ségolène." "Pourquoi donner à Lionel le temps de remonter la pente ?" achève un proche de Strauss-Kahn. Affaire entendue, donc. Les jospinistes espèrent se consoler avec un appel de patrons de gauche, anonymes mais résolus à expliquer "qu'on ne peut confier le bateau France à quelqu'un qui n'a pas le permis".

Conscient de cette nouvelle attaque, le camp "royaliste" organise la résistance et prépare la riposte

D'abord, "prendre quelque distance, afficher un détachement", puis frapper fort à la rentrée, dès son discours dans son fief de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), le 20 août. "Elle parlera à gauche et sur le fond", prévient un proche d'Arnaud Montebourg, qui l'a invitée à Frangy. Les partisans de Ségolène espèrent de plus qu'à La Rochelle Pierre Mauroy se déclarera en sa faveur, lui décernant un "brevet d'ouvriérisme". Ils réfléchiraient enfin à un voyage au Liban, afin de dépasser une fois de plus le parti. Tout comme elle ringardisa le voyage officiel à Jarnac, lors du 10e anniversaire de la mort de François Mitterrand, au début de janvier, en se rendant au Chili, elle résumerait la rentrée socialiste à une agitation politicienne en apparaissant à Beyrouth.

Une agitation, selon ses détracteurs, destinée à masquer une certaine érosion.

"Il remonte des fédérations une grande interrogation sur Ségolène, que ses propos légers sur la Corse et sur le Liban ont accrue", assure un jospiniste. "Il y a plus de doute que l'on croit dans le parti, poursuit un lieutenant de DSK. Beaucoup de militants pensent qu'elle sera la candidate, beaucoup moins sont décidés à voter pour elle." Mais Royal ne sera vraiment menacée que si elle perd son atout maître : être capable de battre Nicolas Sarkozy - et être la seule dans ce cas. "L'électorat ne comprendrait pas que le PS ne se donne pas tous les moyens de gagner, et l'un de ces moyens, c'est la candidature de Ségolène", explique-t-on chez Montebourg.

Un décathlon où chacun valorise ses points forts

Un avantage dont DSK veut lui faire perdre l'exclusive au plus vite, en démarrant le premier, "de façon tonitruante". Considérant qu'il est sous-estimé, son entourage a bâti une rentrée pour qu'il surprenne "par le discours et par le dispositif". Cette démonstration de force se veut le fruit de dix-huit mois de travail de "cantonnier".

"C'est-à-dire que nous avons privilégié les conseillers généraux comme relais", explique l'un des ouvriers de DSK, en ajoutant que des appels téléphoniques estivaux dans les fédérations ont achevé l'ouvrage. DSK a jusqu'ici promené son pion sur chaque case de l'échiquier socialiste sans beaucoup avancer. "Mais il n'y a pas de "tout sauf Dominique'', plaide un proche, alors que pour beaucoup Ségolène est trop à droite et pour d'autres Fabius trop à gauche. DSK va apparaître comme le plus rénovateur des hommes d'Etat et le plus homme d'Etat des rénovateurs.

L'équation “compétence-renouveau'' verra surgir son nom comme solution."

La télé pour arbitre?

Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal, Jack Lang, Laurent Fabius et François Hollande développant, face à face, leurs idées sur un plateau de télévision: ce projet, imaginé par Jean-Pierre Elkabbach, PDG de Public Sénat, fait son chemin. "JPE" a conçu un aménagement qui semble avoir convaincu les candidats à la candidature : deux débats d'une heure et demie chacun, diffusés à 19h30. Devant eux, trois journalistes affûtés. Le dispositif scénique serait calqué sur celui mis en place en Allemagne et en Italie, lors des débats Merkel-Schröder et Prodi-Berlusconi : des pupitres dressés côte à côte et devant les caméras. Quatre grands thèmes seraient débattus sobrement: l'économie, la société, les institutions et la politique.

Enfin, chez les strauss-kahniens, on se réjouit de voir les amis de Lionel Jospin "se charger du travail de démolition" contre Ségolène

Entre l'ancien Premier ministre et celui qui fut son ministre de l'Economie, les chiens de faïence ont cédé la place à des ruses de renard. "De manière surprenante, DSK est beaucoup moins fermé sur la candidature de Lionel", entend-on chez l'un. "Sévères sur son retour au début, pour ne pas être discrédités, nous retissons les liens, cela peut être utile", confie-t-on chez l'autre.

Ces manœuvres d'août n'ont rien d'auguste, et témoignent d'un problème profond du parti : à son débat d'identité il a substitué un débat de personnalités. Les affrontements sur l'Europe, sur la mondialisation ou sur le rôle de l'Etat se sont ensablés au début de juillet, une fois le projet débattu; ne reste que le "concours de présidentiabilité", décathlon où chacun valorise ses points forts : popularité, expérience, réseaux, compétence, etc.

Tous les camps s'accordent sur un point : François Hollande, alias Elephanteau masqué, brouille toujours les pistes

"Hollande pilote Ségolène, c'est évident quand on voit comme elle prépare La Rochelle», estime un hiérarque. "Il veut soutenir Lionel, ricane un jospiniste, mais craint d'être le dindon au cas où Jospin aurait un accord secret avec DSK ou Fabius!» Jospin, qui parle samedi 26 août, restera le dimanche à La Rochelle pour écouter le discours de clôture du premier secrétaire. Sans doute parce que le dimanche, pour les scouts, c'est le jour de la grand-messe.

 

http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=5167

Par Christophe Barbier - Publié dans : L'Express
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Mardi 12 septembre 2006 2 12 /09 /2006 05:54
La durée record de cette procédure, passée durant plus de 17 ans entre les mains de cinq juges d'instruction successifs, est imputée par les plaignants à son caractère "hypersensible"...

http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=27141&0803

 


Quinze élus ou anciens fonctionnaires municipaux de Paris sous les mandats de Jacques Chirac sont jugés à partir de lundi en correctionnelle dans une affaire de "faux électeurs" - une fraude électorale présumée remontant à 1989, dans le IIIe arrondissement.

La durée record de cette procédure, passée durant plus de 17 ans entre les mains de cinq juges d'instruction successifs, est imputée par les plaignants à son caractère "hypersensible".

Principal prévenu, Jacques Dominati, 79 ans, ancien maire UDF du IIIe et ex-adjoint de Jacques Chirac, comparaîtra avec ses deux fils Laurent, 46 ans, ancien député, et Philippe, 52 ans, sénateur UMP de la capitale.

Le procès se prolongera jusqu'à fin octobre.

Les prévenus encourront jusqu'à un an de prison, 15.000 euros d'amende et une inéligibilité pour "manoeuvres frauduleuses de nature à porter atteinte à la sincérité d'un scrutin". La fraude aurait eu pour but d'assurer la victoire de la majorité RPR-UDF aux élections municipales de Paris en 1989.

Guy Legris, 69 ans, ex-responsable du RPR pour la Ville de Paris, aurait recruté avec des fonctionnaires des employés municipaux, militants ou sympathisants de la droite ou des proches, ne résidant pas dans le IIIe, en leur promettant parfois des avantages comme des places en crèche.

Les faux électeurs ont été domiciliés fictivement dans le IIIe à 126 adresses et inscrits frauduleusement sur les listes électorales, a établi la procédure.

Au moment des faits, Jacques Chirac, alors maire de Paris et président du RPR depuis 1977, venait d'être sévèrement battu par François Mitterrand au second tour de la présidentielle de 1988.

Contesté au sein du RPR, il avait besoin de conserver une majorité dans les vingt arrondissements parisiens.

AUDITION DE CHIRAC REFUSEE

"Guy Legris, Yannick Mazoyer et d'autres dirigeants (du RPR) ont, au cours de dîners-débats, réunions spécialement organisées, convaincu des militants de s'inscrire sur les listes du IIIe arrondissement, afin que le maire de Paris puisse réaliser le 'grand chelem' et en tout cas éviter que l'arrondissement ne bascule dans l'opposition", écrit le juge Jean-Louis Périès dans l'ordonnance de renvoi.

Un ancien militant RPR, Gérard Merle, a affirmé en procédure avoir assisté à une réunion du parti chiraquien où il avait été "dit qu'il fallait 'faire du monde'" pour "soutenir la réélection du maire de Paris".

L'audition comme témoin du chef de l'Etat, demandée par un militant écologiste en 2000, a été refusée définitivement en 2002, conformément à la jurisprudence accordant une immunité pénale au président pendant l'exercice de ses fonctions.

Le juge Périès retient 327 électeurs inscrits illégalement sur les listes du IIIe aux municipales de mars 1989 et 28 maintenus irrégulièrement. Parmi ces "faux électeurs", 266 ont voté, écrit-il. La liste de Jacques Dominati a obtenu une majorité absolue grâce à une avance de 20 voix.

L'accusation dispose d'une preuve matérielle : des fichiers informatiques secrets représentant 12.500 pages - dont un appelé "Grigri" - recensant les "faux électeurs" du IIIe et leurs "contacts".

Ces fichiers, retrouvés dans les ordinateurs de la mairie du IIIe en 1995, après la victoire de la gauche, recensaient aussi de "vrais" électeurs et leurs opinions politiques, ce qui a amené un élargissement des poursuites au délit de "mise en mémoire de données faisant apparaître les opinions".

Le phénomène des "faux électeurs" ne semble pas s'être limité au IIIe arrondissement, car des imputations similaires concernant des milliers d'inscriptions suspectes dans les XIe, XIIIe et XIXe n'ont jamais été vérifiées.

De plus, une instruction portant sur plus de 3.300 inscriptions frauduleuses dans le Ve arrondissement, où l'ex-maire UMP de Paris Jean Tiberi (successeur de Jacques Chirac en 1995-2001) et son épouse Xavière sont mis en examen, est en cours depuis 1997.

Sous le mandat de Jean Tiberi, Guy Legris a été nommé directeur du crédit municipal de 1999 à 2001, avant de partir à la suite d'une plainte pour détournement de fonds.

 

http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=27141&0803



 

Bourrage des urnes : la tentation "bushiste" de Nicolas Sarkozy ?

 

... nous avons plutôt relevé un tempérament ...

 

http://www.casepassecommeca.com/Bourrage-des-urnes-la-tentation,100.html?var_mode=recalcul

Par Reuters - Publié dans : L'Express
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Vendredi 6 octobre 2006 5 06 /10 /2006 06:42

"Je suis candidate parce ce que je sais que je ferai quelque chose avec ce pouvoir"

 

 


Invitée du journal de 20 heures sur TF1, la présidente du Poitou-Charentes a reconnu que "seule", elle "ne peux rien", tout en soulignant que sa "volonté" et son "courage sont grands". Interrogée sur les attaques de ses détracteurs quant à ses compétences, elle a répondu: "je ne décrète pas moi-même que je suis ou je ne suis pas au niveau". "Je le prouverai et mon intention c'est d'abord de mériter la confiance des militants socialistes et ensuite de mériter la confiance des Français". Mon objectif prioritaire, a-t-elle réaffirmé, c'est "de retirer la France vers le haut", de lutter contre la baisse du pouvoir d'achat, la précarité, de "mettre en place un ordre juste" ou encore de "récompenser l'effort".

Morale politique

Prenant la défense de son compagnon François Hollande, également premier secrétaire du PS dont le rôle est jugé ambigu par certains, Ségolène Royal a assuré que le couple n'était pas "de mèche". "François a une responsabilité à la tête du parti socialiste. D'ailleurs, si nous sommes aujourd'hui en ordre de marche, si le projet a été adopté, si les socialistes sont rassemblés, c'est grâce à lui", a-t-elle dit. "Aujourd'hui, il a choisi. Il a bien fait de le faire de rester impartial à la tête de l'organisation politique", a-t-elle souligné, avant d'ajouter: "ce n'est pas la peine de mettre des zizanies, il y en a suffisamment"

Priée de dire ce que deviendrait François Hollande si elle accédait à la présidence de la République, Ségolène Royal a répondu : "les règles de la morale politique s'appliquent à tous, quels que soient les liens de famille". "La morale politique, c'est que chacun doit donner le meilleur de lui-même dans les compétences qui sont les siennes. Cette règle s'appliquera à tous. Il n'y a ni passe-droit ni exclusion (...) et il n'y a pas de place à distribuer", a-t-elle ajouté.

Etablissant un parallèle avec sa candidature à l'investiture, elle a assuré qu'elle s'était "refusée à négocier quoi que soit, avec qui ce soit dans les soutiens qui viennent vers moi". Ségolène Royal a imputé sa popularité à sa "liberté de parole" et à sa "volonté de regarder la vie et la réalité telle quelle est et nos pas telle que nous voudrions quelle soit".

La campagne du PS pour choisir son candidat pour 2007 a été officiellement lancée mardi soir. Jack Lang, Lionel Jospin et François Hollande ont renoncé à être sur les rangs. Les candidatures seront validées samedi lors d'un conseil national à la salle de Mutualité, à Paris, et le vote pour choisir le candidat socialiste à l'Elysée est fixé au 16 novembre.

 

http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=6210

Par Isabelle Tallec & Reuters - Publié dans : L'Express
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