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Dimanche 25 juin 2006 7 25 /06 /2006 01:09

Je tiens bon …

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Distancé dans la course à l'investiture présidentielle du PS, Laurent Fabius a transformé son premier grand meeting de campagne interne en festival anti-Ségolène Royal.
Devant plus de 2.000 partisans réunis dans son fief du Grand-Quevilly, en Seine-Maritime, l'ancien Premier ministre n'a pas cité une seule fois le nom de la présidente de Poitou-Charentes à qui il a pourtant destiné la quasi-totalité de ses attaques, réduisant étrangement Nicolas Sarkozy à la portion congrue.
Au cours d'un discours de 45 minutes, il s'est également posé en champion du projet présidentiel du PS, que les militants ont validé jeudi.
"Il reste bien sûr à l'enrichir", a-t-il concédé. "Mais je ne suis pas d'accord avec ceux des dirigeantes et des dirigeants qui, sous prétexte de commenter le projet socialiste, commencent par le contredire et l'amoindrir". Les hostilités étaient ouvertes.
A cinq mois de la désignation du candidat socialiste, que les militants doivent élire fin novembre, Laurent Fabius a fixé ses propres règles de campagne dont il a déjà trouvé l'hymne.
Arrivé seul au volant de sa Safrane au Zénith du Grand-Quevilly - costume bleu marine et dossier vert- il a fait son entrée dans la salle aux formes de hangar métallique sur la chanson de Cali, "C'est quand le bonheur".

"Je refuse (...) une campagne de confusion, où notre porte-parole, l'oeil rivé sur les sondages s'efforcerait de coller à l'ensemble des aspirations dans le cadre d'un discours en zigzag, ajoutant selon les endroits des mots de droite à des adjectifs de gauche", a-t-il fait valoir. "Les Français ne sont pas des parts de marché, le suffrage universel n'est pas l'audimat". Fermez le ban.
"JE TIENS BON"
L'ancien partisan du "non" à la Constitution européenne a estimé qu'on ne pouvait rassembler toute la gauche "que sur un contenu de gauche, c'est-à-dire ni sarkozyste, ni blairiste", traçant un portrait en creux du meilleur candidat du PS, lui-même.
Au coeur de sa démonstration, les propositions musclées de Ségolène Royal sur la sécurité ou plus récemment sur l'immigration.
"L'immigré n'est pas un ennemi (...) Le premier commandement face à l'immigration est donc de comprendre qu'il nous faut agir davantage pour et mieux pour aider les pays pauvres", a-t-il dit à la veille d'un voyage au Mali et au Sénégal.
Pour l'école, il faut se cantonner au "scolaire, pas le militaire", s'est-il emporté, en référence à la proposition "royaliste" de placer les délinquants adolescents dans des établissements sous encadrement militaire dès le premier délit.
Malgré des sondages en berne - il arrive bon dernier des candidats socialistes face à Nicolas Sarkozy dans le dernier baromètre TNS-Sofres -, Laurent Fabius a promis de tenir bon parce qu'il a "toujours donné le meilleur de lui-même dans les tempêtes, face aux bourrasques".
Ses proches ne décolèrent pas: le traitement médiatique que l'on réserve à leur candidat est ridicule face au "procès en béatification", à l'hagiographie" ou "les grandes orgues médiatiques" offertes à Ségolène Royal.
"Les renversements de tendance, c'est quand même une constante dans les sociétés humaines", s'énerve benoîtement Bariza Khiari.
La bataille lancée, le temps presse et l'été "fabiusien" ne comportera donc aucune trêve.
Après son périple africain, l'aspirant présidentiel multipliera les meetings en province, dès dimanche dans l'Aude, puis dans les Pyrénées-Orientales et la Haute-Garonne. Il a même raccourci ses vacances d'une semaine.

Rien à voir avec un emballement de la dernière chance, argumente son lieutenant, Claude Bartolone. "Mais ce serait violence que de donner aux Français qui ne partent pas en vacances le sentiment que tout s'arrête pendant deux mois".

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Par Laure Breton - Publié dans : Boursier.com
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Vendredi 7 juillet 2006 5 07 /07 /2006 01:39

http://www.boursier.com/vals/all/daniel-vaillant-s-eleve-contre-le-match-annonce-royal-sarkozy-feed-13817.htm

 

L'ancien ministre socialiste de l'Intérieur Daniel Vaillant a rejeté le "scénario écrit à l'avance" d'une élection présidentielle opposant Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy.

"Je crois que la situation d'aujourd'hui (c'est qu'il) n'y a pas d'offre politique qui soit proposée aux Français"

à gauche comme à droite", a expliqué ce proche de l'ancien Premier ministre Lionel Jospin au micro de France Info.

"C'est le match Sarkozy-Ségolène Royal qui est annoncé, comme un scénario écrit à l'avance qui s'imposerait à l'opinion publique", a-t-il déploré.

"Il y a aujourd'hui quatre, cinq, six candidats potentiels déclarés" pour l'investiture présidentielle au sein du Parti socialiste.

"Est-ce raisonnable pour une formation politique qui peut prétendre rassembler la gauche? Je pense que c'est trop. Je pense qu'à l'automne, il y en aura moins et donc la donne va changer", a expliqué Daniel Vaillant, pour qui Lionel Jospin ne peut pas être un simple "candidat de plus".

"Ce serait un candidat de trop", a-t-il estimé, laissant entendre qu'il fallait que d'autres "présidentiables" se désistent en sa faveur.

Après les déclarations de l'ancien chef de la "gauche plurielle", qui n'exclut plus de se présenter "s'il est le mieux placé pour rassembler", Daniel Vaillant pense que l'heure n'est pas venue d'un appel en faveur de la candidature de Lionel Jospin.

"Il faut ne pas considérer Lionel Jospin comme candidat

Il a dit quels étaient les enjeux pour 2007. Je crois qu'il était le premier à l'avoir fait de cette façon, avec hauteur de vues, en homme d'Etat qu'il est".

"Des appels, par rapport aux militants socialistes, c'est vouloir leur forcer la main et ce n'est pas la méthode qui est la bonne. Lionel Jospin laisse les gens libres, il les met devant leurs responsabilités", a ajouté le maire du XVIIIe arrondissement de Paris.