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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /2006 09:51
Ségolène Royal a l'honneur ce dimanche de clore la traditionnelle "Fête de la rose"

http://www.radiofrance.fr/reportage/laune/?rid=300000142

 

A une semaine de l'Université d'été du PS à la Rochelle et à un mois du dépôt des candidatures internes à l'investiture présidentielle du PS, fin septembre, Ségolène Royal a l'honneur ce dimanche de clore la traditionnelle "Fête de la rose" de Frangy-en-Bresse, organisée par Arnaud Montebourg, qui a déjà promis de la soutenir dans sa course. Le député de Saône-et-Loire a en effet officialisé son ralliement "royaliste" fin juillet, expliquant à ses partisans qu'il préférait le "choix difficile" de l'alliance à "l'idéalisme solitaire ayant raison contre tous". Face à plusieurs milliers de sympathisants - les organisateurs ont préparé plus de 1.100 traditionnels repas "saucisses-lentilles" contre 450 lors des précédentes éditions et tablent sur un public de 3 à 5.000 personnes - Ségolène Royal entend consacrer son allocution aux enjeux de la présidentielle. Depuis le début de l'année, les déplacements en région sont devenus l'une des marques de fabrique de campagne de celle qui a incarné la "vague rose" lors des élections régionales de 2004. "Elle est convaincue que les régions peuvent tirer la France vers le haut", souligne-t-on dans son entourage. D'ailleurs, la présidente de Poitou-Charentes accueillera jeudi prochain l'ensemble des présidents de région à La Rochelle, en prélude à l'université d'été du PS.
"Tu peux le faire !"
Hier déjà, la probable candidate socialiste était en Bourgogne pour chercher des soutiens politiques, d'abord au Creusot, puis à Dijon où elle a été invitée par son homologue bourguignon, François Patriat. Elle était suivie également du maire PS de Dijon et numéro 2 du parti François Rebsamen. Venue rencontrer des élus, chefs d'entreprise, et vignerons, Ségolène Royal a aussi appelé à réhabiliter "la valeur-travail", que selon elle, la droite a détruite, en développant notamment la précarité. François Rebsamen, homme de poids dans l'appareil du PS, a applaudi au rassemblement autour de Ségolène Royal, précisément sur les terres de François Mitterrand. "L'heure du rassemblement est venue en vue des grandes échéances", a-t-il dit, lui souhaitant de suivre ce chemin. "Je sais que tu peux le faire", a-t-il lancé. François Patriat, qui l'a reçue au conseil régional à Dijon, s'est réjoui de la présence "de 90% des grands élus bourguignons", affirmant que 70% des socialistes bourguignons étaient "pour Ségolène".
"Le soutien à Ségolène, c'est un tsunami"…
confiait-il auparavant, estimant qu'elle pouvait obtenir "la majorité absolue dès le premier tour" du vote des militants, en novembre. Hier soir, lors d'un dîner privé, elle était accompagnée d'une petite équipe de proches, dont le Marseillais Patrick Menucci, et François Rebsamen. Gaëtan Gorce, député de la Nièvre plutôt connu pour ses sympathies jospiniennes, faisait également partie des convives. Jeudi, il a lancé un appel en faveur de la candidature de Ségolène Royal. Ni allégeance ni ralliement mais un "choix politique crucial, modéré et raisonné", explique-t-il, la présidente de la région Poitou-Charentes ayant à ses yeux "vocation et capacité à rassembler autour d'elle".
Un sondage qui tombe à pic
Selon un sondage IFOP pour Ouest France Dimanche, Ségolène Royal devance nettement Nicolas Sarkozy dans la préférence des Français, par 55% contre 42%. A l'inverse, la moitié (50%) des personnes interrogées préfère le président de l'UMP à Jack Lang (47%). Nicolas Sarkozy devance également avec 53% Lionel Jospin, crédité de 44% de préférences. Il est aussi préféré à 55% face à Dominique Strauss-Kahn (42%), et à 56% face au premier secrétaire du PS François Hollande (41%). Il est à 58% face à Laurent Fabius (38%), selon cette même étude. Enfin, 48% des sondés considèrent que le PS est "proche des préoccupations des Français", contre 51% d'un avis contraire. Cette enquête a été réalisée du 10 au 11 août sur un échantillon de 964 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus.

Par Radio France - Publié dans : Site
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Dimanche 27 août 2006 7 27 /08 /2006 07:30

Entre larmes, lapsus et gaffe, il a tenté d'expliquer sa campagne, la défaite et son retrait tout en cognant sur Ségolène Royal


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/200678.FR.php

 


L'ancien Premier ministre a répondu samedi aux questions des jeunes socialistes, notamment sur l'échec de 2002. Entre larmes, lapsus et gaffe, il a tenté d'expliquer sa campagne, la défaite et son retrait . Sur son éventuelle candidature à l'investiture, il n'a rien dit .
Séance de psychanalyse en direct pour Lionel Jospin, samedi après-midi devant les militants du MJS (mouvement des jeunes socialistes) à La Rochelle. L'ancien Premier ministre parle depuis une heure, quand Magali, une jeune militante prend le micro : "Pourquoi es-tu parti en 2002 ? Réponds-nous franchement".
Et soudain, Lionel Jospin se lâche. "Le 21 avril a été une épreuve cruelle, soudaine et inattendue qui m'a profondément touché. Un choc puissant. Injuste." Les larmes lui montent aux yeux. "J'ai voulu marquer que j'acceptais l'arrêt du peuple. Jamais le peuple n'a à s'excuser des décisions qu'il prend", dit-il. Est ce de "l'orgueil", comme on lui a beaucoup reproché, s'interroge-t-il ? "Je préfère la fierté à la veulerie". De l'accusation d'abandon, il se défend avec vigueur — et un beau lapsus : "Pour autant, je ne vous ai jamais accompagné - pardon, abandonné". Et évoquant les législatives de 2002, il s'écrie :

"Avez vous vu beaucoup d'armées repartir à la bataille avec un général battu ?"
Sans visiblement se rendre compte que le propos pourrait toujours être d'actualité.
"Un autre militant du MJS prend la parole. "Lionel, le 21 avril, est-ce seulement la faute des autres ?" La réponse fuse, violente : "je vous suggère de vous départir de cette culture de la faute". Puis il se reprend, dénonce "les divisions de la gauche" et finit par reconnaître : "je ne pense pas que j'ai fait ma meilleure campagne présidentielle". C'est déjà presque trop : aussitôt il rappelle qu'il lui est "arrivé de conduire les socialistes à la victoire", lors des législatives de 1997. Et que si la campagne (de 2002) n'était pas bonne, il n'est pas seul en cause : "A l'Atelier ( son QG électoral, ndlr), tous les dirigeants du PS étaient là !"  Il admet "un certain nombre d'erreurs" dont il faudra tirer les leçons pour "celui auquel le bonheur de mener une campagne échouera" - nouveau lapsus – "échoira !", se reprend-il."
"Les jeunes socialistes ne le lâchent pas. Ils veulent savoir si la politique du gouvernement qu'il a dirigé de 1997 à 2002 porte une responsabilité dans la déroute finale. Là, Jospin est crispé, sur la défensive. A peine confie-t-il qu'il "regrette de ne pas avoir amorcé la réforme des retraites". Mais ce n'est bien sûr pas sa faute : "La direction du parti m'a dit : non Lionel, on s'approche des élections". François Hollande, qui était déjà premier secrétaire du PS, appréciera. Mais

"si la partie s'est mal terminée, cela ne veut pas dire que nous l'avons mal conduite",
plaide-t-il. Mieux : "la période où nous avons gouverné est un socle sur lequel il faut s'appuyer pour aller plus loin".
Par exemple aux élections de 2007 ? "Si quelque chose peut me déterminer à être encore plus avec vous, c'est une conception de la politique, une vision du parti, une fidélité à une véritable politique de gauche et une culture militante".

Il n'en dit pas plus, cogne au passage sur Ségolène Royal, supposée candidate des médias :
"Nous devons refuser que quiconque décide de l'extérieur à notre place".
Lui, n'a en tout cas rien annoncé.


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/200678.FR.php

 

Lang et DSK enchaînent les attaques contre Ségolène Royal

Mais leur acharnement à décocher des flèches à l'encontre de Ségolène Royal masque leurs idées

http://www.lefigaro.fr/france/20060826.WWW000000043_lang_et_dsk_enchanent_les_attaques_contre_segolene_royal.html

 

Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang ont répondu samedi, chacun à leur tour, aux questions des Jeunes socialistes, à l'Université d'été du PS, à La Rochelle. Mais leur acharnement à décocher des flèches à l'encontre de Ségolène Royal masque leurs idées.  Même outsiders, ils n’abandonnent pas. Les deux candidats à l'investiture PS à la présidentielle sont intervenus samedi, après Laurent Fabius et François Hollande vendredi, et avant Lionel Jospin attendu dans l'après-midi, devant les jeunes militants socialistes. Un geste qui prend tout son sens au vu du refus de Ségolène Royal de participer à ce programme.
Les jeunes socialistes ont d’ailleurs remercié DSK comme Lang de leur venue. L’un d’entre eux a affirmé: "l'engagement militant, c'est aussi venir débattre", même si "d'autres ont refusé".

Strauss-Kahn s’en prend aux "beaux parleurs"
Du pain béni pour les deux candidats à l’investiture. Dominique Strauss-Kahn a d’ailleurs profité d'une question sur les OGM, pour critiquer ceux qui sont des "beaux parleurs quand ils sont seuls mais refusent de venir sur une estrade".
"Pour battre la droite et Nicolas Sarkozy, il faut une gauche qui soit capable de combattre sur le plan idéologique et apporter des solutions", a lancé l'ancien ministre. Autant de qualités dont il estime Ségolène Royal dépourvue. DSK a aussi réfuté une accusation de pencher à droite : "Je ne suis pas marxiste, je suis réformiste", a-t-il dit, réitérant son credo : "Apporter une réponse de gauche à la question de la mondialisation".

Jack Lang refuse de "suivre le dernier chien qui passe"
Jack Lang a pour sa part dénoncé "la personnalisation outrancière du débat politique". Pour gagner, "il ne faut pas que les questions de fond soient reléguées au troisième ou quatrième plan", a-t-il dit. "Il faut avoir du courage" et ne pas avoir "la religion de l'opinion", a ajouté l'ancien ministre, dans une allusion aux sondages favorables à la présidente de Poitou-Charentes.
Le PS dans le passé a pu être "en rupture" avec l'opinion notamment "sur la question de la peine de mort ou le droit des homosexuels", a expliqué, dans un reproche implicite à la "démocratie participative" chère à Mme Royal. Plus cruel, Jack Lang a appelé les socialistes à ne pas "suivre le dernier chien qui passe", avant de se qualifier lui-même, en réponse à ceux qui l’estiment trop ancien sur la scène politique, "d’archaïque d’avant-garde".

Des militants socialistes déçus
Cet enthousiasme à critiquer Ségolène Royal n’a pas toujours été bien perçu par les militants, qui déplorent ces "chamailleries qui ressemblent à des combats personnels", comme résume l’un d’eux.
"Il y a de grosses turbulences, les messages sont brouillés", remarque un militant de Loire-Atlantique, qui ajoute: "Il faut que les responsables se comportent comme des adultes". "Ici, c'est un combat de personnes, plus que de fond. Une bataille de chefs", renchérit un autre militant.

 

http://www.lefigaro.fr/france/20060826.WWW000000043_lang_et_dsk_enchanent_les_attaques_contre_segolene_royal.html

Par Le Monde - Le Figaro - Publié dans : Site
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Samedi 30 septembre 2006 6 30 /09 /2006 07:14
La révolte devant l'état des choses, le courage de les changer !


illu  Tamatoa Berteil  from  Blast

 

"Le rapport de force nous est très favorable", estime François Rebsamen, nº 2 du PS et soutien de Ségolène Royal. Après le nouveau retrait de la vie politique de Lionel Jospin hier, le boulevard semble tout tracé pour la présidente de Poitou-Charentes, alors que s'ouvre demain le dépôt des candidatures pour la primaire socialiste. Passage en revue des atouts royaux.

Des sondages au sommet

Depuis bientôt six mois, Ségolène Royal caracole en tête des sondages tant chez les sympathisants socialistes, pour la primaire de novembre, que chez les Français, pour la présidentielle de mai. Dernier en date, un sondage CSA publié mercredi la donne gagnante contre Sarkozy à 52 % contre 48 % (31 % contre 30 % dès le premier tour).

Des adhérents supporteurs

Pour les fabiusiens et les jospinistes, la plupart des 80 000 nouveaux adhérents encartés au PS avant juin pour désigner le candidat n'ont d'yeux que pour Ségolène. "Ce sont des supporteurs qui imposent au parti la dictature des sondages à laquelle nous résistons depuis des années", estime Jean-Luc Mélenchon, soutien de Fabius.
Un argument que ne rejette pas forcément le camp ségoléniste. "Il y a un décalage entre l'appareil du PS et la société, et les nouveaux militants sont là pour les réconcilier", explique Arnaud Montebourg, porte-parole de Royal.

Des fédés sous le charme

Hier, Pierre Mauroy et la fédération du Nord – troisième du PS par le nombre d'adhérents – ont rallié Ségolène, "la plus qualifiée pour opérer un large rassemblement". Ce soutien de poids vient s'ajouter à celui déjà acquis de la fédération des Bouches-du-Rhône, quatrième du parti. Après le retrait de Jospin et en cas de non-candidature de François Hollande, le camp Royal devrait aussi certainement gagner la fédération socialiste nº 1, celle de Paris. Un arsenal impressionnant.

Des adversaires à la traîne

Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn veulent encore y croire. "C'était déjà jouable, ça l'est encore plus aujourd'hui", a déclaré hier Jean-Christophe Cambadélis, proche de DSK. Les concurrents de Royal comptent surtout sur les débats pendant la campagne pour déstabiliser la favorite.
Réponse dans six semaines.

http://www.20minutes.fr/articles/2006/09/29/20060929-actualite-france-Segolene-s-avance-sur-une-voie-royale.php?

Par 20 minutes - Publié dans : Site
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Jeudi 12 octobre 2006 4 12 /10 /2006 08:28
Devoir de victoire

  http://www.desirsdavenir.org/lalettre/lalettre_21.html


Au moment où je soumets ma candidature à vos suffrages, je voudrais vous dire à quel point je ressens ce mélange de gravité et de bonheur.

En effet, si vous en décidez ainsi, vous me confierez la plus belle des missions, celle d?incarner le changement et l?ardent devoir de victoire, en donnant aux Français un désir d?avenir.

Ce sont les socialistes qui peuvent accomplir l?audacieuse révolution de porter une femme à la tête de l?Etat et de parachever ainsi leur idéal de parité et de modernité.

La campagne sera victorieuse si nous le méritons. Beaucoup de Français ont le sentiment de ne plus être ni écoutés ni compris. La rénovation des méthodes, l?exigence d?écoute et de participation, les réformes précises et crédibles, les réponses apportées aux inquiétudes des catégories populaires détermineront non seulement le résultat pour gagner, mais surtout la confiance pour réussir.

Forts de nos convictions socialistes, nous sommes capables de rassembler toute la gauche et de mobiliser les Français.

Nous croyons, nous socialistes, que la globalisation financière appelle le renforcement de l?Etat : c?est la droite qui fait le choix de son désengagement et de la paupérisation des services publics.

Nous croyons, nous socialistes, que l?angoisse du lendemain et la précarité ne sont pas une fatalité : c?est la droite qui, par ses choix, fabrique de l?insécurité sociale.

Nous croyons, nous socialistes, que la société de la méfiance, des ghettos et des communautés rivales n?est pas une fatalité : c?est la droite qui affaiblit la République et porte atteinte au pacte social et à la laïcité.

Nous croyons, nous socialistes, que l?arrogance de gouvernement, le mensonge d?Etat et le mépris des citoyens ne sont pas une fatalité : c?est la droite qui fait le choix de l?autoritarisme, de la confusion et de l?irresponsabilité des pouvoirs, attisant la crise démocratique.

"Refuser le cercle de fatalité, le cercle de fer" disait Jaurès. C?est d?abord cela, le socialisme : s?arracher à la pesanteur des habitudes, porter une exigence de justice et de transformation sociale, garder au c?ur une révolte vive.

Avant d?embrasser l?idéal socialiste, chacune et chacun d?entre nous s?est élevé contre une injustice qui lui semblait insupportable. Notre passion de l?égalité se nourrit de la flamme de ces refus.

Pour moi, ce fut le rejet de la place assignée aux femmes par la tradition qui m?a ouvert les yeux et a forgé à jamais mon engagement. De la maîtrise par la femme de son corps jusqu?au combat encore inachevé pour l?égalité professionnelle et politique, sans oublier le sort fait aux femmes asservies dans trop de pays du monde, ce combat illustre tous les autres. Mon adhésion au socialisme s?est aussi nourrie du spectacle révoltant d?une hiérarchie sociale où le privilège de quelques-uns l?emportait sur le droit de tous.

Et ce double refus m?a amenée à la certitude que l?émancipation passait par l?école et par la lutte jamais achevée pour une juste répartition des richesses.

Me présentant à vos suffrages, je crois honnête de vous dire quelques mots de ce que m?a appris l?expérience politique.

Je n?oublierai jamais l?allégresse de la campagne de 1981. J?ai eu la chance d?y participer, puis de travailler à l?Elysée tout au long du premier septennat de François Mitterrand.

Elue députée sans discontinuer depuis 1988 d?une circonscription rurale, je me suis battue pour l?égalité des territoires, affrontant le poids des conservatismes.

Dans mes fonctions ministérielles, je crois avoir démontré ce que signifie la morale de l?action et de l?efficacité.

Ministre de l?Environnement, j?ai agi avec fermeté contre les lobbys (loi sur l?eau et sur les déchets), mené des négociations âpres, notamment au Sommet de la Terre de Rio, et déjà soutenu les énergies renouvelables.

A l?Enseignement scolaire, dans le gouvernement de Lionel Jospin, je me suis battue pour une école plus juste, contre les violences scolaires, pour l?accès gratuit à la pilule du lendemain et pour l?intégration des enfants handicapés.

A la Famille, j?ai refondé une politique de gauche, réformé l?accouchement sous X, reconnu l?association des parents gays et lesbiens et favorisé la parité entre les deux parents, avec le congé de paternité

Présidente de Région, après avoir battu l?équipe de Jean-Pierre Raffarin, j?agis avec une majorité de gauche pour renforcer les solidarités, libérer les énergies et faire vivre une démocratie participative. Et j?en tire chaque jour la conviction qu?il faudra aller jusqu?au bout de la décentralisation.

Aujourd?hui, nous avons un grand rendez-vous démocratique.

Je sais la dureté du combat qui s?annonce.

Je ne la crains pas.

Car, je mesure l?espérance qui se lève dans le pays.

J?ai confiance dans notre capacité à joindre nos forces et à rassembler la gauche.
Ensemble, nous mériterons la confiance des Français et nous accomplirons ce changement profond qu?ils attendent : un pays créatif et accueillant à tous les siens et fier de sa diversité ; un Etat au service des citoyens garant d?un ordre social juste et de sécurités durables.

Le projet socialiste fixe les axes de notre politique pour la France et précise les engagements du prochain quinquennat. C?est notre projet, c?est notre bien commun.

De toutes les perspectives exigeantes qu?il ouvre, je retiendrai ici celles qui sont à mes yeux essentielles et que je porterai avec mes mots et mes convictions :

- Pour l?emploi : seule la gauche est capable de relancer la croissance et la confiance en augmentant le pouvoir d?achat car la justice sociale n?est pas un handicap mais un facteur de compétitivité, en investissant dans la Recherche et l?innovation, en choisissant résolument l?excellence environnementale, riche d?activités et de métiers nouveaux.

- Pour le pouvoir d?achat : les socialistes doivent moins taxer le travail que le capital. Pourquoi, sinon, se proclamer socialistes ? La gauche ouvrira donc une conférence salariale qui, au-delà de la nécessaire et évidente augmentation du SMIC, confortera tous les salariés, et notamment les plus modestes, dans leur travail et renforcera aussi notre économie. Le succès de cette conférence les incitera puissamment à adhérer au syndicat de leur choix. Mon objectif, c?est qu?avec un syndicalisme de masse, une démocratie sociale fondée sur des règles se mettra en place.

- Pour l?école : l?égalité réelle, c?est de tenir pour tous ses élèves la promesse républicaine de réussite. C?est une offre scolaire de qualité sur tout le territoire, c?est le refus que la ségrégation scolaire redouble la ségrégation spatiale et urbaine. C?est le service public de la petite enfance, la lutte contre le décrochage scolaire, des moyens renforcés pour ceux qui en ont le plus besoin, un soutien scolaire individuel et gratuit, l?augmentation de la présence adulte dans les établissements. La France doit aimer tous ses enfants, d?où qu?ils viennent, où qu?ils aient grandi, dans la diversité de leurs talents. Les jeunes sont notre avenir, et je ne me résignerai jamais à regarder un enfant ou un adolescent, quoi qu?il ait fait, comme perdu à jamais. Il nous revient, à nous adultes, de leur rendre confiance lorsqu?ils la perdent, de les remettre sur le chemin lorsqu?ils dévissent. Fermement et affectueusement.

- Pour l?excellence environnementale : je veux faire de la France un pays exemplaire en Europe et dans le monde dans la lutte contre le réchauffement de la planète, la gestion de l?eau, la priorité aux énergies renouvelables, le développement des transports propres, le traitement des déchets et la mise en place d?une véritable fiscalité écologique.

- Contre la violence : nous devons être lucides et implacables contre toutes les délinquances et contre toutes les causes qui conduisent aux comportements délinquants. Ce sont nos concitoyens les plus démunis qui en sont les principales victimes ; ceux qui souffrent ne doivent plus être abandonnés à leur sort.

Avec vous, je veux une France qui retrouve sa place en Europe et dans le monde.

Quels qu?aient été nos votes lors du referendum de l?an dernier, nous voulons une Europe plus concrète, plus protectrice, et donc moins libérale : une fiscalité écologique, un vrai gouvernement économique qui ne soit plus soumis à la Banque centrale européenne, une régionalisation de la PAC, une réforme du Pacte de stabilité.

Dans un monde instable où le terrorisme et le risque de dissémination nucléaire menacent la paix, alors que les peuples aspirent à la justice et à la dignité, la France doit renforcer son rôle. Aider les pays pauvres à vaincre la misère en les traitant comme des partenaires égaux et en conduisant avec eux un co-développement efficace : cette utopie concrète est à notre portée et la France doit en donner l?exemple, pour construire ainsi, également, une politique d?immigration partagée.

Pour assurer le succès de notre projet, nous avons besoin d?une nouvelle République qui s?appuie sur une démocratie représentative rénovée, et la fin du cumul des mandats, sur une démocratie plus participative, et sur une décentralisation aboutie. Décider aujourd?hui, et notamment au plus niveau de la République, c?est assumer pleinement sa responsabilité, partager le pouvoir, l?organiser démocratiquement et reconnaître à chacun un droit égal à s?occuper des affaires communes.

Voilà ce que je vous propose de réaliser ensemble.

Voilà le sens du combat que je suis prête à conduire avec vous.

 

Fidèlement



Par DA - Publié dans : Site
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