Le Figaro

Samedi 20 mai 2006 6 20 /05 /2006 19:05

Ségolène Royal (PS) battrait Nicolas Sarkozy (UMP) au second tour de la présidentielle ! 

 

http://www.lefigaro.fr/france/20060520.FIG000000758_sondage_royal_battrait_sarkozy_.html

Avec 53% des voix (+1 en avril) contre 47%  (-1), selon un sondage CSA pour Marianne.

Au premier tour, elle recueillerait 33% (+6), devant Nicolas Sarkozy 32%, (-2).

Jean-Marie Le Pen (FN) arriverait 3e avec 13% (+1), François Bayrou (UDF) et Olivier Besancenot (LCR) 5%.
Sondage réalisé les 16 et 17 mai : échantillon national de 777 personnes inscrites sur les listes électorales (méthode des quotas)

http://www.lefigaro.fr/france/20060520.FIG000000758_sondage_royal_battrait_sarkozy_.html

Par Sondage CSA - Publié dans : Le Figaro
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Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /2006 02:41
François Hollande s'en prend aux présidentiables, qui en retour lui reprochent de favoriser la candidature de Ségolène Royal, sur fond de sondages inquiétants pour la gauche

 

http://www.lefigaro.fr/france/20060523.FIG000000019_le_parti_socialiste_au_bord_de_la_crise_de_nerfs.html

En faisant montre d'autorité, samedi à Marseille, François Hollande n'avait peut-être pas imaginé qu'il déclencherait les hostilités. Sa petite sortie contre les présidentiables a fait redoubler les critiques de ceux qui n'apprécient pas que le couple François Hollande-Ségolène Royal préempte le débat présidentiel au PS. A l'origine, une petite réflexion, glissée, l'air de rien, dans le discours du premier secrétaire lors de la réunion hebdomadaire des états généraux du projet, consacrée ce jour-là à l'Education. «On est là tous les samedis... je ne sais pas où sont les autres», feignait-il de s'étonner, s'attirant un succès facile auprès des militants. Les autres, ce sont bien sûr les présidentiables : Ségolène Royal, Jack Lang, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn... Et de renchérir le lendemain au micro d'Europe 1 : «Aujourd'hui, nous parlons trop de candidatures et pas suffisamment de projet», a-t-il expliqué, déplorant «un peu de précipitation, et dans les préférences, et dans les sélections, et dans les annonces». Ce qui lui vaut un retour difficile rue de Solférino.

«Le PS organise lui-même son impuissance»

Car en matière de «préférences» et d'«annonces», les proches du premier secrétaire n'ont pas été les derniers. La prise de position du porte-parole Julien Dray en faveur de la candidate Ségolène Royal a fait grincer des dents chez les autres présidentiables. Quant au numéro 2 du PS François Rebsamen, il a été très critiqué pour avoir dit qu'au cas où Ségolène Royal ne ferait pas le poids, le meilleur candidat serait Hollande.

Hier, le fabiusien Claude Bartolone a attaqué sur ce thème. «On est en pleine duplicité. Le premier secrétaire organise le désordre, puis il s'en plaint», s'est-il étonné, reprochant aussi à la direction de reléguer les présidentiables dans les débats en atelier. Ces réunions, qui se tiennent chaque samedi dans une ville différente, sont d'ailleurs pour eux une sorte de piège. Lorsqu'ils y participent (ils sont tous passés, par exemple, le 6 mai à Bordeaux pour parler emploi), ils sont relégués en fond de salle. On a ainsi pu y voir Laurent Fabius, assis au neuvième rang, tendant le bras comme un écolier pour réclamer la parole à un modérateur qui ne le reconnaissait pas dans la pénombre. A la tribune, on trouvait des syndicalistes, des sociologues, des altermondialistes, mais peu de ténors socialistes, au point qu'il est difficile pour un observateur de faire le tri entre ce qui engage le PS et ce qui reste de l'ordre de la réflexion générale et personnelle. «Le PS organise lui-même son impuissance», constate amèrement un jospiniste. Sans compter que ces forums décousus n'auront d'influence qu'à la marge : le vrai projet s'élabore chaque mercredi matin, rue de Solférino, en commission du projet.

En s'en prenant aux présidentiables en général, Hollande a d'ailleurs ouvert la boîte de Pandore des critiques qui se retournent contre lui. «Ça cafouille, et j'aurais aimé que cette déclaration de François qui est bonne, intervienne plus tôt», a ainsi déclaré Bertrand Delanoë sur Canal+, en montrant du doigt «certains dirigeants du Parti socialiste, dont des proches de François, (qui) sont trop allés dans l'arène des questions de personnes». «Il y a quelques personnes qui regardent trop leur nombril», a ajouté le maire de Paris , parlant de «politique spectacle».

«Il est temps de remettre enfin un peu d'ordre»

a également estimé Jack Lang dans Le Parisien, lui-même candidat et qui n'était pas plus présent à Marseille que les autres, bien qu'il ait été ministre de l'Education, mais qui s'enorgueillit d'être «le plus assidu à la commission du projet». Bartolone, lui, prête des arrière-pensées à Hollande : le premier secrétaire, dit-il, pense que «le désordre peut lui donner l'occasion de se renforcer» dans la course à l'Elysée.

http://www.lefigaro.fr/france/20060523.FIG000000019_le_parti_socialiste_au_bord_de_la_crise_de_nerfs.html

Par Myriam Levy - Publié dans : Le Figaro
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Mercredi 21 juin 2006 3 21 /06 /2006 08:27

Selon notre enquête mensuelle, l'élue socialiste gagne deux points d'intentions de vote au premier tour tandis que Nicolas Sarkozy en perd de un à trois

http://www.lefigaro.fr/france/20060620.FIG000000048_presidentielle_segolene_royal_repasse_en_tete.html

 

CES DEUX-LÀ font décidément la course en tête
Le mois dernier, c'était Nicolas Sarkozy qui devançait Ségolène Royal d'un point dans les intentions de vote du premier tour. Ce mois-ci, c'est Ségolène Royal qui passe devant lui d'un point dans l'enquête TNS Sofres/Unilog pour RTL, Le Figaro et LCI. Et tous les deux sèment leurs concurrents loin derrière.
Ainsi, Ségolène Royal, avec 32% d'intentions de vote au premier tour, distance le peloton de ses poursuivants : Jack Lang (23,5%), Lionel Jospin (23%), François Hollande (22%), Dominique Strauss-Kahn (21%), soit entre 8,5 et 12 points de retard sur la présidente de la région Poitou-Charentes. Quant à Laurent Fabius, il arrive bon dernier des candidats à la candidature, avec un maigre 17% des voix qui ne le met pas à l'abri d'un nouveau 21 avril. C'est lorsqu'il représente le Parti socialiste que l'extrême gauche, le PCF et les Verts font leurs meilleurs scores, leurs quatre candidats obtenant ensemble, avec 19,5%, un score supérieur à celui de Fabius, au lieu de 12 à 13,5% lorsque Ségolène Royal est candidate, selon cette enquête TNS Sofres/Unilog, groupe LogicaCMG.

Ceux qui espéraient que l'ascension de Royal dans les sondages était due à son silence en seront donc pour leurs frais

Notre enquête, en effet, a été réalisée après son discours de Bondy, dans lequel elle a proposé, le 31 mai, un encadrement militaire pour les jeunes délinquants et la mise sous tutelle des allocations familiales, et après, aussi, ses critiques sur les 35 heures et son déplacement mouvementé à Lille du début juin. «Clairement, ça ne lui a pas nui», souligne Brice Teinturier, directeur général adjoint de TNS Sofres.
Pour lui, Royal est «en phase avec la demande d'ordre et d'autorité» exprimée dans la question d'actualité du mois. Lorsqu'on leur demande quel type de société elles souhaitent dans les mois à venir, 59% des personnes interrogées répondent «une société avec plus d'ordre et d'autorité», 37% choisissant «une société avec plus de libertés individuelles». «La demande d'ordre est écrasante à droite et très présente à gauche. Ceux qui, à gauche, privilégient cette ligne sont de plus en plus en phase avec leur électorat. À charge pour eux, maintenant, de lui donner un contenu qui convienne aux électeurs de gauche», estime Brice Teinturier.
À noter, toutefois : la popularité de Royal a plus de facteurs d'instabilité que celle de Sarkozy puisqu'elle s'appuie sur des catégories qui votent moins (jeunes, abstentionnistes de 2002...).

La progression du Front national

À droite, le score de Dominique de Villepin est encore en baisse, tombant à seulement 4% d'intentions de vote, soit un point de moins que le mois dernier. On constate par ailleurs que le score de Nicolas Sarkozy est le même (31% au premier tour), que Villepin se présente ou pas. L'un des enseignements les plus frappants de ce sondage, en revanche, c'est la montée du score du Front national, qui passe de 10% à 13%, «sans avoir fait beaucoup de bruit», note Brice Teinturier. Pendant ce temps, Philippe de Villiers stagne. Quant à François Bayrou, il a «plus de mal à émerger quand Ségolène Royal est candidate» : la présidente de Poitou-Charentes ne prend pas seulement des voix à l'extrême gauche, «elle mord aussi sur le centre et le centre-droit».
Reste qu'à dix mois de la présidentielle, les scores de Ségolène Royal comme de Nicolas
Sarkozy sont exceptionnellement hauts par rapport aux scores enregistrés par les candidats de leurs partis aux présidentielles précédentes. «L'éloignement du scrutin favorise les candidats des partis de gouvernement, qui bénéficient de plus d'attention médiatique.» La progression du FN, très discret, n'en est que plus notable.

 http://www.lefigaro.fr/france/20060620.FIG000000048_presidentielle_segolene_royal_repasse_en_tete.html

Par Myriam Lévy - Publié dans : Le Figaro
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Vendredi 30 juin 2006 5 30 /06 /2006 01:46

L'élue socialiste n'a pas que le retour de Lionel Jospin en tête : elle a laissé entendre hier qu'elle pourrait épouser cet été son compagnon François Hollande

http://www.lefigaro.fr/france/20060630.FIG000000149_segolene_royal_evoque_son_mariage_avec_francois_hollande.html

 
Pas gênée par Jospin. Ségolène Royal semblait sereine hier. Même heureuse. Au moment où l'ancien premier ministre prépare une candidature face à elle au sein du PS, la plus populaire des prétendants socialistes a la tête ailleurs : dans le train qui l'emmène en Bretagne, elle évoque un possible mariage civil cet été avec son compagnon, François Hollande, premier secrétaire du PS. La cérémonie serait «strictement familiale», a-t-elle confié aux journalistes présents. François Hollande et elle vivent ensemble depuis plus de vingt-cinq ans. Ségolène Royal présentait le mariage comme une «institution bourgeoise», il y a à peine une semaine, dans le magazine gay Têtu.

Mais l'idée est dans l'air : le 21 juin, le président de Polynésie Oscar Temaru lui avait proposé, devant la presse, de les marier tous les deux à Tahiti
Le ton employé alors pouvait laisser penser à une plaisanterie amicale. Finalement, il semblerait que ce soit du sérieux.
Pour Ségolène Royal, c'est un principe politique : ne jamais être sur le terrain attendu. Hier, elle était décidée à banaliser l'intervention de Lionel Jospin. Alors que toute la presse est venue pour l'entendre sur l'ancien premier ministre, elle n'a pas modifié son programme : inauguration d'un nouvel espace culturel rennais, Les Champs libres, rencontre avec les élus, réunion publique le soir devant plus de deux mille personnes, avec séance de questions-réponses avec la salle. En Bretagne, Royal veut parler d'«environnement».

Le duel avec Jospin s'installe
Impossible néanmoins d'échapper à l'actualité. Fidèle à sa ligne, elle a refusé de polémiquer sur la candidature de Lionel Jospin. «Je m'applique la ligne et le comportement que je m'applique depuis toujours : je ne parle pas des autres candidats, je ne critique pas, je ne commente pas, je respecte leur identité, leurs intentions», a-t-elle déclaré. Pour elle, «cela ne change rien» : si elle est la mieux placée elle sera candidate, sinon elle soutiendra l'heureux élu.
"Les choses sont moins compliquées que vous ne le croyez"
Si la déclaration de Jospin n'est évidemment pas anodine, Royal n'y voit pas de nouveauté. Les ambitions présidentielles retrouvées de l'ancien premier ministre n'étaient un secret pour personne au PS. En outre, pour elle, l'entrée en scène de Jospin permet d'installer le duel entre eux deux, reléguant les autres candidats en marge de la compétition. En intervenant sur la sécurité, Jospin a aussi «légitimé», pense-t-elle, l'un de ses thèmes de prédilection. «La prochaine présidentielle se refera là-dessus», a-t-elle ajouté.
Confiante, Royal attend désormais les premiers sondages pour mesurer un éventuel effet Jospin : «On verra au mois de septembre ce que les citoyens en pensent, ce que les militants en pensent.» Mais Ségolène Royal n'a pas l'air inquiète. Au pire, elle serait candidate face à Jospin, portée, pense-t-elle, par l'aspiration du moment : le renouveau.

http://www.lefigaro.fr/france/20060630.FIG000000149_segolene_royal_evoque_son_mariage_avec_francois_hollande.html

Par Nicole Barotte - Publié dans : Le Figaro
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Samedi 1 juillet 2006 6 01 /07 /2006 01:33

"Ce sera très vite le Tout sauf Ségolène" dit-il



http://www.lefigaro.fr/france/20060701.FIG000000710_royal_ou_jospin_sarkozy_n_a_pas_de_preference.html

 

Pour gagner la présidentielle, Nicolas Sarkozy ne veut pas afficher de préférence pour le candidat de gauche qu'il trouvera en face de lui. «Cela se jouera sur ma capacité à être bon. Cela veut dire trois choses : avoir un vrai projet, manifester une envie et incarner une énergie», a-t-il expliqué hier dans l'avion qui le ramenait d'un déplacement en Guyane. «Que je sois face à Laurent Fabius, Ségolène Royal, ou Lionel Jospin, cela ne fait aucune différence pour moi. Je crains tous les candidats du PS. Souvenez-vous qu'en 1995, alors que les socialistes sont au fond du trou, Lionel Jospin a fait 48% des voix», assurait-il hier.
"Jouer sur l'écart de génération" avec Jospin
Au début de l'année, Nicolas Sarkozy était de ceux qui se demandaient parfois si le «tour de chauffe» de Ségolène Royal ne préparait pas en réalité le retour de Lionel Jospin. Cette hypothèse, bien sûr, l'arrange, car les sondages lui indiquent tous les jours qu'il sortirait gagnant d'une confrontation avec Lionel Jospin, au deuxième tour.
Il lui serait facile, observent ses proches, de «jouer sur l'écart de génération» qui les sépare et de lui retourner la petite phrase qu'il avait lancée pour décrire Jacques Chirac en 2002 : un candidat «vieilli, usé, fatigué».Mais si la tentative de retour de Jospin périclitait ? Et s'il fallait bel et bien affronter Ségolène Royal l'an prochain ?
Sarkozy se veut serein et pointe les faiblesses de «Ségo» : «Elle n'arrivera pas à rassembler les voix des Verts et de l'extrême gauche. Sur les 35 heures ou le mariage homosexuel, elle ne tiendra pas trois jours sur la ligne du PS. Jospin y parviendra mieux, mais il a d'autres inconvénients.»

"Ce sera très vite le Tout sauf Ségolène"
Il se dit même «reconnaissant» à l'égard de Ségolène Royal, qui lui a offert le cadeau de le «recentrer» en défendant des positions parfois plus sévères que lui en matière de lutte contre la délinquance. «Si Ségolène Royal est candidate, le Tout sauf Sarkozy n'est plus possible», estime le patron de l'UMP. Et «vous verrez que ce sera très vite le Tout sauf Ségolène». Il n'a pas non plus caché ce qu'il pense du projet PS : «On n'est pas gênés de ce côté-là !», glisse-t-il.
Pas même en matière de moeurs, un domaine dans lequel il accorde en général à la gauche une longueur d'avance : «Je ne suis pas sûr que la course à l'échalote de tous les prétendants socialistes sur les questions de société leur apporte quelque chose.»
Sur ce point, il a laissé entendre qu'il n'irait pas jusqu'à défendre l'adoption d'enfants par les couples homosexuels, tout en concédant qu'il y avait «beaucoup à faire» pour «l'amélioration de leurs droits».

http://www.lefigaro.fr/france/20060701.FIG000000710_royal_ou_jospin_sarkozy_n_a_pas_de_preference.html

Par Charles Jaigu - Publié dans : Le Figaro
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